Le Président américain Donald Trump a déclaré hier que la Chine avait accepté d’acheter 200 avions au constructeur américain Boeing. Cette annonce intervient à l’issue de sa rencontre avec le président chinois Xi Jinping à Pékin.
Dans un extrait d’interview diffusé sur la chaîne Fox News, Donald Trump s’est félicité de cet accord : « L’une des choses qu’il [Xi Jinping, ndlr] a acceptées aujourd’hui est d’acheter 200 avions (…). Des Boeing. 200 gros. Je pense que c’est un engagement », a-t-il affirmé. « Boeing en voulait 150, ils en ont obtenu 200 », a-t-il ajouté selon des propos rapportés par Reuters.
Une commande en deçà des attentes
Cette annonce, bien que positive pour Boeing, a déçu les investisseurs. Le marché anticipait une commande beaucoup plus importante, de l’ordre de 500 appareils, incluant notamment des monocouloirs 737 MAX et des gros-porteurs 787 Dreamliner et 777X.
Conséquence : l’action Boeing a chuté ce matin de plus de 5 % à la Bourse de New York, enregistrant sa plus forte baisse en une séance depuis six mois. Le patron de Boeing, Kelly Ortberg, faisait partie de la délégation américaine accompagnant le président Trump. Boeing n’a pas immédiatement réagi à cette annonce. La Maison Blanche n’a pas non plus fourni davantage de détails sur les modèles précis ou le calendrier de cette commande.
Contexte d’une visite à haut risque
Cette visite de trois jours de Donald Trump en Chine, accompagnée d’une importante délégation de chefs d’entreprise américains, visait notamment à relancer les relations commerciales entre les deux premières économies mondiales, marquées ces derniers mois par des tensions douanières. Une « diplomatie du business » entièrement assumé par le Président américain.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, avait laissé entrevoir des « grosses commandes » pour Boeing avant l’annonce. Boeing reste le premier exportateur américain et une commande chinoise représente un enjeu stratégique majeur pour l’avionneur. Pour l’heure, aucune confirmation officielle n’a été émise par les autorités chinoises ni par Boeing elle-même. Les observateurs attendent désormais des précisions sur les modalités concrètes de cet engagement.
Cette commande, même inférieure aux espérances initiales, pourrait néanmoins marquer une étape importante dans la détente commerciale entre Washington et Pékin.

@Eric/DR
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