Chez Airbus, la décision de porter à quatre jours par semaine la présence au bureau pour les salariés français déclenche une vive opposition syndicale. Plusieurs organisations syndicales ont appelé à des débrayages et à des manifestations, dénonçant un recul des acquis liés au télétravail et un manque de concertation.
La direction d’Airbus veut faire passer le minimum de présence sur site de deux ou trois jours à quatre jours par semaine pour certaines fonctions administratives et tertiaires, dont les ingénieurs. Les syndicats y voient une remise en cause de l’accord hybride signé en 2024 et estiment que la mesure a été décidée sans dialogue suffisant.
Jeudi dernier, la CGT a appelé à un rassemblement sur le site de Saint-Martin-du-Touch, près de Toulouse, et a évoqué une mobilisation devant les fenêtres du PDG Guillaume Faury. Le 8 juin dernier, le syndicat avait déjà lancé un appel à la grève pour protester contre une baisse moyenne (de 54 %) de la prime de participation versée au titre de l’exercice 2025.
FO, premier syndicat chez Airbus France, a demandé la suspension de toute révision des niveaux de télétravail, le temps d’obtenir des clarifications sur le cadre négocié en 2024. Dans une communication interne, FO rappelle que l’accord de télétravail signé en 2024 reste applicable jusqu’en août 2028, y compris pour les sites français.
De son côté, la CFDT n’exclut pas une action en justice, en invoquant un « manquement déloyal » à l’accord de 2024.
Argumentaire de la direction
Airbus met en avant la nécessité de renforcer la collaboration sur site et la cohésion des équipes pour répondre aux défis industriels, notamment les hausses de cadence et la complexité des programmes. L’avionneur souligne aussi que le télétravail restera possible, mais dans un cadre « ajusté » à ces impératifs, sans toutefois détailler précisément le nombre de jours qui resteront télétravaillables par métiers.
Inquiétudes des salariés
De leur côté, les syndicats relaient des préoccupations sur la qualité de vie au travail, le temps de trajet et l’équilibre vie professionnelle–vie personnelle, particulièrement dans des bassins comme Toulouse où les embouteillages sont chroniques. Certains représentants pointent le risque de démotivation et de perte d’attractivité pour les profils très qualifiés, alors que la concurrence sur les talents est forte dans l’aéronautique et le spatial.

@Airbus
SERGE13 a commenté :
27 juin 2026 - 9 h 02 min
Les syndicats: tout est dit…
Nom a commenté :
27 juin 2026 - 9 h 35 min
Comment aller dans le mur😂🤡
Pas si Cool a commenté :
27 juin 2026 - 10 h 07 min
Extraordinaire, ils ont un super boulot, on fait tout pour qu’il soit préservé, et eux, ils continuent de réclamer encore plus.
Tout le monde sait qu’en télétravail, la productivité est moindre. La tentation du placard à biscuits (Rangements, nettoyage, courses, allongements des temps repas et café, enfants, téléphone aux copains, ..).
Selon eux, être payé, recevoir ses primes, et ne rien faire serait le plus beau métier du monde..
Et lors de restriction de masse salariale, car elle coute trop cher par rapport à la productivité, il vont se plaindre de ces licenciements .
Il faudra inventer entre les pauses cafés, repas, pipi, cigarettes, photocopieuses, .. une pause “travail”.
FB a commenté :
27 juin 2026 - 10 h 38 min
Faut arrêter avec le télétravail !!!! Beaucoup de profession ne peuvent pas le faire, et personne ne va mourrir ! Si Airbus veut plus de présentiel, c’est qu’il y a des raisons, et la productivité est certainement incluse !!!