Air France-KLM: du mieux en 2014 malgré la grève des pilotes

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Le groupe aérien Air France-KLM a enregistré en 2014 une perte nette de 198 millions d’euros, alors qu’elle était de 1,827 milliard l’année précédente, sur un chiffre d’affaires en hausse de +0,3%. La direction estime que les objectifs du plan de restructuration Transform 2015 ont été atteints, mais prévient que les incertitudes sur l’avenir entraineront un recul de l’investissement, la suppression de 800 postes déjà entamée, et un renforcement des actions de réduction des coûts unitaires.

La compagnie franco-néerlandaise a publié ses résultats annuels le 19 février 2015, annonçant un chiffre d’affaires de 24,91 milliards d’euros en hausse de 0,3% à données comparables (en tenant compte des taux de change, sinon en recul de 2,4%). Le résultat net, part du groupe était de -198 millions d’euros contre -1827 millions d’euros un an plus tôt ; il intégrait notamment le résultat non récurrent lié à la modification des règles fiscales régissant les plans de retraites aux Pays-Bas (+824 millions d’euros) et la plus-value sur la vente d’actions Amadeus (+187 millions d’euros), en partie compensés par une provision pour perte de valeur dans l’activité cargo (-113 millions d’euros), l’évolution de la valeur du portefeuille de couvertures carburant au cours de l’année (-92 millions d’euros), et l’impact des modifications des plans de retraites sur les impôts différés actifs (-206 millions d’euros). Sur une base retraitée, le résultat net part du groupe s’est établi à -535 millions d’euros contre -463 millions d’euros en 2013, enregistrant ainsi une dégradation de 72 millions d’euros.

Les charges d’exploitation ont baissé de 1,4% et de 0,8% à données comparables ; hors carburant, elles ont diminué de 0,4% et de 0,5% à données comparables. Le coût unitaire par ESKO a baissé de 1,3% à change, prix du carburant et charge de retraite constants, et hors impact de la grève des pilotes et des éléments exceptionnels enregistrés au quatrième trimestre, pour une production mesurée en ESKO en augmentation de 1,2% hors grève. La facture carburant s’est élèvé à 6 629 millions d’euros, en baisse de 3,9% et de 1,5% à données comparables. Les coûts totaux de personnel (y compris intérimaires) ont baissé de 1,9% à 7 510 millions d’euros. A charge de retraite et périmètre constants, et hors grève, ils ont diminué de 119 millions d’euros grâce au plan Transform 2015.

L’EBITDA s’est établi à 1 589 millions d’euros, en baisse de 266 millions d’euros. Corrigé de l’impact de la grève des pilotes, l’EBITDA s’est élevé à 2 014 millions d’euros, en hausse de 159 millions d’euros. Hors grève, la marge d’EBITDA était de 8,1%, en hausse de 0,8 point par rapport à 2013. L’EBITDA s’est amélioré de 216 millions d’euros à données comparables. Le résultat d’exploitation s’est établi à -129 millions d’euros, contre 130 millions d’euros en 2013, en baisse de 259 millions d’euros. Il progressait de 275 millions d’euros à données comparables : corrigé de la grève (impact négatif de 425 millions d’euros), des effets change (impact négatif de 158 millions d’euros) et des éléments exceptionnels enregistrés au quatrième trimestre (impact positif de 48 millions d’euros).

La dette nette s’est élevé à 5,41 milliards d’euros au 31 décembre 2014, contre 5,35 milliards d’euros au 31 décembre 2013. Sur douze mois glissants, le ratio dette nette / EBITDA s’élève à 3,4x au 31 décembre 2014, comparé à 2,9x au 31 décembre 2013. Corrigé de l’impact de la grève des pilotes sur l’EBITDA, il aurait baissé à 2,7x.

Le PDG du groupe Air France-KLM Alexandre de Juniac a fait les commentaires suivants : « le plan stratégique Transform 2015 s’est achevé à la fin de l’exercice 2014 et a permis de considérablement redresser la compétitivité d’Air France-KLM. Les résultats de l’exercice parlent d’eux-mêmes : en dépit d’un contexte économique et concurrentiel difficile, corrigé de l’impact de la grève des pilotes d’Air France, l’excédent brut d’exploitation aurait progressé de plus de 50% en 3 ans, et le cash-flow d’exploitation aurait fait plus que tripler pour atteindre près de 1,5 milliard d’euros. Cette étape essentielle du redressement du Groupe n’a été accomplie que grâce à la mobilisation de tous les personnels. Avec Perform 2020, le nouveau plan stratégique lancé il y a quelques mois, Air France-KLM se tourne résolument vers le futur : tout en poursuivant sa transformation profonde, il investit dans ses produits, ses marques et les secteurs en croissance : low-cost, maintenance aéronautique… En décidant aujourd’hui de renforcer ses actions de réduction des coûts unitaires et en adaptant ses plans d’investissement, le Groupe s’assure qu’il pourra atteindre ses objectifs prioritaires de compétitivité et de désendettement ».

Rappelons que l’activité du groupe de l’alliance SkyTeam a été perturbée par 14 jours de grève des pilotes d’Air France, dont l’impact a été estimé à 425 millions d’euros sur le résultat d’exploitation (330 millions d’euros au troisième trimestre, et 95 millions d’euros au quatrième trimestre). Le chiffre d’affaires total a été réduit à hauteur de 495 millions d’euros, en partie compensé par une réduction nette des coûts de 70 millions d’euros. La grève a amené le Groupe à annuler l’équivalent de 4 249 millions de SKO et 213 millions de TKO, soit 4,75 milliards d’ESKO (Equivalent Siège-Kilomètre Offert).

aj_air france a380Activité passage :

Sur l’année 2014, le chiffre d’affaires de l’activité passage s’est établi à 19,57 milliards d’euros, en baisse de -2,7%. Corrigé de l’impact de la grève, le chiffre d’affaire s’est établi à 20,021 milliards d’euros, en baisse de 0,5% mais en hausse de 0,3% à données comparables. Le résultat d’exploitation de l’activité passage s’est établi à -83 millions d’euros, contre 174 millions d’euros en 2013. Corrigé de l’impact de la grève, il serait ressorti en hausse de 115 millions d’euros à 289 millions d’euros. A données comparables, le résultat d’exploitation progresse de 208 millions d’euros. Le Groupe a poursuivi sa croissance maîtrisée des capacités, en hausse de seulement 1,0% hors impact de la grève des pilotes. La recette unitaire au Siège-Kilomètre Offert (RSKO) est restée volatile, en baisse de 0,6% à données comparables sur l’ensemble de l’année. Au premier semestre, la RSKO était en progression de 0,5% à données comparables, mais a baissé au cours du second semestre, de 1,8% au troisième trimestre et de 1,1% au quatrième trimestre.

Sur le réseau long-courrier, la recette unitaire a été affectée par la situation de surcapacité sur certaines lignes, une faible performance du réseau Amérique latine notamment liée à la dégradation de la situation économique de certains marchés clés de la zone, et une base de comparaison élevée sur le second semestre. Hors grève, le résultat d’exploitation estimé du long-courrier s’élevait à 730 millions d’euros, en baisse de 70 millions d’euros. Comme prévu dans le cadre de Transform 2015, les capacités court et moyen-courrier point-à-point (hors des hubs des aéroports Paris-CDG et d’Amsterdam-Schiphol) ont été encore ajustées (baisse de 12,8% hors impact de la grève), avec un effet positif sensible sur la recette unitaire (estimé à +7,5% à données comparables). Sur les hubs, la RSKO court et moyen-courrier est restée stable (+0,1% à données comparables). Hors grève, le résultat d’exploitation estimé du moyen-courrier était en hausse de 180 millions d’euros.

Pour l’année 2015, le Groupe maintiendra une forte discipline sur les capacités de l’activité passage, avec une offre prévue en croissance de +1,1% (hors rebond mécanique au troisième trimestre lié à la grève) incluant notamment une stabilité sur le premier trimestre 2015. Grâce à Transform 2015, et en dépit d’une croissance faible des capacités, la baisse des coûts unitaires s’est poursuivie dans l’activité passage, avec un Coût au Siège Kilomètre Offert (CSKO) en baisse de 1,7% à données comparables.

Activité passage Année 2014 Année 2013* Variation Variation

à données comparables

Passagers transportés (milliers) 77 450 77 328 +0,2%
Capacité (millions de SKO) 270 789 272 416 -0,6% +1,0%
Trafic (millions de PKT) 229 347 228 313 +0,5%
Coefficient d’occupation 84,7% 83,8% +0,9 pt
Chiffre d’affaires total (m€) 19 570 20 112 -2,7%
Chiffre d’affaires total hors grève (m€) 20 021 20 112 -0,5% +0,3%
Chiffre d’affaires passager régulier (m€) 18 695 19 200 -2,6% +0,4%
Recette unitaire au SKO (cts €) 6,90 7,05 -2,0% -0,6%
Recette unitaire au PKT (cts €) 8,15 8,41 -3,1%
Coût unitaire au SKO (cts €) 6,93 6,98 -0,7% -1,7%
Résultat d’exploitation (m€) -83 174 -257
Résultat d’exploitation hors grève (m€) 289 174 +115 +208
Dont long-courrier (estimé) 730 800 -70
Dont alimentation moyen-courrier des hubs (estimé) -320 -400 +80
Dont point-à-point moyen-courrier -120 -220 +100

Année 2013 : Retraité IFRIC 21, CityJet reclassée en activité non poursuivie, et retraité d’un changement d’affectation de recettes (24 millions d’euros transférés du chiffre d’affaires « autres recettes passage » au « passage régulier »).

air-journal_Transavia new image©Studio DumbarLow cost Transavia :

Sur l’année 2014, comme prévu dans le cadre de Transform 2015, les capacités de Transavia ont augmenté de +8,3%, traduisant le développement accéléré en France (+21%, avec un coefficient d’occupation supérieur à 87%) et le repositionnement en cours aux Pays-Bas (capacités régulières en hausse de 11,8% et réduction de 4,3% des capacités charter). Le trafic a augmenté de +8,0% et le nombre de passagers a presque atteint les 10 millions (9,908 millions de passagers). Le coefficient d’occupation est resté élevé (89,8%, en baisse de 0,2 point) en dépit de la forte croissance des capacités. Le chiffre d’affaires de Transavia s’est élevé à 1,056 milliard d’euros, en hausse de +7,3%. La recette unitaire par SKO était en baisse de 0,7% tandis que le coût unitaire par SKO était stable (+0,3%). Le résultat d’exploitation s’est établit à -36 millions d’euros, en baisse de 13 millions d’euros par rapport à l’an dernier, principalement en raison du développement accéléré en France.

En décembre 2014, Air France et les syndicats représentatifs des pilotes ont signé un accord relatif au développement de Transavia en France. Cet accord assure la totalité du plan de développement rapide de Transavia en France sur les cinq prochaines années : poursuite de la forte croissance à l’été 2015 (21 avions opérés contre 16 à l’été 2014), faisant ainsi de Transavia la première compagnie low-cost à Paris-Orly dès l’été 2015 ; opération de 37 Boeing 737-800 à l’horizon 2019, potentiellement au départ de tous les aéroports français hors hub de Paris-CDG, notamment sur des destinations déjà desservies par Air France. Transavia conservera ses conditions d’exploitation et de rémunération propres, indispensables pour sécuriser ses objectifs de coût unitaire et de flexibilité opérationnelle.

Le développement de Transavia va s’accélérer en 2015 : croissance de 30% en France, desserte de 44 destinations au départ de Paris, nouvelle identité visuelle, nouveau site web, commande 20 737-800, lien accru avec Flying Blue…

Transavia T4 2014 T4 2013 Variation
Nombre de passagers (milliers) 1 952 1 641 +19,0%
Capacité (millions de SKO) 4 316 3 790 +13,9%
Trafic (millions de PKT) 3 794 3 308 +14,7%
Coefficient d’occupation 87,9% 87,3% +0,6 pt
Chiffre d’affaires total passage (m€) 193 171 +12,9%
Chiffre d’affaires passage régulier (m€) 181 162 +11,7%
Recette unitaire au SKO (cts d’€) 4,52 4,49 +0,7%
Recette unitaire au PKT (cts d’€) 5,14 5,14 +0,0%
Coût unitaire au SKO (cts d’€) 5,31 5,41 -1,9%
Résultat d’exploitation (m€) -34 -35 +1

 

Activité cargo :

Le Groupe a poursuivi la restructuration de son activité cargo pour s’adapter à la faiblesse du commerce mondial et à la situation de surcapacité structurelle dans le secteur du cargo aérien. Sur l’année 2014, les capacités tout-cargo ont été réduites de plus de 7%. En conséquence, les capacités totales ont baissé de 0,9% hors grève. La recette unitaire à la Tonne-Kilomètre Offerte (RTKO) a néanmoins baissé de -0,9% à données comparables, impliquant une nouvelle baisse du chiffre d’affaires, en baisse de 2,4% à données comparables. Grâce la bonne performance sur les coûts unitaires, le résultat d’exploitation s’est amélioré de 33 millions d’euros à données comparables, mais cette activité est restée en pertes (-188 millions d’euros hors grève). Dans le cadre de Perform 2020, le Groupe accélère le retrait de 9 avions tout-cargo et prévoit d’opérer seulement 5 avions à fin 2016. Cette réduction devrait permettre à l’activité tout-cargo de retrouver l’équilibre d’exploitation en 2017 (contre -101 millions d’euros de pertes en 2014).

aj_maintenance_lavage_air-franceMaintenance :

Sur l’année 2014, le chiffre d’affaires externe de la maintenance s’est élève à 1,251 milliard d’euros, en hausse de 2,1% et de 3,5% à données comparables. La grève des pilotes d’Air France a eu un impact négatif de 22 millions d’euros sur le résultat d’exploitation, lié à la baisse du chiffre d’affaires interne réalisé dans la maintenance de la flotte d’Air France. Corrigé de cet impact, le résultat d’exploitation aurait atteint 196 millions d’euros, en hausse de 37 millions d’euros par rapport à l’an dernier, et de 42 millions d’euros à données comparables. Au cours de la période, le carnet de commande du Groupe a augmenté de 28% et s’élève à 5,6 milliards d’euros, notamment grâce à la signature d’un important contrat portant sur l’entretien des moteurs GE90 d’Air China.

Catering :

Sur l’année 2014, l’activité Catering a réalisé un chiffre d’affaires externe de 311 millions d’euros, en baisse de 8,8%. A périmètre constant (hors cession de Air Chef qui a eu lieu au deuxième trimestre 2013), le chiffre d’affaires externe était en hausse de 5,9%, traduisant la signature de nouveaux contrats et le lancement de nouvelles activités, notamment au Brésil. Le résultat d’exploitation s’est établi à 18 millions d’euros, en hausse de 20,8% à périmètre constant et corrigé de l’impact de la grève des pilotes d’Air France sur l’activité intersecteur. L’activité Catering a ainsi amélioré sa rentabilité tout en continuant de réduire les coûts pour ses clients internes.

air-journal_KLM Air France Chili 2Perspectives

Après trois ans de mise en œuvre, le plan Transform 2015 a atteint ses objectifs de réduction des coûts, avec un coût unitaire hors carburant en baisse de 7% par rapport à 2011. Néanmoins, la dynamique de désendettement a été ralentie par la grève des pilotes d’Air France et par la détérioration des recettes unitaires intervenue depuis l’été 2014. Toutes les initiatives opérationnelles prévues dans le cadre du nouveau plan stratégique Perform 2020 sont en cours de déploiement :

*Développement de l’activité hub passage s’appuyant sur une montée en gamme, une orientation client accrue, le renforcement du portefeuille de marques, et l’approfondissement des partenariats stratégiques

*Optimisation de l’activité point-à-point incluant la création d’une business unit unique, avec l’objectif d’un retour à l’équilibre d’exploitation à l’horizon 2017

*Nouvelle étape du développement dans le marché du loisir en Europe via Transavia, en croissance de 30% sur le marché français en 2015 et transportant 16 millions de passagers d’ici 2017

*Finalisation du repositionnement de l’activité cargo

*Développement de l’activité Maintenance

En parallèle, une démarche structurée de réduction des coûts unitaires est en cours de déploiement au sein de toutes les entités du Groupe. Les négociations avec les syndicats de KLM sont en cours, et démarreront au deuxième trimestre 2015 avec les syndicats d’Air France.

Le contexte global du début 2015 reste incertain, avec une baisse significative du prix du carburant, la prolongation de la situation de surcapacité sur plusieurs marchés long-courrier, et un effet change négatif sur les résultats. Ainsi, le Groupe estime que la quasi-totalité des économies attendues sur la facture carburant pourrait être absorbée par la pression sur les recettes unitaires et l’effet change négatif. Dans ces conditions, le Groupe a décidé de renforcer les mesures prévues dans le plan Perform 2020 :

*Réduction du programme d’investissement 2015-2016 de 600 millions d’euros : 300 millions d’euros en 2015 et 300 millions d’euros en 2016

*Mise en œuvre immédiate de nouvelles mesures 2015 chez Air France, incluant des plans de départ volontaires portant sur environ 800 équivalents temps plein

*Renforcement de l’objectif de réduction des coûts unitaires : « 1,5% par an en moyenne sur la période 2015-2017 », comparé à l’objectif fixé en septembre 2014 « entre 1 et 1,5% par an »

Sur l’année 2015, le Groupe se fixe comme objectifs une baisse du coût unitaire de 1 à 1,3%, équivalent à 250 à 350 millions d’euros d’économies, et un niveau de dette nette à fin 2015 d’environ cinq milliards d’euros, intégrant les conséquences financières de la grève des pilotes. Le Groupe adapte ses objectifs financiers de moyen-terme (2017) pour prendre en compte la forte baisse du prix du carburant, la volatilité accrue des devises et des recettes unitaires, et l’impact de la grève des pilotes.

http://www.air-journal.fr/2015-02-19-air-france-klm-du-mieux-en-2014-malgre-la-greve-des-pilotes-5136990.html

Commentaire(s)

  1. gordon24

    Il y a du mieux, on ne peut que s’en feliciter… Dommage qu’une bonne partie soit « mangée » par la greve des pilotes…

    Malgré tout, Air France est encore en perte alors qu’en 2014, la quasi totalité de compagnies US a fait un benefice monstre… Donc, AF est encore loin de voir le bout du tunnel

  2. Rien sur d’éventuelles fermetures de lignes?

  3. Pol

    -198 millions d’euros de pertes avec une grève PNT AF estimée à 300 millions d’euros donc sans cette grève: bénéfices: +100 millions d’euros…

  4. chiefpilot

    Il y a beaucoup de gros mensonges dans ce joli compte rendu , et notamment sur l’activité cargo et la faiblesse du commerce mondial, alors que le fret est reparti a la hausse depuis 2 ans , et que Air France a perdu prés de 25 pour cent de trafic sur ce secteur depuis 2008 , cela ne reflète en rien l’économie de cette activité au niveau international , mais une volonté de supprimer la flotte tout cargo et de se recentrer sur le fret express, mais cela ne suffira peut être pas pour maintenir des B 777-300 ER sur de nombreuses liaisons , vu la capacité en soute ,le fret permettant de rentabiliser ces appareils . D’autre part la rude concurrence sur l’Asie avec les compagnies du golfe et d’extrème Orient, la guerre qui s’annonce face a Air Caraibes/Corsair , sur les Antilles et la Réunion, les low costs, etc etc.. pas de quoi être optimiste quant a l’avenir…

  5. Imm

    Encourageons AF pour cette amélioration. Il reste néanmoins urgent que la compagnie s’adapte plus rapidement aux transformations de l’aérien, concernant la qualité des services et le prix des billets. Je reste toujours stupéfait du nombre d’années qu’il a fallut à AF d’avoir un siège lit complètement plat en business. Au moins 10 ans de retard sur British Airways par exemple. Bravo quand même au PDG d’avoir secoué le cocotier et de faire preuve de dynamisme et de modernité. Allez AF personne ne veut vous voir couler!

    • British Airways n’est pas meilleure qu’Air France sur le produit J. Elle offre un très bon produit, certes. Mais dire que dès 2005, BA avait des sièges complètement plat me parait très légèrement exagéré.

      Quant au prix des billets, regardez le détail du tarif. C’est assez éloquent .

  6. Arrêter un peu avec cette grève les pilotes avait des revendication et il et normal qu’on n’en tienne compte ce n’est pas parceque il gagne entre 17 et 20 000€ et qu’il ont plein d’avtage comme les billets a seulement 10% du prix normal qu’ils ne doivent jamais faire grève ou avoir de revendication !!! et oui je le sait car mon père et CDB B777 a AF donc je le comprend et les soutien ! Et vous tout les personne qui critique AF au lieu de prendre easy jet ou autre prennent la cie national pour la soutenir!!!

  7. Alain 45

    Il me semble qu’au journal TV hier (TF1 ou France2) il a été dit que pour les B777 : 1 moteur sur 4 dans le monde est entretenu par Air France. Bravo
    (info donnée également sur francetv info).
    Il y a du boulot dans ce domaine…
    Pas d’article d’ailleurs sur Air journal mais dimanche un Boeing 777 d’Air France effectuant la liaison entre Séoul et Paris a atterri d’urgence dimanche à l’aéroport d’Ekaterinbourg en Oural. Le moteur gauche du Boeing 777-300 de la compagnie Air France avait cessé de fonctionner pendant le vol.

    • Oui, en effet, Air France Industries est leader en ce domaine, et recrute. Elle est bénéficiaire.

      Quant au 777-300ER, en effet, par mesure de sécurité, ils ont décidé d’opérer un atterrissage dans un aéroport de l’Oural.
      Mais un bi-réacteur peut tout à fait continuer son chemin avec un seul réacteur de fonctionnel

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