Un avion de Delta sérieusement endommagé par une tempête de grêle

Air-journal-Delta Grêle

Un Airbus A320-200 de Delta Air Lines, effectuant dans la nuit du 8 août dernier un vol entre Boston (Massachusetts) et Salt Lake City (Utah) aux Etats-Unis a rencontré de sévères turbulences, la grêle fissurant les vitres du cockpit et endommageant son radôme. Il a été dérouté en urgence sur Denver (Colorado).

La météorologie orageuse a sérieusement mis à mal l’A320 de Delta Air Lines avec à bord 120 passagers et 5 membres d’équipage, avec un radar météo devenu défaillant en raison de la foudre et une tempête de grêle qui a littéralement criblé d’impacts les vitres du cockpit, réduisant considérablement la visibilité pour les pilotes. Le radôme du monocouloir  a aussi été arraché dans cette bataille contre les éléments météo déchaînés. L’équipage a demandé à se dérouter en urgence sur l’aéroport de Denver, les pilotes réclamant une approche ILS sur l’aéroport en raison de problèmes de visibilité. Ils ont finalement posé l’avion en toute sécurité sur la piste de 35L de Denver environ 40 minutes après avoir demandé l’atterrissage d’urgence, les équipes d’urgence se tenant prêtes au sol à tout éventualité. Il n’y a eu aucun blessé mais de grosses frayeurs pour les passagers.

Les images prises par un passager, Beau Sorrensen, à leur arrivée à Denver témoignent de la violence de l’orage. « Voilà mon avion. Je suis heureux d’être en vie », s’est-il confié, soulagé. Il estime aussi que l’équipage navigant technique mériterait d’être récompensé pour leur adresse au pilotage  : « Delta devrait donner au pilote de mon vol une grosse prime pour avoir sauvé nos fesses ». 

Air-journal-Twitt Sorrensen

« Je prends souvent l’avion et ça a été les 10 minutes les plus effrayantes de ma vie », a de son côté raconté Robin Jones, un autre passager, à l’antenne locale de Fox News.

http://www.air-journal.fr/2015-08-09-un-avion-de-delta-serieusement-endommage-par-une-tempete-de-grele-5148295.html

Commentaire(s)

  1. un plus de 3000 h de vol - 9 août 2015 à 11 h 30 min
    un plus de 3000 h de vol
    Publié le 9 août 2015

    Pour l’avoir vécu sur un vol intérieur en Suisse , il y a de nombreuses années , je ne peux que confirmer que l’expérience est redoutable … et l’impact sur l’avion aussi…

    • Publié le 9 août 2015

      Oui pareil, l’année dernière j’ai eu droit à un vol de nuit sur Etihad Régional entre Zurich et Genève, alerte rouge météo pour orage et tempête..
      Nous avions pris un container vide qui a volé sur le tarmac sur 400 mètres avant de nous frapper au niveau du moteur.. Belle réaction du pilote qui avait coupé l’hélice juste avant l’impact… Inspection des pompiers, du pilote, d’un technicien puis décollage et le pire vol de ma vie. Des turbulences et une grêle pas possible.. En ATR…
      L’hôtesse derrière moi a hurlé pendant la descente.. Toujours très rassurant… 😉 On avait l’impression que le pilote ne contrôlait plus rien, l’avion balayé par les vents.. Un vol mémorable pour les passagers et l’équipage 🙂

  2. Publié le 9 août 2015

    Bravo au pilote qui a très bien maîtrisé cette situation difficile!!! En voyant le pare brise on comprend qu’il ait demandé une approche ILS…
    Et aussi à Airbus et au constructeur des moteurs CFM International.. La partie « froide » du moteur, qui à « digéré » les grêlons est fabriqué par Safran (ex SNECMA)…

  3. Trebor
    Publié le 10 août 2015

    Il est permis de féliciter l’équipage mais, on peut aussi se demander comment ce vol a pu se retrouver dans cette situation. Les orages sont dangereux et doivent être évités et donc, il faudra expliquer un plan de vol possiblement défaillant, des données météo erronées ou autre circonstances en vol.

    L’essentiel demeurant le retour sain et sauf au sol, on peut bien se réjouir du dénouement.

Laisser un commentaire

Connexion avec Twitter