Avec l’ouverture d’une liaison Athènes-Lyon assurée toute l’année deux fois par semaine, la compagnie grecque Sky Express consolide son implantation en France et offre à la région Auvergne‑Rhône‑Alpes un accès direct à Athènes et à l’ensemble du réseau domestique grec, dans un contexte de forte appétence pour la destination Grèce.
Depuis le 15 décembre 2025, Sky Express relie Lyon‑Saint‑Exupéry à l’aéroport d’Athènes‑Elefthérios‑Venizélos à raison de deux vols hebdomadaires, les lundi et vendredi, en exploitation annuelle. Lyon devient ainsi la deuxième porte d’entrée de la compagnie en France, après Paris‑Charles‑de‑Gaulle, desservi quotidiennement depuis 2021. Cette route rentre en concurrence avec Aegean Airlines en saison estivale et easyJet (à l’année).
La nouvelle ligne répond à une demande jugée « croissante » sur les segments loisirs comme affaires entre la région Auvergne‑Rhône‑Alpes et la Grèce, portée à la fois par le dynamisme touristique de la destination et par les échanges économiques. « Cette ligne ouvre un accès direct et performant à l’ensemble de la Grèce grâce à notre hub d’Athènes et à notre réseau domestique », souligne Jean Brajon, directeur général France de Sky express, qui voit dans Lyon–Athènes « une étape clé dans le développement de Sky express en France ».
Une soirée de lancement très orientée B2B à Lyon
Pour marquer ce lancement, Sky Express a réuni, mardi 24 février à Lyon, plus de 130 professionnels du tourisme, partenaires institutionnels et médias spécialisés lors d’une soirée organisée avec l’Office National Hellénique du Tourisme, Aéroports de Lyon et la chaîne hôtelière grecque Domes. Tour‑opérateurs, agences de voyages, entreprises et acteurs institutionnels étaient conviés autour d’un objectif clair : accroître la visibilité de la destination Grèce sur le marché lyonnais et consolider les opportunités commerciales offertes par cette nouvelle desserte.
L’Office National Hellénique du Tourisme a insisté sur l’attractivité d’une Grèce désormais promue comme destination « quatre saisons », tandis qu’Aéroports de Lyon a mis en avant « l’importance stratégique » de cette route pour le développement de son offre internationale. Partenaire premium de la soirée, la chaîne Domes a, de son côté, défendu une offre hôtelière haut de gamme alignée sur le positionnement qualitatif de la compagnie. Sky express entend ainsi affirmer sa proximité avec la distribution B2B, via son portail agences dédié, une forte présence GDS et un support commercial présenté comme personnalisé.
Un hub athénien ouvrant sur 33 destinations domestiques
Au‑delà du simple point‑à‑point Lyon–Athènes, l’enjeu pour la compagnie est de capter le trafic de correspondance vers les îles grecques et les grandes villes régionales, cœur de son modèle. Sky express revendique en effet le réseau domestique le plus étendu du marché grec, avec 33 destinations intérieures desservies depuis Athènes.
Depuis Lyon, les passagers peuvent ainsi rejoindre, via Athènes, les Cyclades (Mykonos, Santorin, Paros, Naxos, Milos), la Crète (Héraklion, La Canée), le Dodécanèse (Rhodes, Kos), la Grèce du Nord (Thessalonique, Corfou, Chios) ou encore Chypre, via Larnaca. Cette logique de hub s’inscrit dans une stratégie plus large : Sky express dessert désormais 27 destinations internationales, après l’ouverture récente de routes vers Lyon, Hambourg, Tel‑Aviv, Düsseldorf ou Tirana, en complément de ses 33 destinations domestiques.
Pour Lyon‑Saint‑Exupéry, cette liaison vient enrichir un réseau de plus de 140 destinations et renforce la présence de la Grèce, déjà bien représentée en saison estivale. Dans un contexte où les aéroports régionaux misent sur la connectivité internationale comme levier de croissance, l’arrivée d’un nouvel acteur grec sur la plate‑forme lyonnaise confirme la montée en puissance des flux entre la France et la Méditerranée orientale.
Une flotte jeune et des appareils de nouvelle génération
Fondée en 2005, Sky express s’est imposée comme un acteur de premier plan du transport aérien grec, avec une stratégie à mi‑chemin entre low‑cost et compagnie traditionnelle, que la marque préfère définir comme « best value ». Selon son communiqué, la compagnie opère aujourd’hui la « flotte la plus jeune de Grèce », composée notamment d’Airbus A320neo et A321neo, ainsi que d’ATR 72‑600, et met en avant la réduction de l’empreinte carbone par passager et le confort accru qu’offrent ces monocouloirs de nouvelle génération.
Selon Sky express, la flotte compte désormais 29 appareils, dont 15 Airbus de la famille A320, après la réception d’un nouvel A320neo à l’automne 2025. Les Airbus sont équipés de moteurs CFM Leap‑1A, permettant jusqu’à 20% de réduction de la consommation de carburant et des émissions de CO2, ainsi qu’une baisse sensible des émissions de NOx et du bruit. Les ATR, de leur côté, offrent une solution particulièrement adaptée aux aéroports régionaux grecs, avec environ 45% d’émissions de CO2 en moins par rapport à des jets régionaux comparables.
Positionnée sur un modèle « best value », la compagnie propose l’enregistrement gratuit en ligne et à l’aéroport, des grilles tarifaires pensées pour les clientèles loisirs et affaires, ainsi qu’une classe affaires « BLISS » sur ses vols au départ et à destination d’Athènes. Sky express insiste également sur ses efforts en faveur d’une aviation plus durable, en combinant acquisition d’appareils récents et recours progressif aux carburants d’aviation durables (SAF).
Une opportunité pour le tourisme et le travel management
Pour les professionnels du tourisme et les entreprises de la région, la ligne Lyon–Athènes offre une alternative supplémentaire face aux grands groupes déjà présents sur l’axe franco‑grec. L’exploitation à l’année, et non plus seulement en haute saison, constitue un argument clé pour les tour‑opérateurs souhaitant étaler la programmation sur l’ensemble de l’exercice, mais aussi pour les agences de voyages d’affaires en quête de solutions vers Athènes et au delà. « Nous avons hâte d’accueillir davantage de passagers lyonnais à Athènes, puis vers notre vaste réseau domestique », a rappelé Jean Brajon, en écho à la dynamique observée sur Paris‑CDG depuis 2021.

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