La réconciliation diplomatique entre l’Algérie et le Mali soulage les compagnies aériennes qui relient l’Europe à l’Afrique de l’Ouest. La réouverture réciproque de leur espace aérien permet de revenir à des routes plus directes, sans détours coûteux via le Maroc ou la Mauritanie.
Quinze mois de ciel fermé entre Alger et Bamako
Depuis avril 2025, un bras de fer entre Alger et Bamako avait conduit les deux pays à se fermer mutuellement leur espace aérien. L’Algérie avait interdit « tout survol de son territoire aux avions et aéronefs en provenance ou à destination du Mali », tandis que Bamako, par mesure de réciprocité, fermait son ciel à « tous les aéronefs civils et militaires en partance ou à destination de l’Algérie ». En outre, une décision de la junte militaire au pouvoir à Bamako interdisait le survol du Mali à tout appareil ayant traversé l’espace aérien algérien.
En conséquence, les compagnies aériennes reliant l’Europe à l’Afrique de l’Ouest devaient contourner simultanément l’Algérie et le Mali, en rallongeant leurs trajets via des routes alternatives. Cette configuration, combinée à d’autres fermetures dans la région sahélienne, compliquait fortement la planification des vols et augmentait les coûts d’exploitation.
Un accord qui rouvre les routes directes
Le 10 juillet 2026, Alger et Bamako ont annoncé la réouverture réciproque de leurs espaces aériens, ainsi que le retour de leurs ambassadeurs. « L’Algérie a décidé, à compter d’aujourd’hui, de rouvrir entièrement son espace aérien national à la circulation aérienne malienne », indique un communiqué du ministère algérien de la Défense. De son côté, le Mali a annoncé la réouverture de son espace aérien « à l’ensemble des aéronefs civils et militaires assurant des vols en provenance ou à destination de l’Algérie ». Cette décision « s’inscrit dans le cadre de la redynamisation des relations de coopération et d’amitié entre les deux pays », selon la junte militaire à Bamako.
Avec la réconciliation Alger–Bamako, les compagnies aériennes peuvent à nouveau tracer des routes directes sur l’axe Europe – Afrique de l’Ouest qui passent par l’Algérie et le Mali, sans contournement systématique.
Air France, Brussels Airlines et Air Algérie en première ligne
Parmi les transporteurs les plus concernés, Air France apparaît en première ligne. Depuis le 8 avril 2025, la compagnie aérienne française avait cessé de survoler l’espace algérien pour ses liaisons vers l’Afrique de l’Ouest, en raison des restrictions croisées, et devait passer par le Maroc et la Mauritanie pour desservir Dakar (Sénégal), Abidjan (Côte d’ivoire) ou Lomé (Togo). Avec la réouverture des espaces aériens algériens et maliens, elle va pouvoir reconfigurer ses plans de vol pour reprendre des routes plus directes et plus courtes et gagner ainsi 30 à 45 min sur ses dessertes en Afrique de l’Ouest.
Brussels Airlines, qui dessert plusieurs capitales ouest‑africaines depuis Bruxelles, a également dû dévier ses routes en contournant l’Algérie et le Mali, ce qui rallongeait ses temps de vol. Pour la compagnie aérienne belge, la normalisation des relations Alger–Bamako « ouvre la possibilité de redessiner des trajectoires plus directes, avec un gain opérationnel et économique ».
Air Algérie est aussi directement concernée. La compagnie nationale algérienne voit la réouverture de l’espace malien comme « une opportunité de renforcer ses liaisons vers l’Afrique de l’Ouest, notamment Bamako et les capitales voisines, en rétablissant des corridors aériens plus courts ».
Un soulagement pour l’aérien, dans un contexte toujours fragile
La décision d’Alger et Bamako de rouvrir leurs espaces aériens est perçue comme un signe de stabilisation, après une phase où le survol du Mali était jugé « dangereux » par certaines autorités européennes, ce qui poussait les compagnies aériennes à la prudence. « La fermeture des espaces aériens algérien et malien avait été un choc pour le secteur, en ajoutant des contraintes diplomatiques à un environnement déjà compliqué par les risques sécuritaires », résume un expert cité par Jeune Afrique. En permettant aux compagnies aériennes de retrouver des routes plus directes entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, la réconciliation Alger–Bamako apparaît comme « une aubaine pour l’aérien », tant en termes de coûts que de robustesse opérationnelle.

AF702 du 17/07/2026 @FlightAware
NDR a commenté :
19 juillet 2026 - 15 h 21 min
En tant que berbère franco-marocain 🇫🇷 🇲🇦 je ne peux que me réjouir des efforts des UAE 🇦🇪, du Maroc 🇲🇦 , des USA 🇺🇸 et de la France 🇫🇷 qui ont pu trouver un équilibre entre :
-La sympathie du Mali 🇲🇱 ;
-L’anti-parhie de l’ Algérie 🇩🇿 ;
-L’empathie de la France 🇫🇷 ;
-L’apathie de la Russie 🇷🇺 ;
Et
-Le côté pathétique de Erdogan 🇹🇷
Vive la paix, vive le Maroc 🇲🇦, vive la France 🇫🇷 : les pilotes top gun marocains sont côte à côte avec les pilotes français aux Émirats pour protéger les aéroports du golf contre les chaheed iraniens où les micro mussiles APWS pas onéreux des Appaches AH64 sont très très efficaces et nos compatriotes français des Rafales F4 sont très précieux contre les gros missiles iraniens.
Dreamliner a commenté :
19 juillet 2026 - 20 h 36 min
apkws not aps, aps est une agence de presse, le K pour Kill drones ;
exact ces micro missiles dits hydra seront hyper importants pour protéger les aéroports de probables attaques attaques assymitriques terroristes car ils coûtent moins de 10 milles domlars et les drones iraniens coûtent 50 milles dollars ;
La France travaille sur un equivalent pour protéger ses aéroports insulaires et les aéroports européens :
https://www.leparisien.fr/defense/la-france-developpe-une-roquette-guidee-par-laser-de-68-mm-de-type-apkws-pour-ses-rafale-et-ses-helicopteres-tigre-27-04-2026-MGR2ZZLAH5BPZMJNK3GEBQCOOU.php
La France va en fabriquer et pas l’ Allemagne ni l’Angleterre, in fine l’avion A321XLR d’Iberia en direction de Paris qui avait été touché a Madrid l’année dernière a bien été endommagé par un drone !