Air Canada a reconnu, le 8 juin 2026, une irrégularité concernant l’un de ses anciens pilotes, promu commandant de bord sans détenir la licence requise.

Une anomalie détectée et signalée aux autorités

La compagnie nationale canadienne a confirmé qu’un de ses pilotes, récemment promu commandant de bord, opérait avec une licence de pilote professionnel (CPL) valide mais sans disposer de la licence de transport aérien (ATPL), pourtant obligatoire pour exercer en tant que commandant sur des avions de ligne selon la réglementation de Transports Canada. L’ATPL, certification la plus élevée pour les pilotes civils, nécessite la réussite d’examens théoriques supplémentaires ainsi qu’une expérience de vol significative. Son absence constitue donc une non-conformité réglementaire, même si elle ne préjuge pas directement des compétences opérationnelles du pilote.

Air Canada précise avoir immédiatement retiré l’intéressé de ses fonctions dès la découverte de l’irrégularité, avant de signaler volontairement le cas à Transports Canada. Le pilote n’est plus employé par la compagnie, tandis qu’une enquête criminelle est désormais en cours.

Sécurité maintenue, selon la compagnie

Dans sa communication, Air Canada insiste sur le fait que la sécurité des opérations n’a pas été compromise. La compagnie met en avant son système de formation continue particulièrement strict.

« Tout au long de son emploi chez Air Canada, l’individu concerné était un pilote pleinement formé, titulaire d’une licence commerciale valide, et il a satisfait, voire dépassé, les exigences des formations récurrentes, démontrant un haut niveau de compétence pour exploiter des avions de grande capacité », a déclaré la compagnie.

Les pilotes d’Air Canada sont soumis à des contrôles réguliers incluant une validation des compétences tous les six mois et un contrôle en vol annuel réalisé par un examinateur certifié par Transports Canada. Toutefois, la compagnie reconnaît que la détention des licences appropriées reste une composante essentielle du système de sécurité aérienne. «La conformité en matière de licences constitue une couche indispensable de l’approche multicouche de la sécurité aérienne », souligne-t-elle.

Renforcement des procédures internes

À la suite de cet incident, Air Canada a lancé un audit complet de son corps de pilotes, qui n’a révélé aucun autre cas de non-conformité. La compagnie indique avoir depuis renforcé ses procédures administratives, notamment en imposant la vérification physique des documents originaux délivrés par Transports Canada.

Cette évolution témoigne d’un durcissement des pratiques de conformité, dans un contexte où les compagnies aériennes sont soumises à une surveillance accrue des autorités.

Un cadre réglementaire strict au Canada

Selon Transports Canada, 18 infractions liées à l’exploitation d’un aéronef sans licence appropriée ont été recensées en Ontario en 2025, pour un total d’amendes atteignant 67 500 dollars canadiens (environ 49 000 dollars américains). Ce type d’écart, bien que rare dans les grandes compagnies, fait l’objet d’une attention particulière des autorités.

Dans le cas présent, les sanctions visent le pilote concerné, mais l’affaire met indirectement en lumière les mécanismes de contrôle interne des opérateurs. En raison des lois sur la protection de la vie privée et de l’enquête criminelle en cours, Air Canada indique ne pas pouvoir fournir davantage de détails.

Air Canada face à un cas de pilote sans licence adéquate : sécurité assurée, enquête en cours 1 Air Journal

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