Les dernières données de l’Observatoire des vacances des Français, publiées par Les Entreprises du Voyage (EdV) à partir des données de la plateforme Orchestra, confirment un début de l’été 2026 sous le signe d’un léger repli des départs et des réservations en agences de voyages. Les départs en juillet 2026 sont en recul par rapport à 2025, avec moins de séjours organisés à forfait consommés malgré un budget moyen en légère hausse, tandis que les réservations de juillet apparaissent plutôt stabilisées en valeur, portées par un panier moyen plus élevé malgré des volumes en baisse.

Départs en juillet : un début d’été moins dynamique
À fin juillet 2026, les départs des Français en voyages organisés réservés chez les voyagistes affichent un net ralentissement par rapport à la même période de 2025, avec un nombre de dossiers en baisse d’environ 6% et un volume d’affaires en repli d’environ 4,5%. Le panier moyen progresse toutefois légèrement pour frôler 2 100 €, soit une hausse d’un peu plus de 1%, ce qui traduit une inflation modérée sur le prix des séjours et un niveau de dépense plus élevé par voyageur. Cette montée en gamme ne suffit cependant pas à compenser la contraction des volumes, confirmant la baisse de la demande déjà observée en juin et un marché estival moins dynamique qu’en 2025.

France en retrait, moyen‑courrier plus résilient
Les évolutions demeurent contrastées selon les zones géographiques : la France recule en volume d’affaires d’environ 4%, pénalisée par une baisse plus marquée du nombre de dossiers (–7%) malgré un panier moyen en hausse de 4%. Le moyen‑courrier résiste mieux, avec un repli limité du volume d’affaires d’environ 2% lié à une légère baisse des dossiers (–3%) partiellement compensée par un panier moyen en progression de 1%. Le long‑courrier reste la zone la plus fragilisée, avec une chute du nombre de dossiers proche de 18% et un volume d’affaires en baisse d’un ordre de grandeur similaire, malgré un panier moyen très légèrement orienté à la hausse.

Top 20 des destinations
Le Top 20 des destinations confirme la prépondérance de la France, qui demeure la première destination des vacanciers bien qu’en baisse d’environ 7% en nombre de dossiers. L’Espagne poursuit sa dynamique positive avec une croissance d’un peu plus de 4%, tandis que la Grèce, la Tunisie et l’Italie enregistrent des replis plus modérés, compris entre –3% et –9%. Sur le moyen‑courrier, l’Albanie se distingue par une progression spectaculaire de près de 300%, et le Maroc reste en croissance d’environ 6%, alors que la Turquie, le Portugal et l’Égypte accusent des baisses sévères. Sur le long‑courrier, les États‑Unis et la Tanzanie figurent parmi les marchés les plus en retrait, alors que le Japon, le Canada et la République dominicaine parviennent à conserver une dynamique légèrement positive.

Vacances estivales des Français : moins de départs et de réservations, mais des paniers en hausse chez les voyagistes 1 Air Journal

Top 20 des départs @EdV/Orchestra

Réservations de juillet : la valeur compense la baisse des volumes
Sur la période de réservations du 1er au 28 juillet 2026 en agences de voyages, le marché montre un contexte de stabilisation, avec un volume d’affaires quasi à l’équilibre par rapport à juillet 2025 (autour de –0,3%) mais un nombre de dossiers en recul d’environ 4%. La baisse des ventes est largement amortie par la progression du panier moyen, qui gagne environ 4% pour atteindre près de 1 909 €, signe d’une meilleure valorisation des séjours réservés. La saison est ainsi davantage soutenue par la valeur des dossiers que par les volumes, ce qui illustre une certaine résistance du marché malgré un léger recul des transactions.

Pas de basculement massif vers le « dernier moment »
Les comportements de réservation de voyages organisés ne traduisent pas le basculement attendu vers du « dernier moment » : les ventes conclues à moins de 30 jours du départ (late booking) représentent 47% des dossiers, soit une part en léger recul par rapport aux 48% de juillet 2025. Les réservations anticipées (early booking, plus de 90 jours avant le départ) s’établissent à environ 14% des ventes, légèrement en dessous du niveau de l’an dernier, ce qui montre une structure de marché très proche de 2025, sans accélération marquée des achats tardifs ou ultra‑anticipés.

Moyen‑courrier dynamique, long‑courrier sous pression
Là encore, les dynamiques varient selon les zones : le moyen‑courrier s’impose comme le segment le plus porteur avec un volume d’affaires en hausse de 5%, soutenu par une augmentation du nombre de dossiers (+3%) et un panier moyen en progression de 2%. La France connaît à l’inverse un recul de son activité, avec un volume d’affaires en baisse d’environ 6% et un nombre de dossiers en repli de 9%, malgré un panier moyen en hausse de 4% qui limite partiellement l’impact. Le long‑courrier demeure la zone la plus sous pression, avec un volume d’affaires en retrait d’environ 12% et des dossiers en baisse de 13%, la hausse de 2% du panier moyen ne suffisant pas à compenser la contraction des volumes.

Top 20 des réservations 
Dans le Top 20 des destinations en réservations de voyages organisés, la France conserve sa première place mais enregistre un recul proche de 10% en nombre de dossiers. L’Espagne (+5%), la Tunisie (+4%) et la Grèce (+2%) affichent, elles, une évolution positive, tandis que l’Albanie et la Finlande se distinguent sur le moyen‑courrier avec des progressions spectaculaires dépassant respectivement 300% et 100%. Le long‑courrier reste globalement à la peine : Maurice est l’unique destination du segment à afficher une forte croissance (environ +17%) parmi le Top 20, quand la République dominicaine, le Mexique ou encore les États‑Unis reculent nettement.

Vacances estivales des Français : moins de départs et de réservations, mais des paniers en hausse chez les voyagistes 2 Air Journal

Top 20 des réservations @EdV/Orchestra