Alors que le Maroc a déjà attiré 7,7 millions de touristes à fin mai 2026, en hausse de 7 % sur un an, les Français continuent de plébisciter la destination. Portée par une concurrence accrue entre compagnies aérienens et des promos régulières, la liaison France–Maroc compte parmi les plus abordables du marché hors pic estival, avec des allers-retours affichés à partir d’une soixantaine d’euros et une multitude d’offres sous la barre des 100 euros selon les comparateurs de vols.
Une fréquentation record en 2025
En 2025, le Maroc a franchi la barre symbolique mais significative des 20 millions d’arrivées internationales, en hausse spectaculaire de 14% par rapport à 2024. La France reste de loin le premier marché émetteur : plus de 5,7 millions de Français ont visité le Maroc l’année dernière, en hausse de 11% sur un an. Cette dynamique s’appuie notamment sur une offre aérienne dense et compétitive au départ de nombreuses villes françaises.
Après un début de printemps en demi-teinte en raison de l’attentisme des Français pendant la guerre au Moyen-Orient, le Maroc a retrouvé sa place dans le Top 5 des réservations de voyages à forfait chez le voyagiste Bourse des Voyages (BDV) : « Le grand retour du Maroc démontre que le critère du rapport qualité-prix et l’approche de l’été restent les principaux moteurs de décision » des vacanciers français, commente Caroline Gachet, directrice marketing & e-commerce de BDV. Et selon l’agence de voyages en ligne eDream, Marrakech (avec Ajaccio et Palma de Majorque) est en tête des destinations les plus réservées par les Français sur la période estivale.
Septembre, le bon plan des petits prix
Si les tarifs des billets d’avion augmentent fortement en période estivale, notamment en raison des déplacements de la diaspora marocaine, le reste de l’année offre de nombreuses opportunités de voyages à bas prix. Le mois de septembre apparaît comme une période particulièrement favorable, avec des températures plus modérées et une fréquentation touristique plus faible pour visiter le Royaume chérifien.
Hors vacances scolaires estivales donc, les compagnies aériennes à bas prix, easyJet, Ryanair, Transavia et Volotea, proposent des vols directs aller-retour à moins de 100 euros vers le Maroc. A partir des données de comparateurs tarifaires, Air-Journal a sélectionné une série de vols directs aller-retour au départ de Paris, Lyon, Bâle-Mulhouse, Toulouse, Nantes et Marseille à destination de nombreuses villes marocaines, que ce soit pour les découvrir elles-mêmes ou visiter l’arrière-pays en septembre prochain.
Au départ de Paris-Beauvais :
Paris BVA – Essaouira avec Ryanair du 11 au 18 septembre : 70 euros
Paris BVA – Agadir avec Ryanair du 15 au 23 septembre : 72 euros
Paris BVA – Tanger avec Ryanair du 8 au 15 septembre : 72 euros
Au départ de Paris-Orly/Paris-CDG :
Paris ORY – Marrakech avec Transavia du 21 au 29 septembre : 92 euros
Paris CDG – Agadir avec EasyJet du 15 au 22 septembre : 84 euros
Au départ de Lyon-Saint Exupéry :
Lyon – Essaouira avec EasyJet du 9 au 16 septembre : 60 euros
Lyon – Agadir avec EasyJet du 15 au 22 septembre : 73 euros
Lyon – Marrakech avec Transavia du 8 au 15 septembre : 80 euros
Au départ de Bâle-Mulhouse :
BSL – Tanger avec EasyJet du 8 au 15 septembre : 74 euros
Au départ de Toulouse :
Toulouse – Oujda avec Ryanair du 14 au 21 septembre : 52 euros
Toulouse – Tanger avec Ryanair du 18 au 25 septembre : 52 euros
Toulouse – Agadir avec Ryanair du 23 au 30 septembre : 72 euros
Au départ de Nantes :
Nantes – Marrakech avec Volotea du 17 au 24 septembre : 99 euros
Nantes – Fès avec Ryanair du 21 au 28 septembre : 87 euros
Nantes – Agadir avec Ryanair du 21 au 28 septembre : 98 euros
Au départ de Marseille :
Marseille – Tétouan avec Ryanair du 9 au 23 septembre : 50 euros
Marseille – Ouarzazate avec Ryanair du 11 au 18 septembre : 62 euros
Marseille – Tanger avec Ryanair du 17 au 24 septembre : 73 euros
Historiquement proches du Maroc, les voyageurs français continuent d’explorer de nouvelles destinations au-delà des circuits classiques. Cette tendance s’accompagne d’un intérêt croissant pour des expériences plus authentiques et des régions moins fréquentées.
Alors que Marrakech continue de capter la part la plus importante des touristes étrangers et qu’Agadir demeure le principal pôle balnéaire du pays, d’autres destinations émergent et offrent aux vacanciers des expériences diverses, parfois plus authentiques que dans certaines villes surfréquentées, comme Fès ou la médina de Marrakech, où le rabattage constant des marchands peut s’avérer éprouvant pour les visiteurs.
Dakhla, le Rif et les nouvelles destinations
À titre d’exemple, Dakhla s’impose aujourd’hui comme une destination tendance mais encore relativement confidentielle pour des vacanciers en quête de surf, de nature et de repos. Dans la région du Rif, le développement touristique s’appuie sur des acteurs locaux engagés dans la préservation des cultures et des modes de vie, tout en souhaitant les faire découvrir au reste du monde, attirant ainsi une clientèle à la recherche d’hospitalité et de charme préservés.
Parmi les voyageurs en quête d’authenticité et de liens avec les populations locales, les Français font souvent office d’éclaireurs. Précurseurs du tourisme européen au Maroc depuis plusieurs décennies, ils se tournent de plus en plus vers ces destinations émergentes, reflet d’une histoire de liens culturels particulièrement forte avec le Royaume chérifien.

@ONMT
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