La CGT, qui avait assigné Air France en justice, l’accusant d’avoir provoqué l’épisode des «chemises arrachées» en ayant fermé la porte d’accès à son siège, a été déboutée hier de son action par le tribunal correctionnel de Bobigny.

Les juges du tribunal de Bobigny n’ont pas été convaincus par l’argumentaire de la CGT. Le syndicat et deux anciens salariés d’Air France avaient fait citer à comparaître la compagnie aérienne pour «délit d’immixtion dans un conflit social». Selon l’avocate de la CGT, les deux sociétés de sécurité (Lancry Protection Sécurité et International Security Network Division Protection) employées par Air France avaient clairement «pour mission d’empêcher le rassemblement» sur le parvis et de bloquer les accès au siège. Et ce faisant, Air France avait «porté atteinte au droit de grève» de ses salariés, et avait provoqué indirectement les violences qui s’étaient produites, ce 5 octobre 2015, en marge de cette manifestation lors de laquelle deux cadres dirigeants avaient été agressés, se retrouvant à moitié dénudés.

Hier, le tribunal a fait droit aux demandes de nullité avancées par la compagnie aérienne, déboutant l’accusation de «délit d’immixtion dans un conflit social» avancée par la GCT.