Il faisait plus de 30 degrés. Edda Elisa Pilz, influenceuse fitness allemande de 25 ans, s’est présentée à l’embarquement en brassière de sport et short court. Une tenue légère et confortable, selon elle. Mais pour Lufthansa, c’était trop.
Au moment de scanner sa carte d’embarquement à l’aéroport Berlin-Brandebourg, une hôtesse de la compagnie aérienne allemande l’a arrêtée net. « Vous ne pouvez pas embarquer », lui aurait-elle lancé. Edda a demandé pourquoi. La réponse a été sans détour : « Vous n’avez rien sur vous. Vous êtes nue. »
Furieuse, la jeune influenceuse a partagé sa mésaventure sur TikTok et Instagram. Elle a dû enfiler une veste, avant d’être enfin autorisée à monter à bord. « C’était une tenue de sport normale pour cette chaleur », a-t-elle insisté sur son compte Instagram, sans cacher son agacement.
Un débat qui revient souvent
Ce n’est pas la première fois qu’une passagère en petite tenue se voit refuser l’embarquement. Aux États-Unis, la compagnie low-cost Spirit Airlines interdit explicitement les tenues trop révélatrices, les vêtements offensants ou… les pieds nus. D’autres compagnies américaines ont déjà bloqué des voyageurs pour des shorts trop courts, des crop tops ou des maillots de bain.
En 2017, Saudia Airlines a même renforcé son code : bras et jambes couverts pour les femmes, shorts interdits pour les hommes. A l’embarquement des low cost européennes, des cas similaires ont fait le buzz sur les réseaux : une passagère refoulée pour un haut jugé trop transparent ou une autre pour un crop top jugé « obscène ».
Quelles sont les règles ?
Les compagnies aériennes ont le droit de refuser un passager dont la tenue est jugée inappropriée. Pas de code vestimentaire ultra-strict chez Lufthansa, mais une exigence claire : une tenue « adaptée au caractère public d’un voyage en avion et respectueuse du bien-être des autres voyageurs », explique la compagnie aérienne allemande.
Le commandant de bord ou le personnel au sol décide souvent sur place. Objectif : éviter de gêner les autres passagers ou de créer un malaise. Pas de règles internationales uniformes, mais le bon sens prime.
Le cas Edda Elisa Pilz relance le débat : jusqu’où va la liberté vestimentaire dans un avion ? Faut-il imposer un dress code plus strict ou laisser les voyageurs s’habiller comme ils veulent, tant qu’ils ne dérangent personne ? En attendant, si vous voyagez légèrement cet été… pensez à glisser une petite veste dans votre sac. On ne sait jamais !

Edda Elisa Pilz @capture Instagram
Ah Bon ? a commenté :
28 juin 2026 - 14 h 32 min
“Vite, vite une story, on m’a forcé à mettre une veste, c’est une atteinte à ma liberté fondamentale !!!! “
Zakkech du Vol a commenté :
28 juin 2026 - 15 h 34 min
Chez Ryanair, bien sûr, ils auraient non seulement laissé embarquer Edda en bikini, mais ils lui auraient aussi proposé un siège payant avec vue sur le moteur, une couverture à 8€, et un café à 4,50€ pour compenser la dignité perdue. Priorité boarding en brassière : 12€ supplémentaires.
Tony de Brest a commenté :
28 juin 2026 - 17 h 36 min
Pour l’anecdote, j’ai parcouru la presse allemande, suisse, autrichienne et même britannique à propos de la mésaventure d’Edda Elisa Pilz. Si son départ de l’aéroport Berlin‑Brandebourg (BER) est bien établi, un seul des médias en ligne consultés mentionne la destination exacte du vol Lufthansa sur lequel elle a finalement embarqué. Quant à la vidéo où elle relate son expérience, elle a été enregistrée, quelques minutes après son arrivée, dans une salle de retrait des bagages de l’aéroport Franz‑Josef‑Strauß de Munich.