Transavia France, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, a confirmé dimanche 26 avril l’annulation de plusieurs vols programmés pour les mois de mai et juin 2026, invoquant la flambée des prix du kérosène provoquée par la crise géopolitique au Moyen-Orient. Ces annulations concernent « moins de 2% du programme de vols sur la période mai-juin », selon un porte-parole de la compagnie.
Le blocage du détroit d’Ormuz, détonateur de la crise
La décision de Transavia s’inscrit dans un contexte de tensions extrêmes sur le marché du kérosène aviation, conséquence directe du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Depuis les frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février 2026, suivies par la fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitait habituellement 20% du kérosène mondial, le prix du baril de kérosène, a plus que doublé. Les compagnies aériennes se retrouvent aujourd’hui face à une facture imprévue qui fragilise l’équilibre économique de certaines liaisons.
« En raison du contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient et de ses répercussions sur le prix du carburant d’aviation, Transavia France adapte son programme de vols et est contrainte de procéder à l’annulation de plusieurs vols prévus aux mois de mai et juin 2026 », a indiqué la compagnie dans un communiqué. Les passagers concernés sont informés individuellement par SMS et par e-mail. La compagnie leur propose trois options : un report sans frais supplémentaires, un avoir pour une réservation future ou un remboursement intégral du billet. « Pour la majorité des vols annulés, une solution de report dans les 24 heures est proposée », précise Transavia.
L’Europe sous la menace d’une pénurie généralisée
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a averti mi-avril que l’Europe ne disposerait plus que de six semaines de réserves de kérosène si les approvisionnements en pétrole restaient bloqués. « Je peux vous dire que nous entendrons bientôt la nouvelle que certains vols de la ville A à la ville B pourraient être annulés en raison du manque de kérosène », avait déclaré le directeur de l’AIE. Le Conseil international des aéroports d’Europe a alerté la Commission européenne sur le risque de pénuries dès début mai si les pétroliers ne recommençaient pas à emprunter la voie maritime d’Ormuz.
Si la situation devait s’aggraver, les autorités françaises ont indiqué disposer d’une marge de manœuvre. « Il n’y a aucune pénurie à l’heure où nous parlons », a assuré Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie. Elle a précisé que la France dispose d’environ 100 jours de stocks stratégiques de kérosène qui peuvent être libérés pour compenser d’éventuels problèmes de volume affectant les compagnies aériennes. « Ces stocks stratégiques sont initialement là pour pallier à des problèmes de volume et non pas à des problèmes de prix », a-t-elle toutefois rappelé.

TO PLUS a commenté :
27 avril 2026 - 7 h 10 min
En fait ce qu’il se passe est simple: TO ne remplit pas ses avions. Ils se disent bas tarif mais sont plus chers qu’une traditionnelle. Des pénuries, il n’y en a pas, et il n’y en aura pas. On le sait tous. Ils ont tellement augmenté leurs tarifs que les passagers vont voir ailleurs.
Alors ils accusent.
Alibi idéal.
CdeO a commenté :
27 avril 2026 - 9 h 12 min
Bobard! La groupe Air France a sécurisé les prix du carburant par des achats à terme. Les prix du kérosène qu’ils paient ont été gelés il y a des mois (donc au prix bas) et le seront encore pour des mois ou même des années. Tansavia ne fait qu’annuler des vols avec un taux de remplissage insatisfaisant. Galère pour les passagers. Mais ça, ils s’en fichent.
Bertlondon a commenté :
27 avril 2026 - 9 h 48 min
« Ces stocks stratégiques sont initialement là pour pallier à des problèmes de volume et non pas à des problèmes de prix »
Ne dit-on pas plutôt “pallier des problèmes de volume et non pas des problèmes de prix”?
C’est fou qd même que la porte-parole du gvt ne sache pas correctement s’exprimer en français !