Publié le 1 octobre 2026 à 00h03
Le collectif de victimes d’Hewa Bora veut être indemnisé avant Fly Congo
Publié le 30 avril 2012 à 17h00 par Joël Ricci
Alors que Fly Congo, nouveau nom d’Hewa Bora, inaugurait son premier vol vendredi, le collectif de victimes du crash (80 morts en juillet dernier) réclame le même jour que la compagnie fautive règle les indemnisations avant qu’elle ne reprenne ses activités.
Après le crash d’un Boeing 727 (80 morts) et la perte de sa licence de vol, Hewa Bora renaît de ses cendres en reprenant un nouveau nom, Fly Congo. Mais le collectif de victimes trouve indécente cette reprise en main, tant qu’Hewa Bora n’aura pas indemnisé son passif envers lui. « Pour respecter la mémoire des victimes et leurs droits, le Gouvernement a le devoir de nous donner toutes les informations sur le contrat, l’accord qu’il a donné à Fly Congo et l’engagement pris par celle-ci pour indemniser les victimes », a demandé Dismas Kitenge, membre du collectif des victimes du crash d’avion de Hewa Bora à Kisangani. Sur 19 dossiers reçus par l’assureur d’Hewa Bora, et selon un responsable de Fly Congo, cinq auraient été validés pour recevoir une indemnisation.
Les victimes réclament en outre les premiers résultats de l’enquête, notamment ce qui ressort de l’analyse des boîtes noires.
A noter que Fly Congo ne diffère pas seulement d’Hewa Bora par le nom mais aussi par sa flotte. La compagnie a en effet mis au garage tous ces appareils vétustes, pour en opérer de nouveaux : un Boeing 767 d'une capacité de 191 passagers et de quatre MD-82 de 140 passagers. A noter encore depuis la disparition d’Hewa Bora et la venue de Fly Congo, deux autres compagnies ont pris place au Congo : Okapi Airlines qui a débuté ses activités le 23 novembre 2011 et Korongo Airlines (détenue majoritairement par Brussels Airlines) qui a inauguré sa première ligne le 16 avril dernier.
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Augustin Ruch a commenté :
3 février 2019 - 4 h 54 min
Il est connu de tous que si la personne qui subit le dommage prouve que le dommage a été causé par un acte ou une omission délibérée de l’exploitant ou de ses préposés la responsabilité de l’exploitant est illimité.
En vertu des dispositions des artickes 3 ou 4, il a été prouvé que l’aéronef accusait des defaillances techniques et par voie de conséquence toutes les victimes doivent être indemnisés. Qu’est ce qui bloque le gouvernement de ne pas s’acquitter de ses obligations régaliennes vis à vis des victimes de cet accident?
Merci de nous éclairer.