Un tribunal d’Alicante a rejeté la demande de la compagnie aérienne low cost Ryanair, qui demandait le maintien de l’embarquement à pied des passagers dans l’aéroport espagnol.
Les juges ont estimé que donner raison à Ryanair serait une rupture des règles de la concurrence, et que le gestionnaire AENA ne pouvait abuser de sa position dominante en « imposant un service particulier non désiré par le client », puisqu’en tant que monopole elle n’avait rien à gagner dans son choix. Et la cour a estimé que le fait que l’embarquement à pied, pratiqué dans d’autres aéroports d’Espagne, n’était pas un « facteur essentiel » dans les opérations de la low cost.
Au cœur du problème est le nouveau terminal de l’aéroport d’Alicante – el Altet, inauguré en mars 2011 et doté de seize passerelles dont l’emploi est facturé deux millions d’euros aux compagnies. Seules deux portes sont utilisables pour des embarquements ou débarquements à pied (qui permet l’entrée et la sortie des voyageurs par les deux portes d’avion au lieu d’une seule, et donc plus rapidement).
Un rapport publié par AENA indiquait que si les opérations « à pied » prônées par Ryanair sont possibles en hiver, elles ne le sont plus en été en raison de l’affluence de passagers qui rendrait impossible la mise en place de « mesures de sécurité adéquates ». Un avis qui avait déclenché l’action judiciaire de la low cost pour que l’abandon des passerelles soit possible toute l’année – ce qui vient de lui être refusé.
Ryanair avait dès le début avril annoncé la réduction de 80% de ses opérations sur place à partir du mois d’octobre si elle était forcée d’utiliser les passerelles (et donc de payer), et de ne laisser sur place que deux des onze appareils qui y sont basés. Mais un coup d’œil sur son site révèle que 42 destinations y sont encore proposées, alors que Michael O’Leary menaçait d’en supprimer 31 (dont celle vers Paris – Beauvais, toujours proposée) et de réduire les fréquences sur 27 autres. Entre les bénéfices maximisés et la demande des passagers, il semble que le choix a été fait…
Parmi les autres compagnies desservant l’aéroport de la Costa Blanca, on trouve les espagnoles Air Europa, Iberia, Spanair ou Vueling, ainsi qu’Aer Lingus, Air Algérie, Air Berlin, Bmibaby, easyJet, Flybe, Jetairfly, Cimber Sterling, Icelandair, Norwegian Air Shuttle, SAS Scandinavian Airlines, Transavia, S7, Transaero, Tunisair ou Wizz Air.


Félicitations aux juges de ne pas avoir ceder au chantage pour le bien et la secutité des passagers
Cet aéroport est un vrai scandale plus d’un milliard d’euros dépensés aux frais du contribuable européen alors que la principale compagnie utilisatrice de l’aéroport, Ryanair, se contenterait très bien de l’ancien terminal laissé, comme d’habitude en Espagne, en jachère industrielle, en proie à la poussière… Pas surprenant que les autorités cherchent à combler les trouvs en facturant des services dont les passagers et les compagnies n’ont pas besoin!
Correction sur l’article, les destinations apparaissent peut être encore annoncées sur le site mais elles ne sont plus desservies. Alicante Beauvais n’existe plus depuis le 1er novembre au détriment des usagers comme d’habitude!!
Vous voyez RyanAir ne respecte même pas ces « usagers » comme vous écrivez
Chez easyjet ou ailleurs on parle de client