Le vol Ryanair FR3912 reliant Bologne à Malaga, le 19 août, a finalement décollé dans la nuit avec plus de dix heures de retard. Un passager évoque une attente éprouvante à bord et au moins un malaise ; la compagnie attribue l’épisode à des conditions météorologiques défavorables et assure avoir fourni une assistance aux voyageurs.
Le départ du Ryanair FR3912, de Bologne vers Malaga, était prévu en fin d’après-midi du 19 août. Mais l’appareil n’a quitté l’aéroport italien qu’à 1h07, dans la nuit du 19 au 20 août, selon la réponse communiquée par la compagnie à plusieurs médias italiens. La date mérite d’être précisée : certains récits ont ensuite évoqué le 20 août, en raison du départ et de l’arrivée intervenus après minuit. Sur Facebook, l’un des passagers, Massimo Cedrini, a raconté avoir embarqué vers 16h45 pour un vol programmé autour de 17 heures. Il affirme que les voyageurs sont restés dans l’avion durant de longues heures, sans possibilité de débarquer. « Nous sommes restés de 16h45 jusqu’à 2 heures du matin enfermés dans l’avion », écrit-il. Son témoignage, relayé notamment par le Corriere di Bologna.
Un passager évoque des malaises
Dans son message, Massimo Cedrini dénonce des conditions d’attente difficiles, évoquant une disponibilité limitée de nourriture et de boissons : « Ils nous ont fait rester dans l’avion, sans possibilité de descendre et pratiquement sans nourriture. » Il dit également que « trois personnes se sont évanouies » et qu’une ambulance est intervenue.
Ryanair ne confirme pas ce bilan. La compagnie indique qu’« un passager s’est senti mal à bord », que l’équipage a demandé une assistance médicale et que la personne concernée a été examinée par le personnel sanitaire de l’aéroport, qui l’a ensuite déclarée apte à voyager.
Ryanair invoque la météo et un créneau de départ
Dans sa réponse, Ryanair attribue le retard à des « conditions météorologiques défavorables », « totalement indépendantes de notre contrôle ». Le transporteur précise que ces perturbations auraient affecté les opérations de l’ensemble des compagnies desservant l’Italie ce jour-là. La low cost justifie le maintien des passagers à bord par la nécessité d’être prête à partir dès l’obtention d’un créneau de décollage. « Les passagers sont restés à bord […] afin d’être prêts à partir dès qu’un créneau de décollage serait disponible », explique-t-elle, reconnaissant que l’attente « s’est prolongée plus longtemps que prévu ». Ryanair assure par ailleurs que les points de vente à bord avaient été ouverts, afin de permettre l’accès à des collations et à des boissons.
Retard météo et droit à assistance
Les conditions météorologiques défavorables peuvent constituer une « circonstance extraordinaire » au sens du règlement européen 261/2004, susceptible d’exonérer une compagnie du versement d’une indemnisation forfaitaire, sous réserve de son appréciation au cas par cas. Elles ne la dispensent pas, en revanche, de son obligation d’assistance : boissons, restauration en fonction du délai, communications et, si nécessaire, hébergement doivent être proposés aux passagers touchés par une forte perturbation.

MOL merci a commenté :
27 août 2026 - 17 h 25 min
Oui mais en mesures compensatoires les ventes étaient ouvertes à bord .On pouvait donc avoir un verre d’eau . En payant bien sur .