South African Express clouée au sol pour failles sécuritaires

Air-journal-Q400 South African Express

L’Autorité aérienne sud-africaine a suspendu avec effet immédiat la certification de South African Express pour des problèmes relatifs à la sécurité aérienne.

L’Autorité de l’aviation civile sud-africaine (SACAA) explique dans son communiqué  du samedi 30 avril que les inspections récentes ont montré que ce transporteur n’était pas en conformité avec plusieurs règlements relatifs à l’aviation locale, en plus de posséder des systèmes de surveillance de sécurité insatisfaisantes. Son plan d’action corrective proposée a également été jugée insuffisant.

Suite à des inspections et vérifications récentes, le SACAA souligne sans plus de détail que  « l’inefficacité des systèmes de surveillance de la sécurité présente des risques graves pour la sécurité et les risques pour l’équipage, les passagers, et le grand public » et que pour cette raison, le régulateur « ne peut pas permettre à l’opérateur de poursuivre les opérations aujourd’hui jusqu’à ce que les problèmes de sécurité identifiés soient traités de manière adéquate ».

Inati Ntshanga, CEO de South African Express, a de son côté fait une brève déclaration indiquant que sa compagnie était actuellement en pourparlers avec le SACAA pour résoudre les problèmes, mais qu’elle n’était pas en mesure de déterminer quand ses opérations reprendraient.

South African Express exploite une flotte tout-Bombardier de onze CRJ200, deux CRJ-700, et dix Dash 8-400 pour des vols réguliers à travers l’Afrique du Sud ainsi que vers ses pays voisins de la Namibie, la Zambie, le Zimbabwe, et la République démocratique du Congo.

À court d’argent et plombée en outre par un niveau d’endettement élevé, la compagnie aérienne s’est récemment tournée vers son unique actionnaire, le gouvernement sud-africain, pour qu’il l’aide financièrement notamment dans son programme de renouvellement de flotte.

http://www.air-journal.fr/2016-05-01-south-african-express-clouee-au-sol-pour-failles-securitaires-5162272.html

Commentaire(s)

  1. Pet
    Publié le 1 mai 2016

    Voilà de très mauvaises nouvelles en provenance d’un pays qui avait pourtant un degré d’exigence et de fiabilité exemplaires.

  2. Publié le 1 mai 2016

    Voici au moins une autorité civile qui n’attend pas qu’un accident grave se soit produit pour intervenir comme il convient. Hélas, il n’en va pas ainsi partout.

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