Eurowings, Middle East Airlines, Air Arabia Maroc et SkyUp MT ont obtenu des créneaux à Paris-Orly pour la saison estivale 2027, selon la liste publiée jeudi par Cohor, l’organisme chargé de leur attribution. Ces quatre compagnies aériennes prévoient de desservir Düsseldorf, Beyrouth, Fès et Chisinau.
Environ un tiers des 4 368 créneaux redistribués provient de l’abandon du projet d’implantation de Ryanair sur la plateforme parisienne, selon les informations du journal La Tribune.
Quatre nouveaux opérateurs attendus à Paris-Orly
Le réseau de Paris-Orly devrait s’enrichir de quatre nouveaux transporteurs à l’été 2027. Le document officiel de Cohor détaille les créneaux accordés aux compagnies aériennes, les destinations retenues et les fréquences prévues. Eurowings a obtenu de quoi effectuer six allers-retours hebdomadaires vers Düsseldorf, Middle East Airlines quatre vers Beyrouth, Air Arabia Maroc quatre vers Fès et SkyUp MT deux vers Chisinau.
Les trois premières compagnies aériennes prévoient d’exploiter ces dessertes en Airbus A320, tandis que SkyUp MT figure dans le document avec un Boeing 737-800. Ces allocations constituent le cadre horaire des projets : les dates précises de lancement, les horaires et les modalités de commercialisation restent à confirmer par les transporteurs.
Le désistement de Ryanair libère une partie des créneaux
Ces nouvelles possibilités d’implantation découlent notamment du renoncement de Ryanair à desservir Paris-Orly. La low cost irlandaise avait obtenu des créneaux pour 2025 et envisageait des liaisons vers Bratislava et Bergame, avant d’abandonner son projet. Il ne s’agit donc pas d’un retrait de lignes déjà exploitées à Paris-Orly, mais d’une implantation qui n’a pas été concrétisée.
« Ces créneaux disponibles s’expliquent du fait que certaines compagnies ont abandonné leurs créneaux ou perdu leurs droits historiques, notamment Ryanair », explique Antoine Lapert, directeur de Cohor, à La Tribune. Précisément, les créneaux initialement accordés au transporteur irlandais représentent environ un tiers du volume remis en jeu.
L’ensemble des disponibilités ne provient donc pas de Ryanair. Le lot redistribué rassemble aussi des créneaux abandonnés par d’autres opérateurs ou pour lesquels les conditions de maintien des droits historiques n’étaient plus réunies.
Un lot de 4 368 créneaux intégralement attribué
Cohor indique avoir attribué la totalité des 4 368 créneaux disponibles sur une base annuelle. Un créneau correspondant à un atterrissage ou à un décollage, ce volume équivaut, selon le coordinateur, à six allers-retours quotidiens sur une année. La demande a largement dépassé l’offre. « Il y a eu un peu plus de 21 000 créneaux demandés, soit cinq créneaux demandés pour un créneau disponible », indique Antoine Lapert.
La répartition répond aux règles européennes d’attribution. Cohor rappelle que la moitié des créneaux du lot doit d’abord être proposée aux transporteurs répondant à la définition réglementaire de « nouvel entrant ». Ce statut technique ne désigne pas nécessairement une compagnie jusque-là absente de l’aéroport. Le coordinateur a ainsi réparti les allocations en deux ensembles de 2 184 créneaux, l’un au titre de ce statut et l’autre pour les autres demandes.
D’autres compagnies bénéficient de la redistribution
Les quatre nouveaux opérateurs ne sont pas les seuls bénéficiaires. Le tableau publié par Cohor comprend également des allocations pour Air Corsica vers Ajaccio, LOT Polish Airlines vers Gdansk, Transavia Airlines vers Salerne, easyJet Europe vers Belgrade et Belfast-City, French bee vers Dubaï-Al Maktoum, ainsi que Royal Air Maroc vers Tétouan, Laâyoune et Zagora.
Ces attributions ne valent toutefois pas, à elles seules, confirmation définitive des programmes commerciaux. Cohor précise notamment que les compagnies aériennes pourront conserver les créneaux nécessaires à une exploitation annuelle durant l’hiver 2027-2028, sous réserve de lancer les nouvelles dessertes pendant l’été 2027 et de confirmer leurs demandes dans les délais prévus.
Le coordinateur prévoit également de pouvoir réattribuer les créneaux d’un bénéficiaire qui se désisterait d’ici au 31 janvier 2027. Les allocations publiées ouvrent donc la voie à de nouvelles dessertes, dont la mise en œuvre dépend désormais des transporteurs concernés.

©illustration Groupe ADP
Aucun commentaire !