Les États-Unis font face à une tempête hivernale d’une ampleur exceptionnelle, qualifiée de “monstre” par les experts, qui balaye le pays du Texas à la côte Est. Prévue pour durer plusieurs jours, cette perturbation météorologique, la plus sévère depuis 40 ans, risque de paralyser le trafic aérien avec des accumulations de neige, de glace et des vents glacials extrêmes. Alors que la situation évolue, le secteur aérien surveille de près les prévisions pour ajuster les opérations, mais les prochains jours s’annoncent chaotiques pour le ciel américain.
Les compagnies aériennes sont en première ligne, avec déjà des milliers de vols annulés ou retardés. Selon les données du site de suivi en temps réal FlightAware, près de 1 500 vols prévus pour samedi 24 janvier ont été annulés à travers le pays, dont plus de 1 100 concernant l’aéroport de Dallas (Texas). Des estimations plus larges, comme celles de l’application Hopper, prévoient jusqu’à 15 000 retards et des milliers d’annulations sur le week-end et lundi. Les hubs majeurs sont touchés : Atlanta (Géorgie), Dallas-Fort Worth (Texas), Charlotte (Caroline du Nord), Memphis (Tennessee), Houston (Texas), New York (JFK, LGA, EWR), Chicago (ORD, MDW), Boston et Washington. Une tempête antérieure le 17 janvier avait déjà cloué au sol plus de 2 000 vols, avec des arrêts au sol imposés à New York et Chicago. Les effets en cascade, dus aux rotations d’avions et d’équipages, pourraient perturber même les vols non directement impactés.
Les compagnies aériennes américaines et internationales ont réagi rapidement. Delta Air Lines a annulé des vols dans le nord du Texas, l’Oklahoma, l’Arkansas, la Louisiane et le Tennessee, exhortant les passagers à reprogrammer leurs voyages. American Airlines, United Airlines, Southwest Airlines, JetBlue, Frontier et Spirit ont émis des dispenses de voyage, permettant des changements sans frais ni différence tarifaire pour les vols entre le 21 et le 29 janvier, couvrant des dizaines d’aéroports de Houston à Boston. Par exemple, Southwest Airlines offre des rebookings ou des stand-by dans un délai de deux semaines, tandis que United couvre les régions Mid-Atlantic et Northeast avec des modifications sans frais si l’itinéraire reste identique.
Les compagnies aériennes internationales sont aussi affectées : SWISS et Lufthansa ont annulé plusieurs vols vers les États-Unis, y compris vers Washington, New York, Boston et Philadelphie. Air Canada et WestJet ont mis en place des politiques flexibles pour des dessertes comme Dallas, Nashville, Raleigh-Durham, Boston et Atlanta. Les aéroports américains, en coordination avec la Federal Aviation Administration (FAA), ont imposé des arrêts au sol temporaires et renforcé les opérations de dégivrage. Les passagers sont invités à vérifier les statuts via les apps des compagnies, avec des réacheminements automatiques pour les annulations et des remboursements possibles en cas de retards significatifs (plus de trois heures pour les vols intérieurs).
Une tempête d’une intensité rare
La tempête, qui a débuté vendredi 23 janvier, s’étend sur environ 3 000 km, affectant une quarantaine d’États des Grandes Plaines au Nord-Est. Des chutes de neige abondantes – jusqu’à 30 centimètres dans la vallée de l’Ohio et le Nord-Est – s’accompagnent d’accumulations de glace “catastrophiques” dans le Sud, notamment au Texas, en Arkansas, au Tennessee et en Géorgie. Les températures pourraient chuter jusqu’à -45°C dans le Midwest, avec des rafales de vent rendant les conditions périlleuses pour la santé et les infrastructures. Le National Weather Service (NWS) a émis des alertes pour plus de 100 millions de personnes, soulignant des risques de pannes d’électricité prolongées et de fermetures routières. Cette vague de froid, potentiellement liée au vortex polaire, pourrait s’étendre jusqu’au 26 janvier, impactant particulièrement les corridors d’affaires du sud des États-Unis.

@Chicago O’Hare International Airport
Bubu a commenté :
24 janvier 2026 - 14 h 09 min
On peut imaginer qu’au Canada la situation est similaire. Non?
Manfou a commenté :
24 janvier 2026 - 19 h 13 min
Pas étonnant avec un chef complètement givré