Le fabricant français de sièges d’avion Expliseat a présenté au salon Aircraft Interiors Expo (AIX) son entrée sur le marché de la classe Business avec le nouveau TiSeat S. Ce siège, conçu initialement pour les jets régionaux, mise sur une réduction importante du poids grâce à l’utilisation de titane et de fibre de carbone.
Le TiSeat S cible en premier lieu des jets régionaux comme les Embraer E-Jet et les Mitsubishi CRJ. Il pourra ensuite être adapté aux monocouloirs Airbus A320 et Boeing 737. Conçu pour un pas à partir de 36 pouces, il offre une largeur d’assise de 20,5 pouces grâce à des accoudoirs optimisés.
Le siège se distingue par un dossier enveloppant, un repose-jambes mobile, une inclinaison confortable, un repose-tête ergonomique ainsi que des tablettes pour les boissons et les repas. Sa structure allège sensiblement la cabine tout en maintenant un niveau de confort et de durabilité adapté à un usage intensif.
Jusqu’à 40 % plus léger que les modèles concurrents
Selon Expliseat, lson TiSeat S est jusqu’à 40 % plus léger que les sièges Business conventionnels du marché. Couplé à la solution Economy TiSeat 2X, il permettrait des économies de poids allant jusqu’à 600 kg par appareil sur un jet régional, et plus du double sur un avion monocouloir. Ces gains contribuent à réduire la consommation de carburant et les émissions de CO₂.
Une cohérence entre les cabines Economy et Business
Le TiSeat S partage de nombreux composants avec la gamme Economy de l’équipementier. Cette approche permet de limiter les coûts de production, de maintenance et de formation pour les compagnies aériennes.
Amaury Barberot, Chief Executive Officer d’Expliseat, a déclaré : « Les passagers de classe Business attendent une expérience fluide et élevée tout au long de leur voyage. Avec le TiSeat S, nous appliquons notre technologie légère éprouvée pour proposer un produit premium qui allie confort, efficacité et cohérence sur toutes les plateformes d’avions. »
« Le segment de la classe Business régionale a connu très peu d’innovations au cours des 20 dernières années, et les compagnies aériennes s’en plaignent. Le TiSeat S s’aligne directement sur la tendance actuelle de premiumisation de l’expérience passager, en offrant une continuité entre les vols long-courriers et les correspondances régionales », a-t-il ajouté.
Premiers contrats aux États-Unis et certification en 2027
La certification du TiSeat S est prévue pour 2027, avec une disponibilité initiale en retrofit, puis en linefit. Ce lancement intervient alors que de nombreuses compagnies aériennes cherchent à améliorer l’expérience sur les vols régionaux tout en maîtrisant leurs coûts opérationnels et leur empreinte environnementale. Les visiteurs du salon AIX ont pu découvrir le siège sur le stand d’Expliseat à Hambourg. Les retours des compagnies aériennes alimenteront les prochaines étapes de développement de cette nouvelle famille de produits.
Expliseat a également annoncé à l’occasion du salon AIX ses deux premiers contrats portant sur le siège Economy TiSeat 2X avec des compagnies aériennes américaines, marquant son entrée sur le marché des États-Unis.

@Expliseat
beurk a commenté :
25 avril 2026 - 20 h 51 min
Toujours plus légers, toujours plus fins, toujours plus rigides… et au final, toujours plus inconfortables, avec toujours moins d’espace.
On aurait pu croire qu’avec les progrès technologiques, le confort des sièges d’avion se serait amélioré. C’est tout l’inverse. Les anciens sièges affaires et première d’Air France — Espace 127 (bleus) et Espace 180 (rouges) — étaient larges, moelleux, réellement confortables. Moins sophistiqués, certes, mais infiniment plus accueillants pour le corps.
Aujourd’hui, les fabricants semblent concevoir des sièges comme des coquilles vides : durs, étroits, standardisés à l’extrême.
En classe affaires, mes épaules touchent les parois, et l’assise évoque davantage une planche à pain qu’un siège premium. Le soi-disant “matelas” qu’on ajoute n’y change rien. Et pour preuve que le siège n’est pas confortable, puisqu’on y rajoute un pseudo matelas…
En court et moyen-courrier, la situation devient absurde : certains sièges en classe économique ne s’inclinent même plus. On vend du transport, plus du confort. Et le comble, c’est que les “jump-seats” des PNC, sur lesquels j’ai eu l’occasion de voyager — certes conçus pour d’autres contraintes et une meilleur protection contre les impacts — se révèlent plus supportables que ceux des passagers.
À force d’optimiser poids, densité et rentabilité, on a purement et simplement sacrifié l’essentiel : le confort humain et oublié que l’être humain grandit… mais curieusement pas les sièges..
De grâce, remettez de la matière, de la mousse, du tissu. Nos dos ne sont pas des variables d’ajustement.
POL a commenté :
26 avril 2026 - 10 h 02 min
Bonjour, votre remarque est pertinente mais elle ne prend pas en compte le paradigme moderne: faire voyager tout le monde (même ceux dont le salaire ne devrait pas donner accès aux vacances en avion) pour le moins cher possible (personne n’est choqué que le coût du taxi pour se rendre à Beauvais soit bien supérieur au coût d’un voyage en avion!).
Accepteriez-vous, pour un siège plus large et plus confortable de payer 1,5 voire 2 fois ce que vous payez aujourd’hui?
De votre réponse découlera l’épaisseur des sièges futurs.
Quand aux sièges PNC, heureusement qu’ils sont épais et confortables, nos collègues y restent entre 8 et 10 heures par jour là où un pax n’y reste tout au plus que 3 heures…
ahbon? a commenté :
27 avril 2026 - 9 h 23 min
Pourtant il ne devrait pas être antinomique de faire léger et confortable… par ailleurs “Beurk” décrit l’incomfort des sièges business et donc d’une classe de voyage qui est chère… Enfin aucun PNC ne passe des heures sur leur jump seat, puisqu’ils travaillent pendant la totalité du vol ou presque et qu’ils sont donc debout. Les seuls moments où les PNC sont sur leur jump seat sont lors des phases de roulage, décollage, atterrissage où lors des zones de turbulence. Sur les LC au moment des plages de repos, ils ne s’assieds pas mais sont dans un espace où ils peuvent s’allonger. Bref, vous racontez absolument n’importe quoi…
CdeO a commenté :
26 avril 2026 - 12 h 15 min
Tout à fait d’accord. Je viens de voyager aux US sur FlyBee en Premium. L’assise est tellement dure (et un peu affaissée) que pour le retour, j’ai acheté un coussin rempli de gel pour amortir le choc. Et ne parlons même pas du siège Premium type SNCF de Air France encore présent sur des diazines d’avions, véritable instrument de torture. Un conseil tout simple aux compagnies, faites voyager votre PDG pendant une dizaine d’heure sur le siège que vous envisagez d’acquérir. Et demandez lui son avis.
ahbon? a commenté :
27 avril 2026 - 9 h 25 min
Si tous les PDG avaient l’occasion de voyager sur les sièges mis à disposition de leurs passagers, ils ne prendraient plus jamais l’avion… (idem pour le PDG de la SNCF qui n’emprunterait plus jamais ses trains…).
Anna Stazzi a commenté :
26 avril 2026 - 13 h 59 min
Quel excellent commentaire !
Je partage pleinement votre avis.
Aucune compagnie ne procède à une amélioration du confort du pax.
Dès qu’une compagnie annonce un nouveau siège, je comprends qu’il sera moins confortable que l’ancien.
Le seul point important est le remplissage et la maximisation de la profitabilité.
Le confort du pax, toutes classes confondues, est un élément foncièrement secondaire.
Il n’y a aucune amélioration à attendre.
On regrette effectivement les Espace 127 et 180.
ahbon? a commenté :
27 avril 2026 - 9 h 29 min
A l’époque de la construction du 380, Airbus communiquait emplement sur le confort et l’espace exceptionnel qu’apporterait ce nouvel appareil… Airbus précisait même que les couloirs permettraient même le passage du trolley (commody) et d’un passager tellement ils (les couloirs) devaient être larges. Dernier exemple en date sur AF. Les Embraer de HOP sont progressivement équipés d’un nouveau siège. Il est encore plus inconfortable que les précédents (plus larges et en cuir) et AF en a profité pour rajouter un rang supplémentaire. Bref, à chaque étape et chaque nouveau modèle, l’inconfort est pire…