United Airlines affirme compter sur un nombre suffisant d’Airbus A321XLR livrés pour assurer, dès l’été 2027, une nouvelle vague d’expansion européenne. La compagnie américaine prévoit notamment de relier Washington-Dulles à Toulouse et Newark à Luxembourg, Marseille, Ibiza et Valence avec le monocouloir long-courrier d’Airbus, appelé à remplacer progressivement les Boeing 757 vieillissants.
La promesse est ambitieuse, car elle repose sur un programme dont les calendriers de livraison ont été perturbés par les difficultés industrielles et d’approvisionnement d’Airbus. Mais United Airlines se veut rassurante : malgré quelques retards et « problèmes de jeunesse », elle estime disposer des appareils nécessaires pour lancer les cinq lignes européennes confiées à l’A321XLR durant l’été 2027.
Cinq routes européennes pour l’A321XLR
La compagnie basée à Chicago a annoncé le 25 août sa plus grande expansion internationale à ce jour : dix nouvelles villes doivent être ajoutées au réseau à partir de mars 2027, en Europe comme en Asie. Huit d’entre elles ne seraient alors desservies sans escale par aucune autre compagnie américaine, selon United.
Dans ce dispositif, l’A321XLR jouera un rôle central sur cinq axes transatlantiques : Newark – Luxembourg à partir du 2 avril 2027 (quotidienne), Newark – Marseille à partir du 4 juin 2027 (quotidienne), Washington-Dulles – Toulouse à partir du 26 avril 2027 (quotidienne), Newark – Ibiza à partir du 31 mai 2027 (4 vols par semaine) et Newark – Valence à partir du 2 juin 2027 (3 vols par semaine).
Pour Toulouse, l’annonce revêt une portée particulière. La liaison quotidienne vers Washington-Dulles placerait la métropole aéronautique française en connexion directe avec l’un des grands hubs de United, ouvrant des possibilités de correspondances vers le réseau nord-américain de la compagnie. Marseille bénéficierait, de son côté, d’une liaison quotidienne depuis Newark, porte d’entrée de la région new-yorkaise.
Un monocouloir pour les marchés transatlantiques de niche
L’A321XLR est précisément conçu pour ce type de mission. Airbus lui attribue une autonomie maximale de 4 700 nautiques, soit environ 8 700 km, pour une capacité maximale pouvant atteindre 244 passagers selon la configuration retenue par chaque compagnie. United a commandé 50 A321XLR en décembre 2019. L’objectif initial était déjà double : remplacer ses Boeing 757-200 les plus anciens et développer de nouvelles routes transatlantiques au départ de ses plateformes de Newark et Washington-Dulles.
Patrick Quayle, vice-président senior de United chargé de la planification du réseau mondial et des alliances, a reconnu l’existence de « quelques problèmes de jeunesse avec le programme A321XLR », tout en assurant que la compagnie disposerait de la flotte requise : « Nous sommes confiants dans le fait que nous aurons le nombre d’avions nécessaire pour assurer le programme », a-t-il déclaré à Reuters.
Outre ces 5 destinations, United Airlines prévoit de relier en 2027 Okinawa depuis San Francisco ainsi que Terceira (Açores), Ljubljana, Olbia (Sardaigne) et Catane (Sicile) depuis Newark.
Premiers vols internationaux dès décembre 2026
Avant les ouvertures de 2027, United prévoit de faire entrer l’A321XLR dans son réseau international le 1er décembre 2026. Les deux premières liaisons annoncées relieront Washington-Dulles à Amsterdam-Schiphol et à Dublin, après une phase préalable d’exploitation sur certaines lignes intérieures américaines. Ce choix doit permettre à la compagnie de roder l’exploitation opérationnelle et commerciale de son nouveau produit long-courrier sur deux marchés transatlantiques solides. L’appareil sera appelé à succéder progressivement aux Boeing 757, dont United exploite encore une flotte importante mais vieillissante. La compagnie adapte régulièrement son plan de flotte aux aléas de livraison des avionneurs, a précisé Patrick Quayle.

Aucun commentaire !