Crash TransAsia GE235 : 31 morts, 12 disparus

air-journal_TransAsia crash GE235 impact

Le bilan du crash du vol GE235 de la compagnie aérienne TransAsia Airways mercredi à Taipei s’est alourdi ce matin à 31 morts et 12 disparus, l’avion qui transportait 53 passagers et cinq membres d’équipage s’étant écrasé dans une rivière après un problème moteur.

Les deux enregistreurs de vol de l’ATR 72-600 immatriculé B-22816de la compagnie taïwanaise ont été récupérés le 4 février 2014, quelques heures après l’accident. Des informations initiales de source non-officielle indiquent que l’équipage de l’avion, qui venait de décoller à 10h52 de l’aéroport de Taipei-Sonshan en direction de l’île de Kinmen, aurait émis un Mayday moins de deux minutes plus tard, suite à l’extinction de l’un des deux turbopropulseurs. Ayant atteint une altitude maximum de 320 mètres, l’ATR a commencé à s’incliner sur la gauche et perdre de l’altitude, heurtant un taxi à pratiquement 90° puis la rambarde d’un pont autoroutier avant de s’écraser en contrebas, dans la rivière Keelung. La visibilité était de 10km au moment du drame, et le temps « stable » selon l’Administration de l’aviation civile de Taïwan (CAA). Les médias locaux ont avancé la théorie que l’équipage avait volontairement visé le lit de la rivière, afin de minimiser l’impact et les pertes en vie humaine.

Quinze personnes ont survécu au crash, mais le pilote et le copilote ont été tués, ainsi qu’au moins 31 passagers et PNC – douze étant encore portées disparues jeudi matin selon les autorités locales. Parmi les personnes à bord se trouvaient 31 touristes chinois, les autres étant toutes de nationalité taïwanaise. Liu Tse-chung, 45 ans, avait 6922 heures de vol à son actif dont environ 6500 à bord d’ATR ; Liao Chien-tsung, 42 ans, avait 4914 heures de vol à son actif dont environ 3400 à bord d’ATR. Un troisième pilote était présent dans le cockpit, pour suivre une formation sur 72-600. Des indemnités d’urgence initiales de 5600 euros ont commencé à être versées aux familles des victimes, ainsi qu’un montant de 33600 euros pour chaque funérailles.

Après avoir retiré le numéro de vol GE235 de son planning de vol (remplacé par GE2353), TransAsia Airways a confirmé hier que le moteur n°1 n’avait que 800 heures de fonctionnement, ayant été récemment remplacé par Pratt&Whitney. L’ATR 72-600 était en service depuis moins d’un an, et sa dernière visite de maintenance remontait au 26 janvier. Tout en présentant les excuses de la compagnie aux familles des victimes, le CEO Peter Chen a refusé de spéculer sur les raisons de l’accident, disant qu’il coopèrera avec la CAA pendant l’enquête. Un directeur-adjoint de celle-ci, Yu Yi-shi, a déclaré au Taipei Times que tous les ATR 72 en service à Taïwan feront l’objet d’une inspection d’ici demain ; TransAsia Airways opère six 72-500 et quatre 72-600 (plus quatre en commande et trois options), tandis qu’UNI Air (filiale régionale d’EVA Air) opère douze 72-600. Le BEA français a dépêché deux enquêteurs vers Taipei (ATR est une filiale d’Airbus et Aermacchi), et un autre est parti du Canada où sont fabriqués les moteurs.

Il s’agit du quatrième accident de TransAsia Airways impliquant un ATR, après ceux de 1995 (72-200, quatre morts), 2002 (72-200 cargo, deux morts), et surtout celui du 23 juillet dernier : le vol GE222 reliant l’aéroport de Kaohsiung à Magong s’était écrasé par mauvais temps lors d’une deuxième tentative d’atterrissage, tuant 48 des 58 personnes à bord et faisant cinq blessés au sol.

http://www.air-journal.fr/2015-02-05-crash-transasia-ge235-33-morts-12-disparus-5135429.html

Commentaire(s)

  1. michel durand

    Le transmetor QW semble ne pas marchait qui implique une surcharge sur les TGs, il suffit de passer sur de STALL à 22 qui stabilise l appareil afin qu’il ne s’incline pas pour un atterrissage forcé…

    Manque de connaissances des pilotes comme la plupart des gens sur ce site

  2. Quand même bizarre que sur un avion quasiment tout neuf (28.03.2014) on ait déjà changé un moteur !
    (pas surprenant qu’on ait envoyé quelqu’un illico chez Pratt & Whitney).

    Un ATR ne peut-il pas décoller avec un seul moteur ?

    • décoller non ; volé oui

    • rantanplan

      Bien sûr qu’il peut décoller, soit tout à fait automatiquement soit manuellement en augmentant la poussée du moteur valide, au delà d’une certaine vitesse atteinte (je passe les détails techniques que d’autre apparemment plus « spécialistes » que moi égrènent sur le site….). D’ailleurs, il a bien décollé et atteint 1000 fts à une vitesse de 120 kts environ. Ensuite il a perdu vitesse et altitude en faisant quand même 3 ou 4 virages pour finir là ou l’on sait.Pour le reste, mis a part l’hypothèse surréaliste de @MICHEL DURAND, il faut attendre un début d’analyse des 2 boites avant de poster n’importe quoi.

  3. Vincent

    Heureusement qu’il y a M. Michel Durand pour me rappeler que je suis simplement un visiteur passionné d’aviation sur ce site…

  4. il faut arrêter flight similulateur Michel Durand …ou bien un bon prétentieux mais qu’on ne comprends même pas ce qu’il écrit ou bien-être vrai pilote atr pensant parler à des pnt atr

  5. Alain45

    La direction de l’aviation civile a décidé de clouer au sol 22 ATR appartenant à deux compagnies taïwanaises pour des vérifications.
    En fouillant un peu, on s’aperçoit que les ATR ont connu quelques sérieux problèmes moteurs ! On en a moins parlé car pas de crash…. 3 exemples dont un pas plus tard qu’au mois de septembre……
    Janvier 2013.
    Alarme incendie sur l’un des deux moteurs, Air Tahiti, vol VT433 Raiatea et Bora Bora. Atterrissage d’urgence.

    24 juin 2013
    Swiftair vol AEA7306, Madrid-Vigo atterrissage d’urgence.

    29 septembre 2014
    Flybe vol BE6031 Münster-Osnabrück, casse moteur après le décollage.

Les commentaires sont fermés. Continuez la discussion sur le forum