Une hôtesse de l’air de KLM a été hospitalisée et placée en isolement à l’Amsterdam UMC, après un contact avec une passagère néerlandaise de 69 ans décédée du hantavirus, dans le cadre de l’épidémie liée au navire de croisière d’expédition MV Hondius.
Une hôtesse KLM en isolement à Amsterdam
Selon le ministère néerlandais de la Santé, une hôtesse de l’air de KLM a été admise à l’Amsterdam UMC « en raison d’une possible infection par le hantavirus », après un vol à Johannesbourg où elle a brièvement interagi avec une passagère gravement malade. La professionnelle de cabine, basée à Haarlem, a développé des symptômes modérés et a été placée en isolement par précaution, dans l’attente des résultats d’analyses spécifiques.
D’après la presse néerlandaise, la jeune femme aurait été en service sur le vol KLM KL592 entre Johannesbourg (O.R. Tambo) et Amsterdam-Schiphol, lorsque la passagère de 69 ans a été débarquée en raison de son état de santé. « Une hôtesse de l’air de KLM, originaire de Haarlem, est hospitalisée à l’Amsterdam UMC en raison d’une possible contamination par le hantavirus », a confirmé le ministère de la Santé, cité par la chaîne RTL Nieuws.
Une passagère débarquée à Johannesbourg, décédée le lendemain
La passagère néerlandaise, âgée de 69 ans, avait brièvement embarqué à bord du vol KL592 à Johannesbourg le 25 avril 2026, avant que l’équipage ne juge son état incompatible avec le transport aérien long-courrier. « En raison de l’état médical de la passagère à ce moment-là, l’équipage a décidé de ne pas l’autoriser à voyager sur le vol », a déclaré un porte‑parole de KLM à la presse internationale.
La voyageuse a été prise en charge au sol et transférée dans un hôpital de Johannesbourg, où elle est décédée le 26 avril. Il a fallu plusieurs jours pour confirmer l’infection par un hantavirus, puis identifier une souche de type Andes, connue pour sa capacité, rare chez les hantavirus, à se transmettre d’humain à humain par contacts étroits et gouttelettes respiratoires.
Un foyer lié au navire d’expédition MV Hondius
La passagère décédée, ainsi que son époux et un ressortissant allemand, faisaient partie des passagers du navire d’expédition néerlandais MV Hondius, au centre d’une épidémie de hantavirus dans l’Atlantique Sud. Le couple néerlandais avait voyagé en Amérique du Sud (notamment en Argentine, au Chili et en Uruguay) avant d’embarquer pour cette croisière d’expédition début avril, un contexte géographique compatible avec l’exposition aux rongeurs porteurs de la souche andine du virus.
Traçage des contacts aériens : KLM sous pression sanitaire
Au‑delà de la prise en charge de l’hôtesse, KLM a déclenché, en lien avec l’Institut national néerlandais de santé publique (RIVM), un important dispositif de traçage des passagers et membres d’équipage présents sur le vol KL592 du 25 avril, sur lequel la passagère malade avait brièvement pris place. Les autorités sud‑africaines cherchent parallèlement à identifier tous les passagers du vol régional Airlink qui avait transporté la voyageuse depuis Sainte‑Hélène vers Johannesbourg, soit 82 passagers et 6 membres d’équipage, selon la compagnie.
Pour l’instant, KLM refuse de commenter les « cas individuels », mais indique travailler « en étroite collaboration » avec les autorités sanitaires nationales et internationales. Les procédures standard de santé publique incluent l’information des passagers potentiellement exposés, l’évaluation du niveau de risque selon la proximité avec la personne infectée, et, le cas échéant, la mise en quarantaine ou la surveillance active des contacts.

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