Delta Air Lines a distribué le 13 février 2026 quelque 1,3 milliard de dollars à ses employés dans le cadre de son programme annuel de partage des profits, soit en moyenne 8,9 % de la rémunération annuelle éligible – l’équivalent d’environ quatre semaines de salaire supplémentaire.
Cette enveloppe, l’une des cinq plus importantes de l’histoire de la compagnie, illustre le retour à des niveaux de rentabilité élevés dans le transport aérien américain, tout en nourrissant le positionnement de Delta comme employeur de référence dans le secteur.
Chez Delta, la Saint‑Valentin est devenue synonyme de « Profit Sharing Day » depuis la mise en place du dispositif en 2007. Pour l’exercice 2025, la compagnie basée à Atlanta a confirmé le versement de 1,3 milliard de dollars à environ 103 000 salariés à travers le monde, calculé sur la performance financière de l’année écoulée. Selon la compagnie, la prime représente 8,9 % des gains annuels éligibles, soit plus de quatre semaines de rémunération pour la plupart des employés, des agents d’escale aux personnels de cabine, en passant par les employés des services techniques et commerciaux. « Partager notre succès fait partie intégrante de nos valeurs », a déclaré le directeur général Ed Bastian, rappelant que Delta a versé « plus de 11 milliards de dollars directement à ses employés depuis 2015 ».
Une formule de partage des profits très structurée
Le dispositif de partage des profits de Delta repose sur une formule précise, publique depuis plusieurs années. Les salariés reçoivent 10 % du bénéfice réalisé jusqu’à 2,5 milliards de dollars, puis 20 % de la part de résultat qui dépasse ce seuil. Cette architecture fait du bonus une composante récurrente de la rémunération globale, et non une gratification exceptionnelle liée à une seule année record.
Pour 2025, Delta a dégagé un bénéfice avant impôt d’environ 5 milliards de dollars sur plus de 63 milliards de revenus, ce qui signifie que près de 30 % de ces profits sont retournés directement aux salariés via le mécanisme de profit‑sharing. Sur les onze dernières années, la compagnie a dépassé le milliard de dollars redistribué en prime dans huit exercices, confirmant la place de ce dispositif au cœur de son modèle social.
Une répartition dominée par le bastion d’Atlanta
Si la prime concerne l’ensemble du réseau mondial, sa répartition reflète le poids du hub historique de Delta et de ses principaux marchés domestiques. Les employés basés en Géorgie, État où se trouve le siège d’Atlanta‑Hartsfield‑Jackson, capteront la plus grande part, avec 567,9 millions de dollars répartis entre 43 500 collaborateurs. Les salariés de New York recevront 171,1 millions de dollars pour 13 500 employés, tandis que ceux du Minnesota se partageront 113,7 millions pour 8 900 personnes. Les opérations internationales représentent une fraction plus modeste : les équipes basées en Europe, au Moyen‑Orient, en Afrique et en Inde percevront 4,7 millions de dollars au total, contre 4,5 millions pour la région Asie‑Pacifique.
Positionnement de Delta face aux autres compagnies
Dans un paysage où les politiques de bonus varient fortement d’un transporteur à l’autre, Delta revendique un effort sans équivalent parmi les compagnies américaines, affirmant que son enveloppe de profit‑sharing dépasse à elle seule le total distribué par l’ensemble de ses concurrentes nationales. La formule de partage des profits est, de longue date, intégrée au pacte social de la compagnie et maintenue à travers les cycles économiques, y compris pendant la crise du Covid‑19 même si le montant des primes a alors été fortement réduit.
Au‑delà des États‑Unis, d’autres transporteurs choisissent des approches plus ponctuelles mais parfois très généreuses. En 2025, Singapore Airlines a ainsi fait parler d’elle en annonçant pour l’exercice 2024 un bonus de profit‑sharing équivalent à environ 7,5 à 8 mois de salaire de base, après un bénéfice net record de l’ordre de 2,7 à 2,8 milliards de dollars singapouriens.
Un signal social fort dans un contexte d’inflation
Ce versement intervient alors que la compagnie met en avant son retour à un niveau de trafic et de recettes supérieur à celui de 2019, tout en reconnaissant la pression inflationniste qui pèse sur les ménages. Pour de nombreux salariés, cette prime de plusieurs milliers de dollars arrive comme un complément de revenu significatif dans un contexte de hausse durable du coût de la vie aux États‑Unis et sur les principaux marchés de Delta.
Les dirigeants ont également confirmé que des augmentations de salaire viendraient s’ajouter en 2026, sans en dévoiler encore les modalités. « Les employés peuvent s’attendre cette année à une revalorisation de leur rémunération », a indiqué la direction, qui détaille progressivement ces mesures dans ses communications internes. Pour la compagnie, l’enjeu est double : fidéliser une main‑d’œuvre en tension sur plusieurs métiers, et consolider une culture d’entreprise présentée comme un avantage compétitif autant que commercial.

Lchris a commenté :
17 février 2026 - 11 h 14 min
WAAW, INIMAGINABLE…..!!!!!!!!
Quel Entreprise en France ferait la même chose pour ses salariés ??
Je crois qu’ Emirates avait fait la même chose il y a quelques années si je me souviens !!
Lucien a commenté :
17 février 2026 - 12 h 33 min
Aux États-Unis il ne sont pas vraiment dans la même démarche que la France, à savoir limiter les heures de travail les 35-40hrs ne connaissent pas.. donc voilà
Anna Stazzi a commenté :
17 février 2026 - 12 h 59 min
Ha ha ha!
Toujours cette vision obsessionnelle du verre à moitié vide ..
Surtout, évitez de comparer vos droits, congés divers, heures travaillées, avantages sociaux, transport etc ..et continuez d’avoir les yeux qui piquent en comptant les zéros de sommes globales et non individuelles.
Et bien entendu, les entreprises en France ne sont qu’un troupeau de bourreaux.. surtout dans l’aérien, c’est bien connu.
CHECK LAST a commenté :
17 février 2026 - 12 h 04 min
Oui l entreprise France ne fait que ça
la CAF la SS le pôle emploi etc..qui paient pour des gens qui n ont rien à y faire qui ne bossent pas et viennent profiter de notre système sans oublier les glandeurs né ici qui ne croient pas à la valeur du travail et sont déjà fatigué avant d avoir commencé à bosser
Des milliards aussi versés de plus en plus à tous ceux qui n ont jamais cotisé qui ne foutent rien et viennent profiter de notre système qui marche sur la tête
Comme si on avait pas assez des glandeurs ici qui ne pensent qu à leur intérêts sans recevoir tous ceux qui veulent notre perte mais ne sont là que pour profiter et critiquer
Rien qu ici tous ceux qui crachent sur la France et qui roulent pour les amerloques et les chinois …
Comme toi et tant d autres !!
Lchris a commenté :
17 février 2026 - 12 h 59 min
Je ne suis pas un Glandeur, j’ai un bon travail Monsieur !!!
je ne touche pas d’aides, et je l’ai déjà dit je le répète sur ce forum, je suis ” avion ” Boeing, mais quand je prends l’avion c’est souvent avec Airbus !
Comprends ?