Airbus a identifié une anomalie dans la protection anticorrosion d’éléments de structure situés à l’avant du fuselage de certains A321neo. L’avionneur assure que les appareils peuvent continuer à voler. Selon des informations recueillies par Reuters, environ 500 avions seraient concernés, dont la moitié déjà en service.
A321neo : une protection anticorrosion non conforme
Le défaut porte sur le revêtement de protection appliqué à des lisses, des éléments qui courent dans le sens de la longueur du fuselage. Airbus l’a découvert dans la partie inférieure avant de l’appareil, lors de travaux de reprise effectués sur la chaîne de production. L’anomalie est susceptible de réduire la résistance de ces pièces à la corrosion ; elle ne signifie pas qu’une corrosion a été constatée sur les avions concernés.
Le constructeur indique avoir identifié et circonscrit l’origine du problème et disposer d’une solution corrective. Il le présente comme un « problème de qualité », et non comme un problème de sécurité : les A321neo concernés peuvent poursuivre leurs opérations. Selon des propos d’Airbus, la reprise ne nécessite pas de démonter les lisses.
Environ 500 avions potentiellement concernés
Révélée jeudi 24 septembre par le média spécialisé The Air Current, l’affaire concernerait plus de 500 appareils d’après ses sources. Reuters avance, de son côté, un ordre de grandeur d’environ 500 A321neo : quelque 250 déjà en service et 250 à différents stades de production. Ces chiffres proviennent de sources proches du dossier, et non d’un décompte public détaillé par Airbus. Selon une source citée par Reuters, l’A321XLR n’est pas touché.
Pour les compagnies, aucune immobilisation immédiate n’est annoncée. La question porte désormais sur les modalités et le calendrier des inspections ou des reprises des avions livrés. Airbus n’a pas demandé de réparation immédiate à ses clients ; une éventuelle consigne imposant des travaux dans un délai donné relèverait des autorités de navigabilité.
Un nouveau défi pour les livraisons d’Airbus
Sur les avions encore en usine, les corrections pourraient ajouter du travail aux chaînes de production. Le défaut pourrait peser sur les livraisons à moyen terme, tout en indiquant qu’Airbus n’anticipait pas, à ce stade, de modification de son objectif annuel pour cette seule raison. Interrogé vendredi par Reuters sur l’effet possible sur les livraisons, l’avionneur n’avait pas apporté de précision immédiate.

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