La compagnie aérienne low cost easyJet annonce un début d’année 2020 « fort et sur une lancée positive », notamment grâce à une amélioration des prévisions du revenu par siège au premier semestre.

La spécialiste britannique du vol pas cher a réalisé une « forte performance » au premier trimestre se terminant le 31 décembre 2019. Les résultats des différents projets menés, une demande client robuste et une hausse des capacités limitée de la concurrence ont permis « une surperformance en termes de fréquentation passagers et de revenus annexes par siège », souligne le communiqué d’easyJet. Au T1 de l’année financière 2020 (septembre-décembre 2019), elle a enregistré 22,2 millions de passagers, soit une croissance de 2,8% par rapport à la même période de 2018. Le coefficient d’occupation de ses monocouloirs Airbus est en amélioration à 91,3% (+1,6 point), sur des capacités en hausse de 10%. La performance de ponctualité est également améliorée, « malgré un environnement difficile dans le contrôle aérien » : 1274 annulations de vol durant le T1 (dont 813 due à la grève en France en décembre), et une baisse de 21% des retards de plus de 3 heures. Avec pour résultat une amélioration de la satisfaction client à 77,4% (+0,5 point de pourcentage).

Les revenus d’easyJet au T1 ont progressé de 9,9% à 1,425 milliard de livres, avec en particulier +9,7% pour les revenus passager et +10,8% pour les revenus auxiliaires. La recette par siège a augmenté de 8,8% à taux de change constant, un résultat supérieur aux attentes. Cette évolution est due selon la low cost à une « solide performance de rendement soutenue notamment par les initiatives d’optimisation des rendements tardifs ainsi qu’une solide performance à Berlin » : une demande « robuste » ainsi qu’une faible croissance des capacités d’easyJet comme prévu » et une « faible croissance des concurrents » sur ses marchés ; et par la poursuite de la croissance des revenus accessoires par siège grâce à de meilleures ventes sur les bagages enregistrés et l’attribution des sièges, « ainsi que l’introduction d’une nouvelle offre de location de voiture de Car Trawler ». Sans oublier bien sûr la faillite de Thomas Cook en septembre dernier.

Les coûts sous-jacents d’easyJet au T1 étaient conformes aux attentes, avec une hausse de 4,3% hors carburant et à taux de change constant. Ce qui reflète une pression sur les coûts par siège (en raison d’une croissance des capacités plus faible ; de l’augmentation liée à l’inflation des coûts d’assistance en escale, des coûts aéroportuaires et de la maintenance ; des coûts de propriété reflétant les livraisons de nouveaux avions ; de l’annualisation des accords de rémunération des équipages et meilleure rétention des équipages ; et de la grève française du contrôle aérien en décembre qui a entraîné 813 annulations). Cette pression a été « partiellement compensée » par la poursuite de la « concentration sur nos initiatives de coûts, y compris le programme de résilience opérationnelle », et par un « grossissement » de la flotte qui voit easyJet passer des A319 aux A320 et A321 (y compris neo).

Le résultat en est selon easyJet une « amélioration des prévisions de chiffres d’affaires » pour le premier trimestre ; la gestion des coûts est « conforme aux attentes » et le programme de résilience opérationnelle « demeure le moteur d’une solide performance opérationnelle ». La low cost devrait « améliorer sa perte avant impôt » au premier semestre en comparaison de la même période en 2019.

Johan Lundgren, Directeur Général d’easyJet, a déclaré dans un communiqué : «  Je suis heureux de ce début d’année qui s’inscrit dans une lancée positive. L’amélioration de notre revenu par siège est le fruit de nos initiatives, d’une forte demande et une hausse des capacités limitée de la concurrence. Notre programme de résilience opérationnelle nous a permis de soutenir une performance du cout par siège conforme aux attentes, tout en influant positivement sur la satisfaction client au cours du trimestre et de mieux gérer nos coûts. EasyJet Holidays a été lancé avec succès et propose une offre inégalée en termes de flexibilité, de rapport qualité-prix et de sélection d’hôtels.

Être un des leaders de notre secteur en matière de développement durable est important pour easyJet, c’est pourquoi depuis novembre dernier, nous compensons les émissions carbone du carburant utilisé pour l’ensemble de nos vols. Depuis, neuf millions de clients ont déjà effectué un vol neutre en carbone avec easyJet, et nous avons reçu un accueil positif de la part de nos clients, de nos équipes et des décideurs. Bien sûr, nous reconnaissons que la compensation n’est qu’une mesure provisoire et nous continuons de travailler à la réduction de notre empreinte carbone à court terme. Cette démarche s’associe à une vision à long terme pour la réinvention de l’aviation. Ainsi, nous soutenons le développement de nouvelles technologies dont les avions hybrides et électriques ».

EasyJet : un bon trimestre pour débuter 2020 1 Air Journal

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