Les États-Unis imposent une nouvelle déclaration sanitaire aux voyageurs embarquant sur un vol international à destination du pays. À compter du 3 novembre 2026, chacun devra attester ne pas avoir été présent en République démocratique du Congo au cours des 21 jours précédents. Cette mesure de prévention contre Ebola concerne toutes les nationalités, y compris les Américains, ainsi que les passagers en correspondance.
Une entrée en vigueur le 4 novembre au matin en France
L’obligation a été annoncée par les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), dans une ordonnance signée le 22 octobre. Elle s’applique aux vols décollant d’un pays étranger vers les États-Unis à partir du 3 novembre à 23 h 59, heure de l’Est américain, soit le 4 novembre à 5 h 59 à Paris. C’est donc l’heure du départ du vol vers les États-Unis, et non celle de son arrivée, qui déterminera l’application de la mesure.
Le texte initial prévoit son maintien jusqu’au 18 décembre 2026 à 23 h 59, heure de l’Est américain. Ce calendrier pourra être modifié par les autorités sanitaires en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.
Une déclaration sur les déplacements, pas un certificat médical
Le formulaire impose de confirmer l’absence de présence en République démocratique du Congo, la RDC, pendant les 21 jours précédant l’embarquement. Selon les CDC, cette durée correspond à la période maximale d’incubation de la maladie à virus Ebola.
« Cette attestation est exigée comme mesure de santé publique destinée à réduire le risque d’introduction d’Ebola aux États-Unis par le transport aérien », explique l’agence sanitaire, selon une traduction de son site officiel. Le document porte donc sur les déplacements récents du voyageur : il ne constitue ni un examen médical ni un certificat garantissant l’absence de maladie.
La notion de présence en RDC est large. Elle comprend un séjour ou un passage par voie aérienne, terrestre ou maritime. Une simple correspondance dans un aéroport congolais compte également, même sans quitter l’aéroport ou descendre de l’avion.
Un formulaire individuel, y compris pour les enfants
Chaque voyageur devra disposer de sa propre attestation. Une déclaration unique ne pourra pas couvrir une famille ou un groupe. Pour les moins de 18 ans, un parent, un tuteur ou une autre personne autorisée devra signer au nom de l’enfant.
Une personne autorisée pourra également remplir et signer le document pour un voyageur dont le handicap empêche d’accomplir lui-même cette démarche. Les CDC précisent que les passagers ne sont pas obligés de conserver une copie après l’avoir remise au transporteur.
Un formulaire officiel à remplir est disponible sur le site de l’agence. Il est actuellement proposé en anglais. Les compagnies aériennes peuvent fournir des traductions, mais restent responsables de leur exactitude.
Tous les voyageurs concernés, même en transit
L’obligation s’appliquera indépendamment de la nationalité et du pays de départ. Un passager français embarquant à Paris devra donc fournir l’attestation même s’il n’a jamais voyagé en Afrique. Les citoyens américains et les résidents permanents titulaires d’une carte verte sont également concernés.
Les voyageurs effectuant uniquement une correspondance aux États-Unis pour rejoindre un autre pays devront eux aussi remplir le document. La mesure couvre les vols commerciaux, l’aviation générale et les appareils privés, y compris les départs depuis un aéroport disposant d’un précontrôle américain. Elle ne s’applique pas aux entrées par voie terrestre ou maritime.
Une ordonnance modificative du 28 octobre précise que l’exigence concerne aussi les équipages des avions de passagers et de fret, qu’ils soient en service ou en déplacement de mise en place. Les CDC indiquent que leurs instructions techniques et leur foire aux questions seront actualisées pour intégrer cette précision.
Sans attestation, l’embarquement sera refusé
Les compagnies aériennes et les autres exploitants devront vérifier, avant ou au moment de l’embarquement, que chaque personne concernée a rempli et signé sa déclaration. « Les passagers qui ne signent pas d’attestation ne seront pas autorisés à embarquer sur un vol à destination des États-Unis », préviennent les CDC.
Le document pourra être remis sur papier ou au format numérique. Les CDC autorisent notamment les signatures électroniques authentifiées et les dispositifs de validation numérique permettant d’identifier le déclarant. L’agence recommande d’intégrer cette démarche à l’enregistrement ou à l’embarquement dans le dernier aéroport étranger avant le vol vers les États-Unis.
Les transporteurs devront conserver une copie des attestations pendant au moins 42 jours après l’arrivée du vol, selon les instructions techniques publiées par les CDC. Ils devront pouvoir les transmettre aux autorités américaines sur demande, notamment dans le cadre d’une enquête sanitaire.
Après un passage en RDC, un délai d’attente s’impose
Les voyageurs ayant été présents en RDC au cours des 21 jours précédents ne pourront pas embarquer vers les États-Unis, sauf exemption délivrée par les autorités américaines. Les exceptions prévues concernent notamment certains transports médicaux autorisés et des situations humanitaires ou relevant d’autres considérations gouvernementales importantes.
Les CDC détaillent le calcul du délai : le jour du départ de RDC constitue le jour zéro, puis le premier jour calendaire complet passé hors du pays constitue le jour un. L’embarquement vers les États-Unis devient possible à partir du jour 22, sous réserve de satisfaire aux autres conditions de voyage.
Cette déclaration sanitaire s’ajoute aux formalités habituelles. Elle ne remplace ni le passeport, ni l’ESTA, ni le visa éventuellement requis. Les voyageurs devront donc vérifier auprès de leur compagnie aérienne comment remettre le document avant leur départ.

@CDC

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