Le département américain des Transports (DoT) a délivré à Riyadh Air une autorisation de transporteur aérien étranger, permettant à la jeune compagnie saoudienne d’ouvrir des liaisons régulières et charters entre Riyad et les États‑Unis.

Ce feu vert intervient alors que la flotte de Boeing 787‑9 de la compagnie se renforce rapidement et que son réseau doit atteindre 22 destinations d’ici début 2027, dans le cadre de la stratégie saoudienne visant à faire de la capitale un hub mondial.

Le feu vert du département américain des Transports

Selon une décision rendue publique le 16 juin, le DoT a accordé à Riyadh Air une autorisation lui permettant d’exploiter des services réguliers et non réguliers entre l’Arabie saoudite et les États‑Unis, après un dépôt de demande au mois de mai. L’autorité américaine souligne que cet octroi est « conforme à l’intérêt public ».

Cette autorisation s’inscrit dans la procédure classique de délivrance de « foreign air carrier permit » aux transporteurs non américains, préalable indispensable à toute exploitation de lignes transatlantiques commerciales. Riyadh Air avait officiellement saisi le DoT début mai afin d’obtenir à la fois ce permis et des exemptions lui permettant d’opérer des vols réguliers et charters entre Riyad et plusieurs grandes villes américaines.

Les États‑Unis, marché prioritaire pour Riyadh Air

Le marché américain fait partie des priorités affichées par la direction de Riyadh Air, en particulier la côte Est, mentionnée de longue date comme cible de la première vague de liaisons long‑courriers. Dans des déclarations récentes, son directeur général Tony Douglas a insisté sur l’importance de l’Atlantique Nord pour la montée en puissance de la nouvelle compagnie, qui ambitionne de connecter la capitale saoudienne à plus de 100 destinations à l’horizon 2030.

Pour l’heure, le calendrier précis de lancement des liaisons vers les États‑Unis n’a pas été détaillé, mais l’obtention de l’autorisation américaine permet désormais à Riyadh Air d’inscrire des vols dans ses programmes à terme. Des documents de procédure évoquaient dès le dépôt de la demande la volonté de relier directement Riyad (King Khalid International) à plusieurs métropoles américaines, dans le cadre d’un réseau initial qui couvre aussi l’Europe, le Moyen‑Orient et l’Asie.

Une flotte de 787‑9 en rapide montée en puissance

Sur le plan opérationnel, Riyadh Air s’appuie sur le Boeing 787‑9 Dreamliner comme colonne vertébrale de sa flotte long‑courrier. Le constructeur américain a livré début juin les deux premiers 787‑9 de la compagnie, suivis d’un troisième appareil quelques jours plus tard, la jeune compagnie visant une cadence d’environ un 787‑9 par mois pour soutenir son expansion.

Au total, Riyadh Air dispose d’un plan de flotte portant sur jusqu’à 72 787 (39 fermes et 33 options), complétés par une commande pouvant aller jusqu’à 50 Airbus A350‑1000 et 60 A321neo pour la desserte des marchés moyen‑courrier et domestiques. Cette combinaison doit permettre de déployer des capacités significatives sur les grands axes intercontinentaux, notamment vers l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Nord, tout en alimentant le hub de Riyad avec un réseau régional plus dense.

Premiers vols commerciaux et montée en charge du réseau

La compagnie a lancé ses premières opérations commerciales avec le 787‑9 sur la liaison Riyad – Londres Heathrow, inaugurée début juin comme route vitrine de son produit long‑courrier. Riyadh Air indique viser près de 20 destinations desservies dès la fin de l’année, avant de monter à 22 routes d’ici le début de 2027, en attendant de franchir le cap des 100 destinations à l’horizon 2030. L’ouverture d’une desserte américaine s’inscrira dans cette trajectoire de croissance progressive.

Un pilier de la stratégie saoudienne « Vision 2030 »

Riyadh Air est l’un des projets emblématiques de la stratégie « Vision 2030 » de l’Arabie saoudite, qui vise notamment à faire de Riyad un hub mondial reliant l’Asie, l’Afrique et l’Europe, tout en développant le tourisme et les services. La compagnie, détenue par le Public Investment Fund (PIF), a obtenu son certificat de transporteur aérien (AOC) de l’autorité saoudienne de l’aviation civile fin 2024, puis l’autorisation d’entrer en service commercial en 2025.

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