HOP! encouragée par Lille, nie toute fusion

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La compagnie aérienne HOP! a présenté hier son programme de vols à l’aéroport de Lille-Lesquin, où elle a enregistré des résultats « encourageants ». Et elle a nié toute volonté de fusionner les trois compagnies régionales Airlinair, Brit Air et Regional contrairement à ce qui était évoqué hier, préférant parler de renforcement des synergies.

La « nouvelle activité » de la filiale d’Air France dans l’aéroport lillois a été présentée le 27 avril 2015, activité qui regroupe depuis le début de la saison estivale « l’ensemble du réseau des lignes au départ de Paris-Orly, dont La Navette, des lignes au départ des régions françaises, les lignes interrégionales et vers l’Europe proche ». Le programme de vol de HOP! à Lille, c’est 3 vols quotidiens vers Lyon toute l’année « avec 23 correspondances au-delà de Lyon en France et en Europe » ; 3 vols quotidiens pour Toulouse, Nantes, Strasbourg et Bordeaux, 1 vol quotidien pour Nice et Marseille, mais aussi 2 vols hebdomadaires saisonniers pour Biarritz (chaque samedi du 4 juillet au 19 septembre et chaque dimanche du 5 juillet au 23 août), 1 vol hebdomadaire saisonnier pour Perpignan et Montpellier (chaque samedi du 4 juillet au 29 août), et quatre vols saisonniers pour la Corse : Ajaccio (chaque samedi du 9 mai au 26 septembre), Calvi (chaque samedi du 9 mai au 5 septembre), Figari (chaque samedi du 20 juin au 5 septembre) et Bastia (chaque dimanche du 10 mai au 4 octobre).

L’aéroport de Lille-Lesquin « constitue une base importante pour l’activité HOP! Air France », explique la compagnie dans un communiqué. Avec 7 % de sièges en moins en 2014 comparé à 2013, le trafic de et vers Lille est resté pratiquement stable en baisse de 3 %, s’expliquant par l’impact des grèves des contrôleurs aériens. Le remplissage des avions s’est amélioré de près de 3 points pour atteindre 70,4%. Sur les 12 mois d’exploitation de 2014, HOP! a offert près de 860 000 sièges de et vers Lille (incluant les lignes saisonnières) et a transporté plus de 600 000 clients. 25 % des clients au départ de Lille sont en correspondance au-delà de Lyon et peuvent faire l’aller-retour dans la journée pour Biarritz, Nice, Montpellier, Pau et Clermont-Ferrand.

Les premiers résultats affichés pour 2015 sont « encourageants avec une forte croissance des lignes de Lille vers Strasbourg et Bordeaux ». Avec 2541 vols réalisés et 135 600 clients transportés de et vers Lille, les résultats au premier trimestre connaissent une légère baisse en comparaison de la même période en 2014, compte tenu de la forte hausse de capacité offerte (+6,6 %).

Côté stratégie, la direction de HOP! a réfuté tout projet de fusion des trois compagnies régionales Airlinair, Brit Air et Régional, projet évoqué dans le Télégramme de Brest. Il ne s’agirait que de renforcer les synergies entre les trois filiales dans le cadre de la refonte du court- et moyen-courrier d’Air France, la fusion n’étant « pas un objectif en soi » en tout cas à court terme (le projet n’est pas écarté à plus longue échéance). Le quotidien citait le directeur général de HOP! Brit Air, Georges Daher, qui parlait du « résultat du diagnostic mené dans le cadre de Transform 2015 », et précisait que la « fusion des services » concernera le centre de contrôle des opérations, la direction des opérations aériennes, la direction de la sécurité des vols, les directions financières et de ressources humaines et les équipes qualité-conformité… Lors de sa création en janvier 2013, HOP! estimait que 95% des économies potentielles du regroupement des trois filiales seraient réalisées grâce à la structure administrative simplifiée.

http://www.air-journal.fr/2015-04-28-hop-encouragee-par-lille-nie-toute-fusion-5143402.html

Commentaire(s)

  1. Pipoca
    Publié le 28 avril 2015

    C’est mieux ainsi.. Plutôt que de se renforcer, autant rester faiblard et désorganisé.
    Rien de tel que plusieurs centres de décision. Contradictoires, c’est encore mieux

  2. Aulongcourt
    Publié le 28 avril 2015

    Marcher pour avancer c’est mettre un pied devant l’autre puis recommencer…
    Alors,petit à petit, services apres services, on regroupera en une seule entité les départements respectifs de Airlinair,Britair et Régional..Ca ne touchera à chaque fois qu’une poignée de personnes à qui l’on proposera un reclassement interne,une aide au départ…et on ne remplacera pas les départs naturels (retraite,d’émissions….)..Comme ca n’affectera a chaque fois jamais les autres secteurs de l’ensemble…l’affaire se fera dans le calme…et ainsi de suite,secteurs d’activité Apres secteur d’activité….
    Le grand inconvénient de cette stratégie,c’est le temps que cela prend…et donc les aspects financiers ne se font sentir que progressivement, sans jamais apparaître d’un coup d’un seul…mais le grand avantage de cette stratégie si elle est correctement menée, c’est le calme social dans l’entreprise et la continuité du service ….Évidemment,une autre vision plus  » agressive » consisterait à  » du passé faire table rase » et tout chambouler d’un coup…Ca donne une image de profonde remise en cause et de ré départ a zéro plutot positive…ca gagne du temps… mais in fine pas forcément de l’argent car le grand  » hic » : ca crée des convulsions génératrices de blocages divers et multiples parfois longs …et ca,ca détruit autant l’image que les gains financiers rapides….
    Il s’agit donc la d’un choix fondamental de type de politique sociale dans l’entreprise qui ne met pas en cause le résultat final recherche ( qui est le meme : revenir à la rentabilité ) mais ne concerne que les moyens et méthodes pour y arriver…A chaque options du choix ses plus et ses moins….Les usagers de HOP!, eux, ce qu’ils demandent avant tout, c’est que cette compagnie vole en temps et en heure comme prevu!!! Le reste,pour eux, c’est de la cuisine interne à l’entreprise, dont Apres tout,ils se fichent un peu!!!

  3. Ralph
    Publié le 28 avril 2015

    Je suis un peu pommé, on aura donc 4 versions de Hop! ?
    Air France, Airlinair, Brit Air et Régional ?

  4. Airbid
    Publié le 28 avril 2015

    on se félicite et on se contredit en famille, pendant ce temps la terre continue de tourner. Cela dit, la première phrase du second paragraphe de cet article est mal rédigée, on peut comprendre que
    Lille est le centre de l’activité de Hop.!

  5. rantanplan
    Publié le 28 avril 2015

    Synergie ? Un nuage de fumée pour cacher l’inéluctable qu’est la fusion sous une nouvelle identité commerciale, seule solution pour éviter la disparition a terme de Régional, Brit Air et Airliner ainsi que leurs propres filiales (Chalair etc…).
    La flotte est disparate entre 3 avionneurs et 8 types d’avions. Il y a dans ces appareils des « sous groupes » qui ne nécessitent pas les mêmes qualifs de base (on ne passe pas directement d’un ER4 à un E90, ni d’un CR1 à un CRK, ils ne sont pas de la même génération….)
    Tout le PNT/PNC de réserve est multiplié par 3, assistance au sol et maintenance idem.
    Pour l’éventuelle négociation de nouveaux appareils (soit une centaine au total) Airliner possède 23 ATR, Brit Air 35 Canadair et Régional 43 Embraer: Là aussi, il est impératif de rationaliser avec des modules de 30 à 110 pax issus de 2 constructeurs au maximum et possédant une avionique compatible, ceci afin d’optimiser les coûts de maintenance, de formation et bien sur d’achat (ou de location)
    Enfin, quid de l’arrivée des Airbus AF chez HOP??? On ne va quand même pas créer une nouvelle société baptisée AFHOP, HOPAF ou je ne sais quoi avec des statuts différents, des salaires différents, une logistique différente…..
    C’est un merdier ans nom ou chacun tire pour l’instant la couverture de son coté, un mal bien Français
    Nous pouvons prendre éventuellement pour exemple les USA (genre AA et AA EAGLE) ou une Major englobe tout type de courrier, du S20 au 380, mais il faudrait pour cela qu’AF génère des résultats, ce qui n’est pas le cas….

    • lemeilleurtarrifauboutduclic - 28 avril 2015 à 10 h 21 min
      lemeilleurtarrifauboutduclic
      Publié le 28 avril 2015

      Aux US, les fusions se font à marche forcée et le résultat ce sont des des profits records !! alors qu’ils étaient à la quasi faillite avant!
      Donc Embraer ou bombardier, il faut choisir.
      On devrait créer une compagnie pour le court/moyen et le reste pour le long courrier.
      Tout Transavia pour ce qui n’est pas le long courrier et Basta! Simple! Pas 36 compagnies non-rentables !

      • Père Denis
        Publié le 28 avril 2015

        Ce que vous dites n’est pas vraiment exacte:
        Ce qui se fait à  » marchés forcées » ce ne sont pas les fusions,mais les changements au sein d’une même entreprise quand elle se place sous le régime des faillites ( dit chanter 11, un systeme qui n’existe pas dans le droit francais,ni europeen d’ailleurs.) Çette marche forcée s’explique parceque on ne peut rester indéfiniment sous le chap.11 et qu’il y a une date butoir pour l’entreprise soit en ressortir et vivre une nouvelle vie,soit etre liquidée et disparaître…et pendant ce temps toutes les decisions doivent être approuvée par le juge…
        Pour ce qui est des fusions,le temps est bien aussi long que chez nous,et il a fallu plusieurs Annees entre Delta et Northwest..et tout n’est même pas encore fini! Idem entre United/Continental et American/US Air…qui elles non plus ne sont pas encore totalement finalisées en tous les domaines…

    • Publié le 28 avril 2015

      Airliner n’existe pas, Airlinair oui! (tout comme RENTENPLENT). Chalair et autres (Twinjet) ne sont pas des filiales mais des clients sous-traitants. Que d’approximations dans vos commentaires « éclairés »…..

  6. Publié le 28 avril 2015

    problème de semantique! C’est une fusion par petite touche

    • Pipoca
      Publié le 28 avril 2015

      @guil
      Si désormais la sémantique s’implique ..
      La France est réfractaire à tt changement; l’évolution est une maladie que l’on écarte quitte à y perdre. Edifiant quand par ailleurs, ce pays est capable de créer le meilleur.

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