La compagnie grecque SKY Express enregistre une nette progression de son activité sur le marché français au premier trimestre 2026, portée par l’attractivité persistante de la Grèce. Dans un contexte concurrentiel et marqué par la hausse des coûts, elle mise sur l’extension de son réseau et une politique tarifaire sans surcharge carburant.

Une croissance soutenue sur le marché France–Grèce

SKY express confirme son ancrage sur le marché français. Au premier trimestre 2026, la compagnie a transporté 27,1% de passagers supplémentaires entre la France et la Grèce par rapport à la même période en 2025, selon un communiqué. Cette progression s’accompagne d’une augmentation de 19,5% des capacités (en sièges offerts) et d’une hausse de 33,3% du chiffre d’affaires sur ce segment, traduisant à la fois une demande soutenue et une amélioration du rendement.

Cette dynamique s’inscrit dans une tendance plus large : la Grèce figure parmi les destinations les plus recherchées par les voyageurs français pour l’été 2026. Selon plusieurs analyses de la demande touristique citées par Atout France ou ForwardKeys, le pays bénéficie d’un positionnement favorable face à d’autres destinations méditerranéennes, notamment en termes de perception de sécurité, de diversité de l’offre et de rapport qualité-prix.

Lyon–Athènes, moteur de l’expansion

Parmi les facteurs de croissance, l’ouverture de la ligne Lyon–Athènes opérée à l’année apparaît déterminante. Cette liaison renforce l’accessibilité directe de la Grèce depuis une grande métropole régionale française, un axe encore relativement peu dense comparé à Paris. Plus largement, SKY Express étoffe progressivement son réseau français, avec une présence désormais établie à Paris-CDG, Lyon, Marseille, Nantes et Lille.

Pour la saison été 2026, la compagnie propose notamment :

  • Paris CDG–Athènes (quotidien, annuel)
  • Paris CDG–Héraklion (4 vols/semaine, prolongé jusqu’à fin novembre)
  • Lyon–Athènes (2 vols/semaine, annuel)
  • Lyon–Héraklion (2 vols/semaine, jusqu’à fin novembre)
  • Marseille–Héraklion (2 vols/semaine, saisonnier)
  • Nantes–Héraklion (2 vols/semaine, jusqu’à fin novembre)
  • Lille–Héraklion (1 vol/semaine, saisonnier)

La prolongation de plusieurs lignes vers Héraklion jusqu’à l’automne illustre une stratégie de désaisonnalisation, en phase avec l’évolution des comportements de voyage.

Un positionnement tarifaire sans surcharge carburant

Dans un secteur marqué par le retour des surcharges carburant, SKY Express affirme ne pas répercuter les hausses du prix du kérosène sur ses billets. « Le billet réservé par un passager est le prix final, sans frais liés au carburant ajoutés après l’achat », souligne Gerasimos Skaltsas, directeur commercial de SKY Express, dans un communiqué.

Cette politique, baptisée “Voyager sereinement avec SKY”, vise à renforcer la lisibilité tarifaire dans un contexte de volatilité des coûts. Elle constitue également un argument commercial face aux compagnies traditionnelles et low-cost, dont certaines ajustent régulièrement leurs tarifs via des suppléments.

Une stratégie fondée sur la connectivité domestique

Au-delà du trafic point-à-point, SKY Express capitalise sur son réseau domestique dense — 33 destinations en Grèce — pour alimenter ses lignes internationales.

Depuis Athènes, hub principal de la compagnie, les passagers peuvent rejoindre en moins d’une heure des destinations telles que Santorin, Mykonos, Rhodes ou La Canée. Ce modèle permet de capter une clientèle internationale en quête de connexions rapides vers les îles, en alternative aux liaisons maritimes souvent plus longues.

La compagnie exploite une flotte de 29 appareils, composée notamment d’Airbus A320neo/A321neo (14 exemplaires) et d’ATR 72-600 (10 exemplaires) et d’ATR 42-500, ce qui lui permet d’adapter ses capacités entre lignes domestiques et internationales. 

SKY Express accélère en France et mise sur l’attrait durable de la Grèce 1 Air Journal

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