Près de vingt kilos de cocaïne ont été découverts samedi 22 août dans un carton dissimulé parmi des couettes issues d’un vol Air France en provenance des Antilles, selon Le Parisien. La trouvaille a été faite dans une entreprise de blanchisserie de Tremblay-en-France, près de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Une enquête doit désormais établir à quel moment le colis a été introduit dans le circuit du linge de cabine.

Une découverte dans le circuit du linge de cabine

Le colis n’aurait pas transité par les circuits habituels du fret ou des bagages. Il aurait été retrouvé au sein d’un lot de couettes utilisées par les passagers d’un vol Air France en provenance des Antilles, après l’arrivée de l’appareil à Paris-Charles-de-Gaulle. Selon Le Parisien, le linge de bord avait été préparé, comme à l’issue de chaque rotation, pour être acheminé vers une blanchisserie située à Tremblay-en-France, à une dizaine de minutes de la plateforme aéroportuaire. C’est là, samedi après-midi, que les salariés auraient découvert un carton contenant « une vingtaine de kilos de cocaïne », d’après un proche du dossier cité par le quotidien.

La scène, inhabituelle, souligne la multiplicité des flux logistiques qui accompagnent l’exploitation d’un vol long-courrier : restauration, maintenance, nettoyage cabine, collecte du linge et acheminement vers des prestataires extérieurs. Ces opérations interviennent dans une fenêtre de temps contrainte entre l’arrivée de l’avion, le débarquement des passagers et sa remise en service.

Air France et la chaîne d’escale au cœur des vérifications

À ce stade, les circonstances exactes de la présence du carton parmi les couettes ne sont pas établies. Il reste notamment à déterminer si le colis a été chargé avant le départ des Antilles, introduit pendant l’escale ou placé plus tard dans la chaîne de traitement du linge. Le point est important sur le plan aéronautique : les couettes et autres articles de confort cabine sont normalement traités dans des flux distincts des bagages enregistrés et du fret commercial. Leur manipulation implique toutefois plusieurs intervenants — équipage, personnel de nettoyage, équipes d’assistance en escale et prestataires de blanchisserie — ce qui élargit le périmètre des vérifications.

Aucune indication ne permet, à ce stade, d’affirmer qu’un membre du personnel navigant ou au sol est impliqué. L’enquête devra reconstituer la traçabilité du lot concerné, l’itinéraire opérationnel de l’avion, ainsi que les conditions de prise en charge du linge entre la porte de l’appareil et le site de nettoyage.

Les liaisons aériennes, un vecteur sous surveillance

Cette affaire intervient dans un contexte de forte pression des trafics de cocaïne sur les voies d’entrée françaises, y compris aériennes. Selon l’Office antistupéfiants (Ofast), 84,3 tonnes de cocaïne ont été saisies en France en 2025, dont 59,5 tonnes acheminées par voie maritime.

La voie aérienne ne représente donc pas nécessairement les volumes les plus importants, mais elle demeure sensible par la rapidité des acheminements, la densité des liaisons internationales et le nombre d’acteurs intervenant autour d’un vol. Dans le dossier des couettes d’Air France, la saisie, si sa masse est confirmée, représente un volume significatif. L’enjeu est désormais moins la découverte elle-même que la compréhension de son cheminement : comment un carton de stupéfiants a-t-il pu se retrouver mêlé au linge de cabine d’un vol commercial, puis parvenir jusqu’à une blanchisserie sans être détecté plus tôt ?

Cocaïne à bord : 20 kg retrouvés dans des couettes après un vol Air France des Antilles 1 Air Journal

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