Sur l’ensemble de l’exercice décalé 2021/2022 qui s’est terminé fin octobre, le voyagiste canadien Transat, maison-mère de la compagnie aérienne Air Transat, a enregistré une perte nette de 445 millions de dollars canadiens (389 millions pour 2020/2021).

Excluant les éléments non liés à l’exploitation, Transat a affiché une perte nette ajustée de 403 millions de dollars canadiens (446 millions de dollars canadiens en 2020/2021. Pour l’ensemble de l’année fiscale 2021/2022, le voyagiste a enregistré un chiffre d’affaires 1 642,0 millions de dollars canadiens (contre 125 millions en 2020/2021 lorsque le Canada a fermé ses frontières).

La reprise des activités et l’augmentation des revenus ont été freinées par la chute drastique de la demande et par des annulations massives de réservations à la suite de l’apparition du variant Omicron au cours de l’hiver 2021/2022 et des nouvelles mesures restrictives mises en place par le gouvernement fédéral canadien dès le 15 décembre 2021. Pour la saison estivale 2022, Transat a déployé un programme réduit, bien que nettement plus proche des niveaux pré-pandémiques, soit une capacité représentant 87 % de celle mise en marché en 2019.

Toutefois, «la reprise du voyage, déjà bien réelle au troisième trimestre, s’est accélérée au quatrième » malgré la hausse des prix du voyage, a déclaré Annick Guérard, présidente et cheffe de la direction du groupe. Chez Transat, le revenu par passager-mille est d’environ 15 % plus élevé qu’à l’hiver 2019.

«Plusieurs indicateurs démontrent que nous sommes également bien lancés pour la saison hiver. Le rythme des réservations est actuellement équivalent à celui de 2019. La forte demande contribue à la hausse des prix, ce qui aide à composer avec des coûts en hausse. Transat clôt ainsi l’exercice 2022 sur un bon élan avec une importante diminution de sa perte d’exploitation ajustée. Si la tendance se maintient, nos perspectives sont encourageantes pour 2023 », a indiqué la présidente de Transat, selon qui «l’année 2023 en est une de transition » pour «être aussi près que possible de l’équilibre ». Un retour aux bénéfices est prévu seulement pour 2024.

Transat : toujours dans le rouge et en convalescence post-Omicron 1 Air Journal

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