La trêve conclue entre Israël et le Hezbollah relance progressivement le trafic aérien à Beyrouth, la capitale libanaise, avec le retour annoncé de plusieurs compagnies aériennes étrangères autour de la fin avril.

Alors que l’aéroport Rafic-Hariri de Beyrouth était resté techniquement ouvert pendant la phase la plus tendue du conflit, l’essentiel du trafic international reposait sur la seule compagnie nationale, Middle East Airlines (MEA), qui a maintenu un programme réduit et ajusté au jour le jour en fonction du risque sécuritaire et des contraintes d’assurance.

Cette continuité a permis de préserver un minimum de connectivité, notamment vers l’Europe et quelques capitales régionales, même au plus fort des tensions.

Emirates, EgyptAir et le retour des compagnies du Golfe
Dans ce contexte d’accalmie relative, Emirates et EgyptAir ont annoncé leur retour à Beyrouth à partir de la fin avril, malgré les incertitudes entourant la trêve.

Selon les informations publiées par la presse libanaise, Emirates prévoit de rétablir une liaison régulière entre Dubaï et Beyrouth, tandis qu’EgyptAir relancera ses vols au départ du Caire, reprenant ainsi un corridor clé pour la diaspora et les voyageurs de correspondance vers l’Afrique et l’Europe.

D’autres compagnies aériennes du Golfe s’étaient déjà repositionnées sur le marché libanais dès les premiers signes d’accalmie, à commencer par Qatar Airways, qui a officialisé la reprise de ses liaisons avec une fréquence quotidienne appelée à augmenter progressivement.

Turkish Airlines, Pegasus, Iraqi Airways et les autres
Le mouvement ne concerne pas uniquement les grands transporteurs du Golfe. Dès les premières semaines suivant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, plusieurs compagnies aériennes ont inscrit à nouveau Beyrouth dans leurs programmes, souvent de manière progressive, avec des fréquences limitées au départ.

Parmi les transporteurs ayant officialisé ou amorcé leur retour vers l’aéroport international de Beyrouth figurent notamment Turkish Airlines, qui a annoncé la reprise de ses vols à partir de début décembre, avec une montée en puissance graduelle; Pegasus Airlines, autre compagnie turque, réintégrée dans le programme d’arrivées et de départs de l’aéroport de Beyrouth; et Iraqi Airways, qui a informé les agences de voyages libanaises de la reprise de ses liaisons entre Bagdad et Beyrouth.

Egalement, FlyDubai, Jazeera Airways, Air Arabia, Etihad Airways, Kuwait Airways, Cyprus Airways ou encore SundAir, ont remis progressivement Beyrouth à leur réseau, souvent à raison de quelques vols hebdomadaires avant d’envisager une offre plus dense.

Du côté européen, Air France a par exemple fait savoir qu’elle reprendrait ses vols entre Paris-Charles de Gaulle et Beyrouth à partir de fin juin, après une phase de suspension liée à la dégradation sécuritaire dans la région.

Ce retour progressif traduit un regain de confiance prudent, nourri par la baisse des risques immédiats mais constamment conditionné à l’évolution de la situation au Liban et à ses frontières.

Beyrouth reconnectée : reprise prudente du trafic aérien après la trêve entre Israël et le Hezbollah 1 Air Journal

©Ian Lim