Transavia, filiale low cost du groupe Air France‑KLM, élargit son accord de distribution avec Amadeus afin de donner aux agences de voyages un accès complet à l’ensemble de ses grilles tarifaires, au moment où elle s’apprête à reprendre les principales navettes domestiques d’Air France au départ de Paris‑Orly vers Nice, Marseille et Toulouse à compter du 29 mars 2026.
Cette stratégie vise clairement le segment des voyageurs d’affaires, que Transavia cherche à séduire avec des fréquences élevées, des familles tarifaires clairement identifiées dans les GDS, avec des services associés adaptés aux besoins des clients, tout en capitalisant sur les créneaux laissés libres par la maison mère.
Transavia et Amadeus ont prolongé et élargi leur accord de distribution afin de poursuivre la diffusion du contenu de la compagnie via l’Amadeus Travel Platform. L’accord couvre à la fois Transavia France et Transavia Pays‑Bas, permettant de regrouper le contenu des deux entités dans un même environnement de vente pour les agences utilisant Amadeus.
Les agences de voyages accèdent désormais à l’ensemble des catégories de tarifs proposées par Transavia, y compris le Smart Fare, au côté des autres familles de prix Basic, Plus et Max déjà proposées par la low cost. Cette granularité tarifaire, typique des modèles «familles tarifaires », doit faciliter la comparaison des offres et encourager la montée en gamme au moment de la réservation, notamment pour la clientèle professionnelle.
« Notre collaboration avec Amadeus vise à soutenir notre croissance stratégique », souligne Julien Mallard, Directeur Général Adjoint Commercial de Transavia, qui insiste sur la nécessité de « garantir un accès équitable et cohérent au contenu Transavia sur tous les canaux B2B pour les agences de voyages connectées à Amadeus ». Pour Amadeus, l’enjeu est également de renforcer son portefeuille de contenus low cost afin de proposer un éventail plus large de solutions aux agences, en particulier sur le marché français et européen.
Des fonctionnalités de merchandising renforcées
Au‑delà de l’accès aux tarifs, l’accord prévoit l’activation de nouvelles fonctionnalités de merchandising comme le « Fare Family Upsell », qui permet d’afficher des propositions ciblées de surclassement tarifaire en fonction du profil et des besoins du client. Concrètement, l’agent voit apparaître les différentes familles tarifaires, leurs services inclus (bagage, flexibilité, choix de siège, priorité d’embarquement…) et le différentiel de prix, ce qui facilite la vente de tarifs premium par rapport à l’option la moins chère.
Les flux s’appuient sur l’intégration entre la plateforme Amadeus et le système de réservation Navitaire utilisé par Transavia, ce qui doit garantir une synchronisation en temps quasi réel des disponibilités, des tarifs et des services additionnels. « L’accord élargi avec Transavia offre aux agences de voyages connectées à Amadeus l’accès à l’offre la plus complète et à toutes les catégories de tarifs », résume Giovanni Simone, VP Sales LCCs Airline Groups & Rail, EMEA chez Amadeus, qui promet aux agences « un choix plus large de contenus de compagnies aériennes low‑cost » et la possibilité de « créer des expériences personnalisées en France et au‑delà ».
Pour Transavia, cette visibilité renforcée dans un grand GDS traditionnel reste un levier clé pour toucher la clientèle d’affaires et les voyageurs sous contrats corporates, qui continuent de passer majoritairement par des agences et des outils de réservation en ligne intégrés à des systèmes comme Amadeus.
Orly : la nouvelle vitrine domestique du groupe
Cet accord intervient alors que Transavia France est engagée dans une phase de forte croissance à Paris‑Orly, nourrie par le retrait progressif d’Air France de la plateforme sur les liaisons domestiques. La maison mère a en effet annoncé qu’elle concentrerait à terme ses opérations parisiennes à Charles‑de‑Gaulle, libérant des créneaux précieux à Orly au profit de sa filiale low cost.
À compter du 29 mars 2026, Transavia reprendra ainsi les navettes domestiques d’Air France entre Orly et Nice, Marseille et Toulouse, avec des fréquences pensées pour permettre l’aller‑retour dans la journée, élément crucial pour les voyageurs d’affaires. Jusqu’à huit vols quotidiens sont prévus vers Nice et Toulouse, et deux vers Marseille, complétant l’offre d’Air France au départ de CDG où la compagnie maintiendra un nombre important de vols vers ces trois destinations.
Les vols Transavia vers Nice, Marseille et Toulouse partiront d’Orly 2, avec des avions positionnés en priorité au contact, ce qui réduira les temps de parcours entre les contrôles, la porte d’embarquement et l’avion. La desserte d’Orly bénéficie par ailleurs de la mise en service de la ligne 14 prolongée du métro, qui apporte une liaison directe et rapide avec le centre de Paris, autre atout pour une clientèle pressée.
Un positionnement assumé sur la clientèle affaires
En récupérant les créneaux d’Air France à Orly et en consolidant sa présence sur des axes domestiques à forte densité, Transavia se positionne de plus en plus comme l’outil du groupe Air France‑KLM pour le marché point‑à‑point à coûts réduits. Le renforcement de la distribution via Amadeus s’inscrit dans cette logique : il s’agit de rendre l’offre low cost plus lisible et plus accessible pour les entreprises, sans renoncer au levier prix qui reste au cœur du modèle Transavia.
Outre la structure tarifaire en familles, la filiale travaille aussi sur le produit au sol et à bord pour mieux répondre aux attentes des voyageurs d’affaires : salon dédié à Orly, flexibilité accrue sur certaines classes, maintien des avantages Flying Blue et horaires permettant un aller‑retour journée sont mis en avant dans les analyses sectorielles sur la transition d’Air France à Transavia à Orly. « Nous avons à cœur de répondre aux attentes d’une clientèle business grâce à une flexibilité accrue, un service de salon dédié à Orly et des équipages reconnus pour leur qualité de service », expliquait récemment Olivier Mazzucchelli, PDG de Transavia France, à propos de ce re-positionnement.

Serge13 a commenté :
18 février 2026 - 12 h 09 min
On parle de relève ? Passer de 13 vols par jour à 2 Marseille Orly!!!! Le Ben a décuplé les prix et a assommé les consommateurs. Voilà comment on passe d’une ligne millionnaire à zéro ou presque… cet homme raté tout et rend des résultats ultra mediocres alors qu’ils pourraient être très haut car AF c’est une qualité inégalable
Gg a commenté :
18 février 2026 - 15 h 21 min
Bah je vous suggère de postuler, le renouvellement de mandat du DG d’AFKL est prévu début 2027.
Serge13 a commenté :
19 février 2026 - 16 h 20 min
Les résultats viennent d’être publiés. Ils sont bons. Pourquoi dois je postuler. Ça va aller.
Robert a commenté :
18 février 2026 - 17 h 05 min
Encore une mauvaise analyse de la part de Serge, sa haine de Ben Smith est bien ridicule.
Air France n’est plus là pour faire plaisir aux députés du coin et à Serge, si une ligne est non rentable elle la ferme, sans état d’âme. Le TGV gagne de plus en plus de terrain, c’est la réalité.
Air France continue sa rapide modernisation de flotte et la rationalisation. Les chiens aboient, la caravane passe.
Manfou a commenté :
18 février 2026 - 17 h 31 min
Serge la mouche du coche a encore frappé. Dur dur la retraite à s’ennuyer. A part critiquer what else ?
Ah non … a commenté :
18 février 2026 - 19 h 16 min
Les comptes ne sont pas bon pour Orly.. je compte que 3 vols jours en ce moment vers Marseille, et non pas 12 comme vous laissez entendre ..
Naha a commenté :
19 février 2026 - 7 h 51 min
Paris Marseille en 3h de train vaut le coup, le coût et permet de réduire ton empreinte écologique.
Vous avez de la chance d’avoir une ligne tgv efficace, Toulouse c’est 5h de train bien tassé, là les 10+ lignes journalières sont justifiées.
tgv a commenté :
19 février 2026 - 11 h 16 min
le train est plus cher que l’avion et toujours en retard indéterminé sans compensation si tu rates la correspondance . Tu perds ton billet d’avion
labrigue a commenté :
19 février 2026 - 14 h 43 min
Et pourtant, chiffres 2025 à l’appui trouvables sans difficulté, ponctualité des TGV 87% contre 68% pour l’avion… Les avions sont donc 2.5 fois plus souvent en retard que les TGV.
Expérience personnelle, je prends une trentaine de fois par an le TGV et une dizaine de fois l’avion, tout au plus un retard par an en TGV, alors que tous les avions ont été retardés.
On peut reprocher beaucoup de choses au TGV…mais étonnamment pas la fiabilité, celle des avions est bien pire.
M a commenté :
18 février 2026 - 16 h 22 min
Contrairement à ce que dit l’article, les avantages Flying Blue ne sont pas maintenus par Transavia.
Les membres Platinum et Ultimate conserveront certains avantages (mais perdent les valises offertes en soute, etc…).
Les membres Gold perdent tout et n’auront aucun avantage chez Transavia ! (alors qu’AF leur donnait l’accès au salon, Sky Priority, etc…).
Et Transavia ne propose pas d’équivalent de la carte abonnement d’Air France qui permettait de changer de vol gratuitement le jour même.
Le modèle de Transavia ne fera que faire fuir les clients réguliers vers CDG…
Quentin a commenté :
18 février 2026 - 19 h 31 min
Je vous trouve assez négatif dans votre analyse. Il y aura un salon TO donnant soit aux clients AF le soin de se délecter et de profiter de moments de sérénité avant l’embarquement. Avez-vous toutes les infos de ce qui sera mis en place, que ce qui est annoncé. Les choses évoluent donc possiblement les statuts golfs etc si TO/AF souhaitent maintenir sa clientèle. Après si les golds & Co souhaitent vraiment le bling bling bin il y aura l’option CDG et le RER ou le bus 351
Marcel a commenté :
18 février 2026 - 19 h 39 min
La clientèle AF est-elle prête au changement ?? Car c’est pas vraiment la même chose Transavia pour avoir voyagé avec eux sur Athènes, pas déçu mais à bord c’est différent voir très différent: musique à fond le matin à 06h l’embarquement on était parqués comme du bétail pendant 30 min dans la passerelle les PNC bof bof sans compter les 737… bref la transition sera difficile
Naha a commenté :
19 février 2026 - 7 h 49 min
Faire le difficile pour même pas 3h de vol…
Les 737 sont de très bons avions, mais ne t’inquiètes pas Transavia passe sous 320Neo d’ici peu. Les Cadets AF ne sont désormais plus formés sur 737.
Marc a commenté :
18 février 2026 - 21 h 18 min
180 millions de perte sur l’exercice 2025 et 130 en 2024 avec un monopole sur les slots bravo les champions …
Backdoor a commenté :
19 février 2026 - 4 h 12 min
Toutes mes condoléances à ceux qui vont devoir prendre Transavia à l’avenir, même au tarif MAX on ne peut pas annuler un vol et se le faire rembourser contrairement au tarif abonné AF. Je n’en dirai pas plus pour le reste il faut le vivre pour comprendre…
Nacer a commenté :
19 février 2026 - 10 h 45 min
C’est dommage on aurait aimé avoir votre expérience. Vous nous privez de ce partage ..!!