Korean Air a été condamnée à une amende de 10 millions de wons — environ 7 400 dollars — après qu’un bus de piste a acheminé par erreur 52 passagers arrivant de Tokyo-Haneda vers le terminal domestique de l’aéroport de Séoul-Gimpo. Quatre d’entre eux ont pu quitter l’aéroport avant d’accomplir les formalités d’immigration, une défaillance qui met en lumière l’importance des procédures de séparation des flux internationaux et domestiques.
Korean Air sanctionnée après l’erreur d’un bus piste à Gimpo
Un simple mauvais itinéraire sur les pistes de Gimpo s’est transformé en incident de sûreté aérienne. Le 7 juin, les passagers du vol KE2106 de Korean Air, en provenance de Tokyo-Haneda, avaient été répartis dans plusieurs bus de piste afin de rejoindre le terminal international de l’aéroport de Gimpo, situé à l’ouest de Séoul. L’un de ces véhicules, transportant 52 personnes, s’est toutefois dirigé vers le terminal consacré aux vols intérieurs.
Ne réalisant pas qu’ils avaient été déposés au mauvais endroit, les voyageurs internationaux ont pénétré dans le bâtiment parmi les passagers arrivant d’autres vols domestiques. Quatre d’entre eux ont même quitté l’aéroport sans avoir franchi le contrôle d’immigration, selon les informations rapportées par plusieurs médias sud-coréens. Ils se sont ensuite présentés à nouveau à l’aéroport pour régulariser leur entrée sur le territoire.
Une défaillance de sûreté, pas seulement une erreur logistique
Le ministère sud-coréen du Territoire, des Infrastructures et des Transports (MOLIT) a considéré que l’épisode constituait une violation des règles de sûreté aérienne. Il reproche à la compagnie de ne pas avoir correctement appliqué son propre dispositif de sûreté lors de l’acheminement des passagers entre l’avion et l’aérogare, et lui a infligé une sanction administrative de 10 millions de wons.
Lorsqu’un avion stationne au large, les bus de piste ne sont pas de simples navettes : ils constituent un maillon du parcours contrôlé imposé aux passagers internationaux. À Gimpo, où coexistent un important trafic intérieur et des liaisons internationales régionales — notamment vers Tokyo-Haneda, Osaka-Kansai, Taipei ou Shanghai — la séparation physique des flux est indispensable jusqu’aux contrôles de police aux frontières, d’immigration et de douane.
Selon SBS, aucun personnel n’était alors présent au terminal domestique pour encadrer l’arrivée inopinée de ces voyageurs internationaux. Korean Air a dû rechercher les passagers encore présents, notamment dans la zone de livraison des bagages domestiques, avant de les reconduire vers le terminal international afin qu’ils accomplissent les formalités requises.
Korean Air promet une révision des procédures
La compagnie attribue l’erreur au conducteur employé par son prestataire d’assistance au sol. « Il a été confirmé que le chauffeur du bus de piste de l’entreprise d’assistance avait emprunté par erreur un itinéraire ne correspondant pas à la procédure d’arrivée internationale », a déclaré Korean Air.
Le transporteur affirme avoir engagé, dès la découverte du problème, les démarches nécessaires avec les autorités aéroportuaires pour soumettre les passagers concernés aux contrôles d’immigration. Il assure également prendre l’affaire « très au sérieux » et revoir ses procédures opérationnelles sur site, tout en mettant en œuvre des mesures destinées à éviter une répétition de l’incident.

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11 septembre 2026 - 17 h 02 min
En France, l’amende est généralement de 750 euros par passager. Là, ça fait 1850 dollars par pax si on compte qu’il n’y a eu que 4 qui sont passés à travers ou 142 dollars par pax si on prend la totalité du bus, ce qui ne serait pas cher dans ce cas.