La Chine s’est engagée à acheter 200 avions Boeing, un accord confirmé par l’avionneur américain au lendemain de la visite du Président Donald Trump à Pékin. Ce « premier lot » pourrait être suivi d’autres engagements si les discussions commerciales se poursuivent positivement entre Washington et Pékin.
Boeing a indiqué que l’accord porte sur un « engagement initial pour 200 appareils », sans détailler pour l’instant la répartition par modèles ni le calendrier précis des livraisons. L’avionneur parle d’une commande susceptible de concerner à la fois des monocouloirs et des gros-porteurs, alors que des médias évoquent depuis plusieurs mois des besoins chinois portant sur des 737 MAX ainsi que sur des 787 Dreamliner et 777X.
Dans un communiqué, Boeing salue « un déplacement en Chine rempli de succès » et affirme avoir atteint un objectif clé : « rouvrir le marché chinois aux commandes pour les avions de Boeing ». L’avionneur ajoute : « Cela comprend un engagement initial pour 200 appareils et nous nous attendons à ce que des engagements supplémentaires suivent cette tranche initiale ».
Le rôle de la visite de Donald Trump
Cet accord intervient à l’issue d’un déplacement de deux jours de Donald Trump en Chine, la première visite d’un président américain dans le pays depuis près de dix ans. Le sommet avec le dirigeant chinois Xi Jinping devait aborder plusieurs dossiers sensibles : tensions commerciales, différends autour de Taïwan, guerre au Moyen-Orient et équilibre des échanges entre les deux puissances.
Avant même la confirmation de Boeing, Donald Trump avait annoncé sur Fox News que la Chine avait accepté d’acheter « 200 gros » avions à l’avionneur américain, parlant d’un « engagement » de la part de Pékin. « L’une des choses qu’il a acceptées aujourd’hui, c’est d’acheter 200 avions (…) des Boeing, 200 gros », avait déclaré le Président américain après sa rencontre avec Xi Jinping à Pékin.
Un signal pour les relations sino-américaines
Pour Boeing, ce retour des commandes chinoises marque une étape importante sur un marché stratégique, après plusieurs années de ralentissement des livraisons et de concurrence accrue de l’avionneur européen Airbus. Assumant pleinement sa « diplomatie du business », Donald Trump y voit, lui, un succès diplomatique et économique. « C’est beaucoup d’emplois, beaucoup de travail pour les États-Unis », a-t-il souligné, en référence à la chaîne de production de Boeing et à son réseau de sous-traitants. Il a assuré également que cette commande d’avions Boeing pourrait « n’être qu’un début » si Washington et Pékin « continuent à bien travailler ensemble » sur les dossiers commerciaux.
En toile de fond, les analystes rappellent que le chiffre de 200 avions reste inférieur aux rumeurs de méga-commande qui circulaient ces derniers mois, évoquant jusqu’à 500 monocouloirs et 100 gros-porteurs ou plus. Mais ils notent qu’une confirmation publique de Boeing, adossée à une visite présidentielle, constitue déjà un signal fort d’apaisement dans une relation sino-américaine encore marquée par les différends tarifaires et technologiques.

©Boeing
Pas si Cool a commenté :
16 mai 2026 - 11 h 33 min
Un engagement n’est pas un contrat.
200 avions, c’est bien mais c’est qu’une lettre d’intention, voir un mot d’intention.
Les américains ont peut être “vendu la peau de l’Ours avant de l’avoir tué” !!
A voir… et à suivre.
Tilo a commenté :
16 mai 2026 - 12 h 51 min
L’une des raisons pour laquelle la chine n’a pas voulu 500 avions tout de suite c’est à cause des pièces de rechange, ils se méfie des américains imaginez-vous que si la chine aurait pris 500 avions et que les états fasse un embargo contre la chine le nombre de pièces d’avions de rechange qui sera bloqué ils se retrouveront avec 500 Boeing qui n’ont pas de pièces de rechange et donc cloués au sol.
Tilo a commenté :
16 mai 2026 - 11 h 40 min
Quoiqu’il en soit c’est une victoire pour Boeing car eux ne s’attendait pas à 500 avions ça c’est plutot Donald Trump qui voulait vendre autant d’avions, n’oubliez pas que pendant le mandat de Joe Biden Boeing s’attendait à une possible commande chinoise en 2028 pas en 2026 mais entre temps Donald Trump est revenu au pouvoir et la donne change donc oui 200 avions ont s’attendait à mieux mais la chine montre comme même qu’ils ne ferme pas la porte à Boeing malgré les tensions géopolitiques, ils ne faut pas comparés les commandes de Boeing et Airbus en chine les deux constructeurs ne sont pas dans la même situation Airbus est européen et l’europe n’a pas de tension avec la chine sans compter que Airbus à des usines en chine et emploi beaucoup d’ouvrier ingénieur mécanicien chinois là bas donc plus facile à vendre et livrés des avions. Boeing sert de bouc émissaire à la chine pour répondre aux états unis, en gros avant ils se disaient si vous nous emmerdez ont ne vous achètent plus de Boeing et ont boycottent vos produits d’importations .