Le Kazakhstan et la Turquie ont signé, le 14 août à Istanbul, un nouveau mémorandum de coopération aéronautique qui augmente très sensiblement les droits de trafic entre les deux pays. Le plafond cumulé sur les principales liaisons et les routes touristiques passe de 120 à 224 vols hebdomadaires autorisés, tandis qu’un cadre renforcé est également prévu pour le fret, y compris avec des droits de cinquième liberté.
Kazakhstan–Turquie : les droits de trafic passent à 224 vols hebdomadaires
Le ciel entre le Kazakhstan et la Turquie s’apprête à devenir nettement plus dense. Réunies à Istanbul les 13 et 14 août, les autorités de l’aviation civile des deux pays ont conclu un nouveau mémorandum d’entente visant à élargir les possibilités d’exploitation de services réguliers et à approfondir leur coopération sectorielle.
La délégation kazakhe était conduite par Saltanat Tompiyeva, présidente du Comité de l’aviation civile du ministère des Transports, tandis que la partie turque était représentée par Kemal Yüksek, directeur général de l’aviation civile turque. Le texte a été signé le 14 août.
La principale évolution porte sur les plafonds de fréquences. Les compagnies désignées de part et d’autre pourront désormais disposer d’un total de 224 vols passagers hebdomadaires autorisés sur les grands axes et les routes touristiques identifiées par l’accord, contre 120 auparavant. Il s’agit de droits de trafic disponibles : leur mise en œuvre concrète dépendra encore des décisions commerciales des transporteurs, des capacités aéroportuaires et de la demande.
Istanbul, Ankara, Antalya et Bodrum au cœur du dispositif
Sur les liaisons structurantes, le plafond passe de 76 à 138 vols par semaine. Le nouveau cadre concerne les dessertes entre Istanbul et Astana, Almaty et Shymkent, ainsi qu’entre Ankara et Astana et Almaty. Il offre aux compagnies davantage de latitude pour accroître leurs fréquences ou faire évoluer la répartition des capacités entre les marchés.
Les lignes à vocation touristique bénéficient elles aussi d’une forte hausse : jusqu’à 86 vols hebdomadaires pourront être opérés entre Antalya et Bodrum, d’une part, et les villes du Kazakhstan, d’autre part, contre 44 précédemment. Cette partie de l’accord répond à l’importance du flux touristique entre le Kazakhstan et les destinations balnéaires turques, particulièrement soutenu en saison estivale.
Pour toutes les autres paires de villes, les transporteurs des deux pays seront autorisés à exploiter jusqu’à 14 vols par semaine. Selon le Comité de l’aviation civile du Kazakhstan, cette souplesse doit faciliter l’ouverture de nouvelles liaisons directes régionales, au-delà des seuls grands hubs et des destinations de loisirs déjà bien établies.
Une opportunité pour Air Astana, Turkish Airlines et Pegasus
L’accord ne crée pas automatiquement de nouvelles lignes, mais il retire un obstacle réglementaire majeur à leur développement. Les liaisons entre Almaty ou Astana et Istanbul sont déjà desservies sans escale par plusieurs opérateurs, parmi lesquels Air Astana, Turkish Airlines et Pegasus Airlines sur certains axes.
Pour les compagnies kazakhes, Istanbul constitue un point d’accès stratégique au vaste réseau international de Turkish Airlines, notamment vers l’Europe, l’Amérique du Nord, le Moyen-Orient et l’Afrique. Pour les transporteurs turcs, le Kazakhstan représente à la fois un marché point à point en croissance et une porte d’entrée vers l’Asie centrale.
L’augmentation des droits de trafic intervient dans un marché déjà dynamique. Selon les données OAG, l’offre entre la Turquie et le Kazakhstan atteignait environ 278 300 sièges aller-retour en août 2026, soit une progression de 24,1% sur un an.

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