Un incident inhabituel a secoué la compagnie aérienne taïwanaise EVA Air début janvier 2026, lorsqu’un capitaine a agressé son copilote lors du roulage d’un Boeing 777. Cet événement, qui met en lumière les tensions possibles dans un cockpit, soulève des questions sur la gestion des conflits entre membres d’équipage.
L’incident survenu lors du roulage
L’affaire s’est déroulée le 3 janvier 2026, peu après l’atterrissage à l’aéroport international de Los Angeles d’un vol en provenance de Taïwan. Alors que le Boeing roulait vers sa porte de débarquement, le copilote a averti le capitaine d’une vitesse de roulage qu’il estimait excessive. Face à l’insistance du copilote, qui a même actionné les freins pour ralentir l’appareil, le capitaine a réagi violemment en le frappant à quatre reprises au visage. Les données de vol analysées par EVA Air indiquent toutefois que la vitesse n’était pas anormale, contredisant ainsi la perception du copilote. Cet échange houleux, survenu dans un moment critique mais post-atterrissage, n’a pas entraîné un accident grave, et l’avion a pu débarquer ses passagers sans incident supplémentaire.
Les conséquences pour les pilotes
À la suite de cet épisode, EVA Air a réagi promptement en suspendant le capitaine impliqué et en lançant une enquête interne approfondie. La compagnie aérienne taïwanaise a souligné son engagement pour la sécurité et a confirmé que le pilote ne reprendrait pas ses fonctions tant que l’investigation n’aurait pas abouti. Le copilote, quant à lui, n’a pas rapporté de blessures graves. L’incident pourrait mener à des poursuites judiciaires, engagées soit par le copilote soit par la compagnie aérienne, bien que rien n’ait été confirmé à ce stade.
Sur le plan opérationnel, EVA Air a maintenu ses vols sans perturbation notable, mais cet événement pourrait entacher sa réputation, déjà attentive aux normes de sécurité élevées. L’altercation n’a pas compromis la sécurité des passagers, mais elle illustre les défis humains dans un environnement hautement réglementé. Les autorités aéroportuaires de Los Angeles et l’administration aéronautique taïwanaise suivent de près le dossier, sans intervention formelle pour l’instant.
Les règles en cas de désaccord entre pilotes
En aviation commerciale, les désaccords entre pilotes sont gérés par des protocoles stricts visant à préserver la sécurité du vol. Le capitaine, en tant que commandant de bord, détient l’autorité finale et peut trancher en cas de conflit, comme le prévoient les réglementations de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). En cas de non-réponse ou d’urgence, la « règle des trois défis » permet de contester une action jusqu’à trois fois, évitant ainsi les escalades. Si le désaccord persiste, une coordination avec le contrôle aérien ou le département des opérations de la compagnie aérienne peut être initiée, mais toute violence physique reste une infraction grave, passible de sanctions pénales et professionnelles.
Au sein des compagnies aériennes, es formations en gestion des ressources d’équipage (Crew Resource Management, CRM) sont obligatoires et enseignent des techniques de communication assertive, telles que le « processus en cinq étapes » : adresser la personne par son nom, exprimer sa préoccupation, décrire le problème, proposer une solution et obtenir un accord. Ces mesures sont renforcées par des audits réguliers au sein des équipages.

@EVA Air
18 janvier 2026 - 14 h 00 min
C est aussi pour cela que l on fait en sorte que cela soit le copilote qui soit le plus souvent aux commandes
Ainsi la prise de contrôle par le commandant est plus naturelle que l inverse en cas de désaccord
GVA1112 a commenté :
18 janvier 2026 - 15 h 34 min
Condamnons la violence, mais la désobéissance du copilote en actionnant de sa propre initiative les freins (car persuadé de sa position mais contredite par la compagnie) reste une attitude de défiance vis à vis du Capitaine.
Cela en dit long sur l’arrogance du second vis à vis du principal responsable. Lorsqu’on en arrive aux mains, c’est qu’on a épuisé toute sa patience et son self contrôle. Pour un Capitaine, il a du être particulièrement mis à dure épreuve après 12 ou 13 de vols.
L’action de freins à ces vitesses peuvent aussi mettre en danger la matériel ou de moindre mesure, la sécurité des passagers ou des PNC déjà debout pour préparer l’avion.
J’espère qu’une analyse du comportement du Second sera aussi faite.
Bencello a commenté :
19 janvier 2026 - 11 h 32 min
+1
le copilote n’a pas respecté les consignes et mériterait également une suspension, dans l’attente de l’enquête interne.
JC Denis a commenté :
19 janvier 2026 - 14 h 54 min
“Cela en dit long sur l’arrogance du second”. C’est votre opinion et cela reste à démontrer… De même, on pourrait arguer que votre message en dit long sur l’arrogance des commandants de bord, dont vous faites peut-être partie 🙂
MamiedeMarrakech a commenté :
20 janvier 2026 - 10 h 26 min
Commentaire d’une grande arrogance émis par un incompétent qui ne dispose absolument pas des éléments pour émettre un tel jugement.
Lorsqu’on en arrive aux mains ainsi, c’est juste qu’on est un abruti.
GVA1112 a commenté :
20 janvier 2026 - 11 h 40 min
Selon les faits précis décrits dans l’article :
Comment expliquez-vous que le copilote ai actionné les freins en contradiction avec le décision du commandant ?
Pour moi, c’est de la provocation, voir une forme d’arrogance !!
…. ” Je suis meilleur que le Commandant, je sais ce qui est bien !!” .
Pas difficile de prendre position ! Non !!
fayçalair a commenté :
18 janvier 2026 - 17 h 13 min
ils ont fait le vol retour ensembles?
POL a commenté :
19 janvier 2026 - 17 h 52 min
Je ne comprends pas cet article:
Qui est Capitaine, qui est Commandant?
Capitaine c’est trois barrettes, donc il s’agit de l’OPL, Commandant c’est 4 barrettes.