Une nouvelle loi américaine punissant d'amendes très lourdes les compagnies aériennes laissant leurs passagers plus de trois heures dans l'avion avant de décoller commence à porter ses effets: le nombre de tels retards est tombé à trois en juin, contre 268 l'année dernière. Les Etats-Unis ont mis en place le 29 avril dernier une nouvelle loi qui punit durement les compagnies laissant leurs passagers dans l'avion plus de trois heures: l'amende peut alors monter jusqu'à 27.500 dollars par passager. D'autre part les compagnies sont également dans l'obligation de fournir boisson et nourriture au bout de deux heures d'attente. Le mois de juin a prouvé l'efficacité de la mesure: de 268 attentes sur le tarmac de plus de trois heures l'année dernière, on en a enregistré seulement trois cette année. La règle ne s'applique qu'aux vols domestiques, donc indépendants des contrôles aériens étrangers. Les trois vols annulés concernaient tous United Airlines au départ de Chicago le 18 juin, quand une tempête avait privé de courant quelques 300 000 habitants et brisé les vitres de l'ancienne Sears Tower. Selon la compagnie, les retards étaient tous inférieurs à trois heures et cinq minutes. Bien loin donc des 10 heures et demie enregistrées en 2006 sur un vol d'American Airlines. Les compagnies américaines avaient bien sûr hurlé à l'annonce de cette nouvelle loi, jurant qu'elle les obligerait à annulé de nombreux vols pour éviter tout risque d'amende. Mais les statistiques de juin leur ont donné tort: il n'y en a pas eu plus que l'année dernière à la même période, soit environ 1,5% des vols. Une précision: l'argent des amendes va directement dans les poches de l'Etat, pas dans celles des passagers…