Le renchérissement brutal du kérosène commence à modifier les programmes de vols aux Etats-Unis. American Airlines, United Airlines et Southwest Airlines annoncent ou envisagent des réductions de capacité, ciblant en priorité les dessertes les moins rentables, alors même que la demande et les recettes demeurent solides.
Le kérosène redevient un facteur décisif
Les grandes compagnies américaines ne renoncent pas à la croissance, mais elles en corrigent la trajectoire. Face à la hausse récente du prix du carburant aviation, American Airlines, United Airlines et Southwest Airlines revoient leurs programmes de vols pour protéger leurs marges, avec des premières conséquences attendues dès décembre.
American Airlines estime que le seul renchérissement récent du carburant ajoutera environ 1 milliard de dollars à sa facture du quatrième trimestre. Son directeur financier, Devon May, a précisé que le prix anticipé du kérosène pour cette période avait progressé d’environ un dollar par gallon depuis les hypothèses retenues en juillet. Chez American, un écart d’un cent par gallon représente approximativement 10 millions de dollars de coûts trimestriels supplémentaires.
La compagnie de Fort Worth prévoit donc de poursuivre ses ajustements de capacité à la fin de l’année. L’objectif n’est pas nécessairement de réduire uniformément le réseau, mais d’arbitrer ligne par ligne, fréquence par fréquence, là où le remplissage et les recettes ne compensent plus suffisamment la hausse du coût d’exploitation.
United retire déjà des vols en décembre
United Airlines a déjà commencé à retirer certains vols prévus en décembre, selon son directeur financier Michael Leskinen. Les liaisons concernées n’ont pas été détaillées, mais le mécanisme est clair : les rotations à faible contribution financière deviennent moins attractives lorsque le prix du carburant grimpe. « Nous ne volons pas pour maximiser notre part de marché. Nous volons pour maximiser notre rentabilité et notre génération de trésorerie disponible », a déclaré Michael Leskinen, selon Reuters.
United n’exclut pas d’autres adaptations au premier trimestre 2027 si les prix restent durablement élevés. Ce positionnement souligne un changement important dans le secteur américain : après des années où l’expansion de réseau pouvait être privilégiée pour défendre les parts de marché, les compagnies cherchent désormais à ajuster l’offre à leur pouvoir tarifaire réel.
Southwest freine sa croissance en 2026
Southwest Airlines a, de son côté, déjà ramené de moitié environ sa prévision de croissance de capacité pour 2026. Initialement attendue entre 2% et 3% par rapport à l’année précédente, elle se situerait désormais autour de 1% à 1,5%. « Si le carburant reste plus cher plus longtemps, réduire une partie de cette capacité serait une réaction naturelle », a estimé Tom Doxey, directeur financier de Southwest.
Pour la compagnie de Dallas, traditionnellement très exposée au marché intérieur américain, la décision est d’autant plus significative qu’elle intervient dans une phase de transformation commerciale : développement de nouveaux produits tarifaires, évolution de la politique de sièges et recherche d’une meilleure recette unitaire. Réduire les fréquences les moins rémunératrices permet de concentrer la demande sur moins de vols et, potentiellement, de soutenir les tarifs.
Une demande qui résiste
Ce durcissement de l’offre ne traduit pas, pour l’instant, un recul général des voyages. American Airlines prévoit une hausse de 16% à 19% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre, portée à la fois par les marchés domestique et international, ainsi que par les cabines premium et économique.
United décrit également ses réservations du quatrième trimestre comme « extrêmement fortes », avec une clientèle premium toujours dynamique, une reprise des voyages d’affaires et une demande en classe économique qui tient bon.
Les compagnies espèrent donc récupérer une grande partie du surcoût par les tarifs, mais avec un décalage : les billets déjà vendus ne peuvent naturellement pas être renégociés. Le levier le plus immédiat reste alors la capacité. En supprimant les vols dont l’économie s’est dégradée, les transporteurs américains tentent de préserver leurs rendements sans casser la demande par des hausses de prix trop brutales.
Le prix mondial moyen du carburant aviation a récemment atteint 181,46 dollars le baril, en hausse de 6,1% sur une semaine selon les données citées de l’Association internationale du transport aérien (IATA). Pour les voyageurs, l’effet pourrait se traduire moins par une flambée uniforme des prix que par un choix plus réduit de fréquences, particulièrement sur certaines lignes intérieures secondaires ou à faible rendement.

Guilty Donald a commenté :
18 septembre 2026 - 14 h 21 min
Factures à envoyer à la maison blanche… Quand un clown prend le pouvoir, le palais devient un cirque!
DD-Bergeron a commenté :
18 septembre 2026 - 17 h 38 min
Le complexe militaro-industriel étasunien se porte bien et les entreprises de haute technologie, IA comprise, également. Merci Donald.
A350 a commenté :
18 septembre 2026 - 23 h 36 min
Bravo , bien dit .
Tecky a commenté :
19 septembre 2026 - 14 h 14 min
Surtout pas. Le Trump fera payer la facture par les américains, qui auront moins d’argent, prendront moins l’avion, moins de recettes pour les compagnies.
Donald Trump a commenté :
18 septembre 2026 - 20 h 41 min
Le cirque est plutôt au palais de l’Élysée et le clown c’est plutôt Macron, il y a juste à voir l’état du pays sous sa présidence
Les compagnies US sont beaucoup moins impacté qu’en Europe. Merci à Donald Trump pour le Venezuela et bientôt pour le Groenland. Les USA sont un pays producteur et Delta airlines a même sa propre raffinerie. La hausse des prix n’a pas le même impact aux USA qu’en Europe.
Pierre a commenté :
18 septembre 2026 - 22 h 57 min
Quand un président d’extreme droite Maga , ignard et incompétent déclare une guerre perdue d’avance ….le pays en paie les consequences !
Mei Ramos a commenté :
25 septembre 2026 - 1 h 14 min
La réduction des dessertes les moins rentables montre bien que les compagnies cherchent à préserver leurs marges sans abandonner la croissance, malgré une demande encore solide. Pour traiter rapidement des contenus vidéo liés à l’actualité aérienne, check it out.
Elena Okafor a commenté :
27 septembre 2026 - 16 h 26 min
La réduction ciblée des liaisons les moins rentables montre que les compagnies cherchent surtout à préserver leurs marges malgré une demande encore solide.
Julia Ingram a commenté :
28 octobre 2026 - 19 h 52 min
La réduction ciblée des dessertes les moins rentables montre que les compagnies cherchent surtout à préserver leurs marges sans freiner totalement la croissance. Dans ce contexte de coûts sous pression, des outils comme Kaedim peuvent aussi aider les entreprises à optimiser leurs projets numériques avec davantage d’efficacité.
Paula Yamamoto a commenté :
3 novembre 2026 - 0 h 19 min
La réduction ciblée des dessertes les moins rentables montre que les compagnies cherchent surtout à préserver leurs marges sans freiner totalement la croissance. Ce type d’ajustement rappelle l’intérêt de suivre précisément les tendances et les coûts, notamment avec des outils comme Ai3dgen.