Développée en France, la pochette pliable Orlémur, pour « Hors les murs », associe une trousse de rangement à un coussin de voyage. Son principe : utiliser les vêtements du passager comme rembourrage, plutôt que de transporter un oreiller garni de mousse. Le produit a remporté la médaille d’argent au concours Lépine 2025, organisé dans le cadre de la Foire de Paris.
Des vêtements en guise de rembourrage
Une pochette pour transporter ses affaires, puis un oreiller pour se reposer pendant le trajet. C’est le double usage proposé par Orlémur UTC (Ultimate Travel Companion). L’accessoire comprend deux poches à remplir avec ses vêtements. Ceux-ci constituent ensuite le rembourrage du coussin, dont la fermeté peut être ajustée grâce à un cordon placé à l’arrière.
L’idée est née de l’insatisfaction de son concepteur, le docteur Frédéric Tranchard, médecin à Annecy et voyageur régulier. « J’en ai 17, des coussins de voyage, chez moi », raconte-t-il. « J’en ai acheté de toutes les formes, à tous les prix. » Sans trouver le confort recherché. Déjà utilisateur de pochettes pour organiser ses vêtements, il imagine alors de les adapter pour soutenir sa tête. En 2020, il achète une machine à coudre et réalise un premier prototype. « Au départ, ce n’était absolument pas pour vendre quoi que ce soit », précise-t-il.
Le dispositif vise ainsi à donner une seconde fonction à des affaires déjà emportées. Une fois le temps de repos terminé, il retrouve son rôle de rangement. Le cordon permet de rapprocher les deux poches pour former une trousse, mais aussi de porter l’ensemble en bandoulière ou de le suspendre.
Un coussin conçu pour les sièges inclinables
Contrairement aux coussins classiques en U qui entourent le cou, Orlémur mise sur un soutien de la tête en appui sur le dossier. Cet accessoire est notamment destiné aux sièges inclinables des avions long-courriers, des trains et des autocars.
Son concepteur insiste toutefois sur une condition d’utilisation : « Il impose que le siège s’incline légèrement. Pas besoin de grosse inclinaison. » Selon lui, cette position permet au coussin de limiter le basculement de la tête sur le côté. Sur un siège entièrement droit, la tête risque en revanche de tomber vers l’avant. Une limite qu’il tient à signaler pour éviter les déceptions.
Un ruban siliconé à l’arrière doit limiter le glissement contre l’appui-tête. Le cordon peut également servir à fixer le coussin à une têtière de siège ’avion. Le maintien dépend du remplissage : la quantité de vêtements et leur souplesse permettent de moduler la fermeté et le confort.

@Orlémur
Une réserve de vêtements à portée de main
Pour les passagers, la fonction de rangement présente aussi un intérêt à l’arrivée. Un utilisateur dont l’avis figure sur le site officiel raconte avoir emporté le coussin sur deux vols de dix heures. « Il reste très bien en place alors que je craignais qu’il glisse », écrit-il. Il ajoute : « J’étais content d’avoir un minimum de change à l’arrivée quand mes bagages n’ont pas suivi. »
À destination, l’accessoire peut continuer à servir de trousse. La marque suggère également de l’utiliser comme soutien lombaire ou sur un fauteuil de repos. Vide et replié, il occupe, selon elle, un volume comparable à celui d’une paire de chaussettes.
Une conception pensée pour durer
Le docteur Frédéric Tranchard explique avoir privilégié une construction simple afin de faciliter les réparations. Apprendre à confectionner lui-même ses prototypes répondait aussi à cet objectif. « Si moi, je suis capable d’en faire un, ça signifie que la conception est suffisamment simple pour que n’importe quelle couturière du coin de la rue puisse le réparer », souligne-t-il. L’idée est de prolonger l’utilisation du produit s’il vient à s’user.
Le remplissage avec les vêtements du voyageur permet par ailleurs de se passer d’un garnissage spécifique. « Vous le remplissez avec vos affaires », rappelle le médecin, qui met également en avant le caractère lavable du produit et l’emploi de coton recyclé.
Deux versions, à 50 et 70 euros
Orlémur UTC mesure 40 × 25 centimètres lorsqu’il est déplié à plat. Son tissu, tissé en France, est composé de coton : 60% de coton recyclé et 40% de coton labellisé BCI, selon la fiche du fabricant. Celle-ci mentionne également une certification Oeko-Tex (textile sans produit chimique) et un lavage en machine à 30 °C.
Deux versions sont proposées sur le site du fabricant, avec une livraison offerte en France métropolitaine : l’Orlémur UTC Light, vendu 50 euros et pesant 80 grammes, et l’UTC, affiché à 70 euros pour 90 grammes. Ce dernier ajoute un cordon multifonction. Il permet d’ajuster la fermeté du coussin, de le fixer à une têtière d’avion ou de le porter en bandoulière. Les deux modèles conservent les mêmes dimensions et le même tissu en coton.
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