Relance des investissements confirmée à l’aéroport d’Abidjan

©Eric Pajaud

©Eric Pajaud

61 millions d’euros sont programmés d’ici 2019 pour développer et multiplier le trafic par plus de cinq en quatre ans de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. .

Le trafic de l’aéroport d’Abidjan doit passer d’environ 1,5 million de passagers aujourd’hui à 8 millions en 2020, selon les ambitions du Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan. Cette progression correspond tout simplement à un trafic multiplié par plus de 5 en quatre ans seulement. 61 millions d’euros d’investissements sont programmés d’ici 2019, avec notamment la mise en place d’un taxiway qui doit permettre de fluidifier la circulation des avions au niveau de l’aéroport.

Ce projet s’intègre dans un schéma plus global qui verra le projet d’une aérogare dédiée au fret se réactiver pour un coût de 36,6 millions d’euros ou le développement des infrastructures proches de l’aéroport pour 1,52 milliard d’euros, comprenant hôtels, bureaux, commerces et autres services propres à satisfaire les nouveaux arrivants. L’objectif est de « faire en sorte que l’aéroport d’Abidjan soit l’un des aéroports les plus compétitifs de la zone Afrique de l’ouest », a révélé le 30 décembre dernier Daniel Kablan Duncan, Premier ministre ivoirien lors d’une conférence sur l’aéroport.

Pour rappel, la compagnie aérienne Air France (qui détient 20 % d’Air Côte d’Ivoire) entend en faire d’ici cinq à dix ans un hub régional, alors qu’elle y fête 75 ans de présence ininterrompue. Elle dessert Abidjan tous les jours, en Airbus A380 ou Boeing 777-300ER progressivement équipés de nouvelles cabines de voyage, avec les suites haute couture en cabine La Première. La plateforme accueille aussi Corsair International en haute saison, ou encore Air Algérie, Tunisair, Air Burkina, Arik Air, ASKY Airlines, Brussels Airlines, Camair-Co, Ceiba Intercontinental Airlines, EgyptAir, Emirates, Ethiopian Airlines, Kenya Airways, Mauritania Airlines International, Middle East Airlines, Sénégal Airlines, Royal Air Maroc, South African Airways ou Turkish Airlines.

http://www.air-journal.fr/2016-01-03-relance-des-investissements-confirmee-a-laeroport-dabidjan-5156010.html

Commentaire(s)

  1. Des objectifs très ambitieux! Je sais bien que la decennie passée à été chaotique, mais même avec un retour de la croissance, ces attentes sont impressionnantes.
    On ne peut que souhaiter pour l’aéroport et pour le pays, que ces chiffres soient atteints.
    Pour le coup, AF semble avoir eu le nez creux en misant (un peu) sur air côte d’ivoire…

  2. lechavenois
    Publié le 4 janvier 2016

    En Cote d’Ivoire, l’éxécutif, qui a été reconduit pour un second mandat, a su influer une dynamique très prononcée à l’économie ivoirienne, et les excellents chiffres de la croissance sont là.
    La stratégie d’AF qui, somme toute, était évidente pour qui connait ce pays et ses relations avec la France, commence à porter ses fruits.
    Toutefois les relations complexes des économies de l’Afrique de l’Ouest dans le jeu de la mondialisation ainsi que les prévisions sur les indicateurs macro économiques pour les prochaines années, laissent présager un ralentissement de la croissance pour les économies de cette région.
    Aussi, convaincu que les échanges entre la Cote d’Ivoire et ses nouveaux et nombreux partenaires économiques continueront à croitre, passer de 1,5M à 8M de passagers en 4 ans me semble tout de même, extrèmement ambitieux pour ne pas dire illusoire. Pour ce faire, il faudrait un dévelopement considérable d’Air Cote d’Ivoire ( flotte et destinations ) mais aussi la rénovation de tous les aérodromes qui pourraient être desservis, pour « alimenter » ce mini Hub sous régional et remplir ainsi les longs courriers d’Air France.Aussi, si Le pays réussi actuellement à lever des fonds, je ne suis pas sûr qu’AF ait aujourd’hui,les capacités financières pour s’investir massivement dans cette sympathique petite compagnie. wait and see….

    • Vos questions ont déjà trouvé leurs reponses - 4 janvier 2016 à 8 h 52 min
      Vos questions ont déjà trouvé leurs reponses
      Publié le 4 janvier 2016

      « Je ne suis pas sûr qu’AF ait aujourd’hui les capacités financières pour s’investir massivement…etc… »
      Vous pouvez vous permettre d’être d’autant moins sûr de manière faussement naïve,que lors d’un article consacre à la recapitalisation à venir d’Air Côté d’Ivoire, publié ici meme il y a 2/3 semaines, il a été fait publiquement mention de la décision d’AF de ne pas suivre l’augmentation de capital et de passer de 20% du capital actuel a 10% du capital futur, tout en touchant quelques millions d’€ Au passage ( un peu moins de 7, si ma mémoire est bonne)

  3. GREEN777
    Publié le 4 janvier 2016

    « Air France (qui détient 20 % d’Air Côte d’Ivoire) entend en faire d’ici cinq à dix ans un hub régional, alors qu’elle y fête 75 ans de présence ininterrompue » :

    je ne comprends pas comment Air France peut avoir 75 ans de présence en Côte d’Ivoire alors que des avions AF ne s’y pose que depuis 1994.
    Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire (je constate qu’à Air Journal il y a un manque) sachez qu’il a existé une compagnie française nommé UTA. Cette compagnie desservait : Nouakchott, Nouadhibou (saisonnière), Bamako, Conakry, Freetown, Monrovia, Abidjan, Lomé, Cotonou, Niamey, Agadez (parfois), Kano, Lagos, Port-Harcourt, Douala, N’djaména, Bangui, Libreville, Kinshasa, Brazzaville, Luanda, Windhoek, Gaborone, Lusaka, Harare, Lilongwe, Maputo, Johannesbourg, San Francisco, Oakland (saisonnier), Colombo, Muscat, Singapour, Kuala-Lumpur, Djakarta, Denpasar-Bali, Sydney, Melbourne, Nouméa, Papeete et peut-être que j’en oublie. Cette compagnie avait même une filiale nommée Aéromaritime, la qu’elle faisait des vols long courrier depuis des villes de provinces : pour exemple un Bordeaux/Pointe à Pitre etc. !
    La disparition de UTA est du au sauvetage d’Air France au début des années 90. A cette époque AF était compagnie d’Etat avec une activité employé très très proches du fonctionnariat. Ainsi un équipage AF pouvait rester jusqu’à 06 nuits alors que des vols retour plus rapide étaient possible. Af en quasi faillite reçu des milliards de l’Etat pour acheter UTA et prendre à son compte les lignes très rentables (africaines en particulier) pour ne pas sombrer. AF fut reconstruit sous l’entité juridique d’UTA même si le nom d’UTA fut effacer. Je n’irai pas plus loin et vous inviter à vous rendre sous ce site :

    http://www.uta-airlines.com/union-de-transports-aeriens/union-de-transports-aeriens.html#

    Bonne découverte d’UTA ou redécouverte ! J’ai aimé cette compagnie, prendre l’avion à cette époque était une grande aventure on ne pouvait pas voir une personne monté avec juste un tee-shirt de type « marcel » dans l’avion. Ce qui est bien aujourd’hui c’est tout de même l agrande possibilité à tous de pouvoir aller au loin par les airs.

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