Histoire de l’aviation – 18 février 1947. On a frôlé le drame en ce mardi 18 février 1947, date à laquelle une traversée de l’océan Atlantique va se révéler catastrophique. Le commandant Charles Lechevalier et ses onze membres d’équipage ont en effet joué de malchance alors qu’ils effectuaient une liaison aérienne entre les Etats-Unis et la France, plus exactement entre New York et Paris.
Ce vol a été largement perturbé par d’innombrables dysfonctionnements ayant touché leur appareil ce 18 février 1947. L’avion Lockheed Constellation baptisé « Gasgogne » portant l’immatriculation F-BAZC a cumulé les soucis d’ordre mécanique et le pilote Charles Lechevalier n’a pas eu d’autres choix que de poser l’avion prématurément à Casablanca, à bord duquel avaient pris place six passagers, il transportait également 5 tonnes de fret dont 2 tonnes de documents concernant le traité de paix ayant mis fin au second conflit mondial.
Les conditions de navigation étaient impossibles avec à deux reprises, l’incendie des moteurs 3 et 4 sur le côté droit et le dysfonctionnement de la direction, des volets, du train d’atterrissage sans oublier les freins !
DD-Bergeron a commenté :
18 février 2026 - 4 h 57 min
Ce vol mérite une description un peu plus longue, la route Paris New-York par Casablanca me surprend un peu pour les vols transatlantiques en 1947. Un équipage de 12 personnes pour 6 passagers, c’étaient des VIP déjà à cette époque.
QUEIGNEC a commenté :
18 février 2026 - 9 h 23 min
Un vol New York – Paris. Comment a-t-il pu être dérouté sur Casablanca au Maroc ?
Grinch' a commenté :
18 février 2026 - 11 h 38 min
@ DD-Bergeron et @ QUEIGNEC
Le vol n’était pas direct, l’avion était parti des Bermudes avant ses péripéties. Casablanca était donc à peu près sur la trajectoire logique pour remonter sur Paris. Il y avait aussi les Açores, mais Casablanca devait à l’époque disposer de toutes les facilités d’entretien et de réparation pour Air France.
J’ignore si il s’agissait d’un vol spécial (ce qui pourrait expliquer le faible nombre de passagers) avec des escales inhabituelles, ou si il s’agissait d’un vol régulier.
Je pense plutôt à un vol spécial car j’avais en tête que les vols New-York – Paris réguliers faisaient escale à Gander et Shannon.
Dakota a commenté :
18 février 2026 - 13 h 52 min
Il faut lire le livre de souvenirs de Lechevallier (bien écrit, aucune vantardise, très précis), 95 fois le tout du monde. Je l’ai lu avec grand intérêt et, si ma mémoire ne me trompe pas, le fameux vol New York – Orly était un vol régulier. La description, sans aucune fioriture, de la dernière partie après le début de l’accident est passionnante pour quiconque s’intéresse aux avions (en général) : sang froid exceptionnel des pnt, gestion remarquable de la situation “très dégradée” et… un peu de chance aussi. Un quasi miracle humain. Rappelons que les mauvaises langues avaient baptisé le Constellation ” le meilleur triréacteur au monde” (allusion au fait que les turbopropulseurs n’étaient pas très fiables).
atplhkt a commenté :
18 février 2026 - 17 h 25 min
@ Dakota
Oui tout à fait mais (petit détail) pour les mauvaises langues (de l’époque) c’était le ” meilleur trimoteur ” (et non triréacteur ou turbopropulseur) :
https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Lockheed-Constellation.html
Il était équipé de moteurs à piston en étoile :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Wright_R-3350
” Après la guerre, le moteur a suffisamment évolué pour équiper également de nombreux avions de transport civils, notamment dans ses formes Turbo-Compound. Parmi les plus connus, toute la gamme des Constellation de chez Lockheed s’en verra équipée “