La compagnie américaine a présenté cette semaine sa nouvelle « Classe Affaires Internationale », une offre haut de gamme destinée à ses futures liaisons transatlantiques et transpacifiques.

Ce produit sera inauguré au printemps, avec le lancement des premiers vols long-courriers vers Rome, Londres, Reykjavik, Séoul et Tokyo. Cette montée en gamme marque une étape majeure pour Alaska Airlines, longtemps concentrée sur le marché domestique américain et les liaisons régionales à partir de ses bases du Nord-Ouest des États-Unis.

Des suites fermées sur le Dreamliner, gastronomie personnalisée selon la destination

La nouvelle cabine équipera les Boeing 787-9 Dreamliner qui seront déployés sur ces routes. Chaque siège se transformera en lit intégral avec porte coulissante, offrant une intimité proche des standards proposés par les grandes compagnies du Moyen-Orient ou d’Asie. Les passagers disposeront également d’un accès direct au couloir, d’un écran HD de 18 pouces, et d’un chargement sans fil pour leurs appareils. Le service Wi-Fi de nouvelle génération fourni par Starlink, annoncé pour l’automne 2026, viendra compléter l’offre à bord. « Nous avons conçu une expérience de classe affaires sophistiquée et authentiquement Alaska : premium, confortable et pensée avec soin pour nos passagers », a déclaré Andrew Harrison, directeur commercial de la compagnie.

L’expérience culinaire fera partie intégrante de cette nouvelle offre. Les menus, élaborés en partenariat avec le chef Brady Ishiwata Williams, varieront selon la destination. Les vols vers Rome proposeront des plats d’inspiration italienne, tandis que ceux à destination de Séoul mettront à l’honneur la gastronomie coréenne. Le service dessert sera assuré par la marque artisanale Salt & Straw, originaire de Portland, alors que les kits de confort et de literie seront signés Filson, une marque emblématique du Nord-Ouest Pacifique.

Expansion européenne dès ce printemps

Le Seattle–Rome ouvrira le 28 avril, suivi de Seattle–Londres le 21 mai, puis Seattle–Reykjavik le 28 mai. Le vol vers Séoul est prévu dès le mois d’avril, tandis que Tokyo rejoindra le réseau à l’automne 2026. Ces nouvelles destinations s’inscrivent dans le cadre de l’adhésion d’Alaska Airlines à l’alliance Oneworld, célébrant cette année son cinquième anniversaire. Grâce à cette alliance, la compagnie relie désormais ses passagers à plus de 900 destinations dans le monde.

Derrière ce positionnement premium se cache un enjeu économique : diversifier ses revenus face à la pression du marché américain. La maison mère, Alaska Air Group, également propriétaire de Horizon Air et depuis peu de Hawaiian Airlines, affiche un chiffre d’affaires de 14,24 milliards de dollars sur douze mois, en hausse de 21%.

Une ambition mondiale affirmée

Avec cette nouvelle classe affaires et l’arrivée du Boeing 787 dans sa flotte, Alaska Airlines s’affirme désormais comme un transporteur à dimension mondiale, capable de rivaliser avec les autres compagnies nord-américaines sur le marché long-courrier. Le pari est ambitieux pour une marque historiquement régionale : réinventer son ADN premium « authentiquement Alaska » pour séduire les voyageurs internationaux, tout en consolidant sa présence sur la côte Ouest des États-Unis. « Nous avons entrepris de concevoir une expérience de classe affaires à la fois sophistiquée et authentiquement Alaska : haut de gamme, confortable et soigneusement pensée pour nos clients », a déclaré Andrew Harrison, vice-président exécutif et directeur commercial d’Alaska Airlines, dans un communiqué.

L’expérience globale offerte par le 787 d’Alaska Airlines sera nettement supérieure à celle de la classe affaires de ses Airbus A330, qui ne proposent pas les sièges de type suite, les portes pour plus d’intimité et les nouveaux équipements du 787. Les A330 sont d’anciens appareils d’Hawaiian Airlines utilisés par Alaska Airlines sur ses vols transpacifiques.

Alaska Airlines dévoile une nouvelle classe affaires pour ses vols vers l’Europe et l’Asie 1 Air Journal

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