La compagnie aérienne Flybe se rapproche d’un retour dans le ciel britannique, après avoir obtenu des créneaux de vol dans les aéroports de Londres, Edimbourg et Aberdeen.

Le retour dans les airs de la compagnie régionale britannique disparue en mars 2020 se précise un peu plus. Après que son ancien actionnaire et nouveau propriétaire londonien Thyme Opco (affilié à Cyrus Capital, plus gros actionnaire lors de sa faillite) a annoncé le mois dernier une relance des opérations à l’été 2021, puis obtenu le maintien de sa licence d’exploitation, Flybe a récupéré des créneaux de vols sur deux liaison intérieures au départ de Londres-Heathrow. Elle a désormais selon un communiqué 43 paires de créneaux de British Airways pour opérer jusqu’à quatre vols par semaine vers l’aéroport d’Edimbourg, et jusqu’à trois rotations quotidiennes vers Aberdeen. Les deux aéroports écossais étaient des bases de Flybe avant sa disparition.  

Flybe devrait remplacer la compagnie nationale sur ces deux axes, en concurrence vers Edimbourg avec easyJet depuis Gatwick, Luton et Stansted, et toujours British Airways depuis City ; à Aberdeen, elle fera face à la seule easyJet (depuis Luton et Gatwick).

Aucun autre détail n’a été fourni sur le réseau espéré par la compagnie basée à l’aéroport d’Exeter. La nouvelle Flybe Limited (plutôt que Flybe Group) vise une reprise des opérations sur d’anciennes routes au Royaume Uni et peut-être en Europe, afin de « rétablir la connectivité régionale » pour « le bien des communautés locales » – sous réserve bien sûr de levée des restrictions de voyage liées à la pandémie de Covid-19.

A ce jour, Flybe ne dispose que d’un Dash-8 Q400 acheté en janvier à Australian Airlines selon ch-aviation (G-CLXC, MSN4014). Les biturbopropulseurs canadiens devrait constituer l’essentiel de sa flotte à l’avenir.

L’ancienne plus grande compagnie régionale d’Europe avec 71 aéroports desservis avait cessé ses opérations et déposé son bilan en mars 2020, la pandémie de Covid-19 étant la goutte d’eau de trop moins de trois mois après un nouveau sauvetage du gouvernement britannique. Et un an après avoir évité une première disparition grâce à Virgin Atlantic, qui l’avait rachetée pour 2,2 millions de livres avec le groupe Stobart et le fonds américain Cyrus Capital justement, la nouvelle marque Virgin Connect étant lancée en octobre 2019. Avec à la clé de cette disparition 2400 emplois perdus, et 60 avions Embraer, Bombardier et ATR cloués au sol puis rendus à leurs sociétés de leasing.

Retour de Flybe : des créneaux à Heathrow et en Ecosse 1 Air Journal

©Stuart Robert Barber