Le Cap‑Vert confirme sa montée en puissance comme destination soleil pour les Européens, en particulier les Français, avec des chiffres de fréquentation touristique au plus haut et un trafic aérien en forte croissance.
Composé de dix îles volcaniques au large du Sénégal, l’archipel offre un mélange de plages, reliefs escarpés et villages colorés, qui séduit autant les amateurs de balnéaire que de randonnée. En dix ans, la fréquentation touristique a plus que doublé, portée par la demande européenne pour des destinations sûres, accessibles et relativement abordables, à quelques heures de vol.
Déjà en pleine ascension, l’archipel profite aussi du contexte de crise au Moyen‑Orient, qui a perturbé les flux touristiques vers l’Asie, l’Afrique de l’Est et le bassin méditerranéen oriental : de nombreux voyageurs européens ont redirigé leurs vacances vers des destinations perçues comme sûres, ensoleillées et facilement accessibles, en Europe du Sud, aux Canaries, au Portugal, en Espagne et dans l’Atlantique — dont le Cap‑Vert.
Fréquentation record et poids du marché français
Le Cap‑Vert a accueilli plus de 1,24 à 1,25 million de visiteurs en 2025, soit une progression d’environ 6 à 10% sur un an et un nouveau record historique, selon les données de l’Instituto Nacional de Estatística (INE) du pays. Les nuitées dépassent désormais 6,1 millions, en hausse de plus de 8%, avec une durée moyenne de séjour qui atteint cinq nuits. Les marchés européens restent le moteur du développement touristique capverdien, avec le Royaume‑Uni en tête des pays émetteurs.
La France figure parmi les principaux marchés, occupant la deuxième place au départ de l’Europe et la quatrième à l’échelle mondiale, avec plus de 120 000 visiteurs et environ 460 000 nuitées en 2025. Cette clientèle française, majoritairement en séjour balnéaire, se concentre sur les îles de Sal et Boa Vista, mais commence à diversifier ses itinéraires vers Santiago, São Vicente ou Santo Antão.
Voyages organisés et agence réceptive
La géographie de l’archipel exige une bonne connaissance du terrain, ce qui rend vivement recommandé le recours à un voyagiste ou à une agence réceptive pour organiser un séjour accompagné au Cap‑Vert, surtout lorsqu’il combine plusieurs îles. La diversité des liaisons — ferries inter‑îles, vols intérieurs, transferts routiers — suppose une coordination précise pour optimiser les temps de trajet et limiter les aléas de correspondance ; une agence locale dotée d’une vraie expertise terrain maîtrise ces contraintes et sécurise la logistique.
Une agence réceptive basée sur place, comme Cap Vert Authentique du réseau byNativ, conçoit des voyages sur mesure, coordonne l’ensemble des déplacements et propose des hébergements adaptés au profil du voyageur, du circuit organisé de randonnée à Santo Antão au séjour balnéaire à Sal ou Boa Vista. Cap Vert Authentique s’appuie sur une expertise du terrain, une équipe francophone, une assistance 7 jours sur 7 avant, pendant et après le voyage organisé, et un interlocuteur dédié qui suit le dossier de A à Z. Cette agence locale francophone met en avant un voyage authentique et un tourisme responsable, labellisé ATR, tout en offrant des garanties juridiques relevant du droit français.
D’autres réceptifs comme Actour Cabo Verde, Altaï Cabo Verde ou l’agence Nobai proposent également des voyages sur mesure, axés sur la randonnée, les séjours nature ou les voyages sportifs, en couvrant l’ensemble des îles grâce à une logistique locale éprouvée. Ces agences locales travaillent avec des guides francophones ou anglophones, ce qui facilite la découverte d’expériences locales et authentiques pour les visiteurs francophones.
En complément de ces agences réceptives, plusieurs tour‑opérateurs classiques comme Fram et TUI distribuent le Cap‑Vert en France et en Europe, avec des séjours « all inclusive » (tout inclus) dans de grands resorts balnéaires ou des circuits accompagnés combinant plusieurs îles. Cette offre organisée rassure les voyageurs qui découvrent l’archipel pour la première fois : elle permet de déléguer la gestion des ferries, des vols domestiques et des transferts à des professionnels, tout en bénéficiant de garanties d’assistance et d’assurance, et de se concentrer sur l’essentiel : les paysages, les rencontres et les activités.
Cinq agences de voyages pour découvrir l’archipel
| Voyagiste | Point fort | Séjour proposé | Catégorie |
|---|---|---|---|
| Cap Vert Authentique | Expertise terrain, accompagnement de A à Z, expérience authentique, focus nature et rencontres. | Voyages sur mesure, séjours organisés multi‑îles | Agence réceptive locale francophone |
| Fram | Séjours balnéaires, formules tout inclus, circuits | Production généraliste, clubs et resorts, distribution large en agences et en ligne | Tour‑opérateur généraliste |
| Actour Cabo Verde | Forte spécialisation randonnée et découvertes culturelles | Circuits trekking, séjours nature, voyages sportifs | Réceptif spécialisé rando |
| Terres d’Aventure | Circuits de trek et rando en petit groupe, approche hors des sentiers battus | Circuits accompagnés en groupe, voyages organisés | Tour‑opérateur aventure |
| Ponant | Itinéraires premium, navires de petite capacité, escales culturelles et nature | Croisières d’exception autour des îles du Cap‑Vert | Compagnie de croisières haut de gamme |
Sal et Boa Vista en tête des arrivées
Sal reste la principale porte d’entrée touristique du pays, avec plus de la moitié des arrivées et des nuitées hôtelières, selon l’Instituto Nacional de Estatística (INE). L’île mise sur ses longues plages de sable blanc, les salines de Pedra de Lume, les bassins naturels de Buracona et des spots de kitesurf réputés, qui attirent une clientèle internationale à la recherche de soleil et de sports nautiques.
Boa Vista occupe la deuxième place avec plus de 20% des arrivées et près d’un tiers des nuitées, portée par ses dunes sahariennes, les plages de Santa Monica et Chaves, et l’observation des tortues marines. Santiago, où se trouvent la capitale Praia et la ville historique de Cidade Velha classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, consolide son rôle de pôle culturel et de hub de transport.
Diversité des îles et expériences authentiques
Au‑delà des grandes îles balnéaires, l’archipel se positionne sur des expériences plus variées, du trek à la découverte culturelle. Santo Antão est devenu une référence pour les randonneurs, avec ses vallées verdoyantes, ses cultures en terrasses et ses sentiers escarpés surplombant l’océan.
Fogo séduit les amateurs de paysages volcaniques, avec le Pico do Fogo qui culmine à 2 829 mètres et un environnement de coulées de lave et de vignobles. São Vicente, autour de Mindelo, mise sur son carnaval, ses musiques de morna et ses lieux culturels comme le Palais du Peuple, tandis que les petites îles de Maio, Brava ou São Nicolau offrent une atmosphère plus authentique et confidentielle, propice aux expériences locales au contact des habitants.
Vols, accessibilité et liaisons en hausse
Depuis la France, l’archipel est désormais desservi par plusieurs compagnies aériennes, avec des temps de vol autour de 6 à 6 h 30. Transavia France propose des vols directs depuis Paris‑Orly et certains aéroports de province vers Sal, Praia, Boa Vista ou São Vicente selon les saisons. La low cost française affiche des tarifs souvent attractifs à partir de 300 euros le billet d’avion aller-retour selon la période et la réservation anticipée.
Des compagnies comme TAP Air Portugal via Lisbonne, Royal Air Maroc via Casablanca ou Air Senegal via Dakar assurent des vols avec correspondance, souvent à partir d’environ 250 euros l’aller‑retour, tandis qu’EasyJet et Cabo Verde Airlines complètent l’offre depuis Lyon ou Marseille. Cette diversification des dessertes contribue à stabiliser les prix et à rendre la destination plus accessible.
Sur place, la compagnie aérienne locale CVSky assure des liaisons régulières entre les îles disposant d’aéroports (Santiago/Praia, Sal, São Vicente, Boa Vista, São Nicolau, Maio, Fogo, etc.), à l’exception de Santo Antão et Brava (desservies uniquement par ferry).
Pour accompagner cette croissance, le Cap‑Vert a engagé une modernisation rapide de ses infrastructures aéroportuaires, sous la houlette de VINCI Airports. La phase 1A des travaux, achevée en 2025, a mobilisé 80 millions d’euros pour la rénovation des pistes à Sal et São Nicolau, la modernisation des terminaux et l’installation de centrales solaires. Une nouvelle phase, d’un montant de 142 millions d’euros, a été lancée en janvier 2026 pour étendre les terminaux et améliorer les opérations sur sept aéroports, afin d’absorber la progression continue du trafic.
Prix, budget et saison idéale
Pour un touriste français, le coût de la vie au Cap‑Vert reste inférieur d’environ 30% à celui de la France, même si certains produits importés sont plus chers. Un budget quotidien de 70 à 140 euros permet de couvrir une pension locale, les repas et les déplacements, tandis qu’un séjour de 10 à 14 jours se situe généralement entre 1 800 et 3 500 euros par personne selon le niveau de confort.
La meilleure période pour voyager s’étend de décembre à mai, durant la saison sèche, avec un ensoleillement généreux et des températures stables autour de 25°C. La saison humide, d’août à octobre, apporte des pluies irrégulières qui verdissent les paysages, sans rendre la destination impraticable, et le faible décalage horaire d’une heure avec la France facilite les courts séjours.
Formalités d’entrée et pré‑enregistrement
Sur le plan réglementaire, le pays a durci en 2026 les conditions de visa pour certains ressortissants africains et asiatiques, désormais tenus d’obtenir un visa avant le départ. Les citoyens de l’Union européenne, dont les Français, restent toutefois exemptés de visa pour des séjours de tourisme jusqu’à 30 jours, une mesure en vigueur depuis 2019 qui n’a pas été modifiée.
En revanche, tous les voyageurs doivent désormais effectuer un pré‑enregistrement en ligne via la plateforme EASE avant leur arrivée, incluant le paiement de la Taxe de Sécurité Aéroportuaire, d’un montant d’environ 3 400 escudos, soit une trentaine d’euros pour un séjour de 30 jours. Cette procédure, recommandée au moins cinq jours avant le départ, vise à fluidifier les contrôles et sécuriser les flux passagers dans les aéroports de l’archipel.

@AJ/DR
Nico a commenté :
3 juillet 2026 - 14 h 59 min
Pas de visa mais 30e de “taxe de sécurité aéroportuaire”
Bah voyons. Une taxe qui devrait déjà être dans le billet d’avion. Bref. Un visa déguisé.