Le gouvernement indonésien a annoncé avoir présenté à la justice des preuves dans une affaire de corruption impliquant la compagnie aérienne nationale Garuda Indonesia concernant un contrat de location de ATR 72-600 à la société danoise Nordic aviation capital (NAC).

«Ce ne sont pas seulement des accusations, ce sont des faits», a déclaré mardi le ministre des Entreprises publiques indonésien Erick Thohir. Des irrégularités dans le contrat ont été découvertes lors d’un audit des activités de Garuda Indonesia, frappée de plein fouet par les conséquences de la pandémie de Covid 19.

Garuda Indonesia a déjà retourné d’autres avions avant expiration du bail de location, à mesure qu’elle enregistrait des pertes. En 2021, ce sont 12 Bombardier CRJ1000 loués à Garuda par NAC qui ont été rendus. La société danoise avait annoncé l’année dernière son intention d’obtenir de la compagnie aérienne indonésienne qu’elle respecte ses engagements dans le contrat passé sur les Bombardier.

Ces deux contrats sont au coeur des investigations. Pour le ministre des Entreprises publiques indonésien, la flotte de Garuda Indonesia comprend trop d’appareils inaptes au vol pour des coûts bien trop élevés. «En apprendrons-nous davantage sur les modalités d’autres contrats?», a interrogé Erick Thohir. «C’est possible parce que ce que nous voulons, c’est faire la transparence». Selon lui, les coûts de location d’avions ont englouti 28% des recettes de Garuda.

Le contrat sur les ATR a été passé en 2013, alors que la compagnie aérienne nationale était dirigée par Emirsyah Satar. Ce dernier, qui a quitté ce poste en 2014, a été ensuite condamné à huit ans de prison pour corruption impliquant des acquisitions d’avions notamment Airbus et Bombardier, mais aussi des moteurs fabriqués par Rolls Royce.

Garuda Indonesia : des irrégularités dans les contrats de location d'avions ATR et Bombardier 1 Air Journal

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