L’A380 de China Southern à Chengdu après Amsterdam

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La compagnie aérienne China Southern Airlines déploiera cet été tous les jours entre Pékin et Chengdu un Airbus A380, le superjumbo devant déjà s’envoler samedi vers Amsterdam.

A partir du 1er juillet 2015, une des cinq rotations quotidiennes de la compagnie chinoise entre Pékin et l’aéroport de Chengdu-Shuangliu sera opérée en A380 : son départ de la capitale est programmé à 11h10 (arrivée 14h20) avec retour à 16h50 (arrivée 19h40). China Southern Airlines est en concurrence sur cet axe avec Air China, China United Airlines (filiale de China Eastern), Hainan Airlines et Sichuan Airlines. Il s’agira de la quatrième ligne intérieure desservie par l’un de ses cinq A380, configurés pour accueillir 8 passagers en Première classe, 70 en classe Affaires et 428 en classe Economie (506 sièges au total), après celles reliant Pékin à Guangzhou, Kunming et Shenzhen.

Les règles de l’aviation civile chinoise font que la compagnie de l’alliance SkyTeam n’a toujours pas le choix d’envoyer ses superjumbos là où elle le souhaite : leur seule route intercontinentale opérée toute l’année est celle rentre Guangzhou et Los Angeles. On rappellera toutefois qu’une première destination européenne, Amsterdam-Schiphol, accueillera l’A380 samedi prochain : il décollera alors tous les jours de Pékin à 0h50 pour arriver à 5h40, le vol retour quittant les Pays-Bas à 14h50 pour atterrir le lendemain à 6h15 (une rotation aujourd’hui effectuée en A330-300). China Southern Airlines partage ses codes avec KLM sur la route Pékin – Amsterdam, sans autre concurrence. Hors de Chine et de Californie, seules Sydney et Auckland ont également accueilli ses vols commerciaux en superjumbo.

On rappellera que China Southern Airlines a transporté l’année dernière 100,76 millions de passagers, en hausse de +9,8% par rapport à 2013, avec une flotte de 612 avions.

http://www.air-journal.fr/2015-06-17-la380-de-china-southern-a-chengdu-apres-amsterdam-5145764.html

Commentaire(s)

  1. Pere Denis
    Publié le 17 juin 2015

     » Les règles de l’aviation civile chinoise » font que cette compagnie est bloquée dans l’utilisation des 380 dans et hors de Chine pour ne pas gêner Air China qui n’en a ni en exploitation,ni en commande…Il y a fort à parier que « les règles de l’aviation civile chinoise » continueront à être restrictives encore pas mal de temps…

    Elles ont le même effet d’aubaine pour certains que celles qui, jadis, coté USA, empêchaient Concorde de se poser à New York….bonne pomme,les règles,non?

    • +1000
      La « régulation » chinoise est l’une des plus rigides qui soit.
      C’est la même qui fait patienter AF pour son A380 sur Pekin, qui restreint Emirates et Etihad à 3 destinations… Curieusement, Les gulfsisters sont moins vindicatives qu’auprès de l’UE et des USA…

      • Pépère
        Publié le 17 juin 2015

        Moins vindicatives, sans aucun doute.. Chacun craint de perdre l’accès à un tel marché. on ne parle pas ici de libéralisme de façade tel que revendiqué par les GS.

        • J'me marre
          Publié le 17 juin 2015

          Oui,la crainte d’avoir encore moins d’accès au marche chinois qu’aujourd’hui en cas de  » réaction negative » des autorités chinoises à leurs pressions fait que les 3 GSISTERS préfèrent s’abstenir de toute pression là bas et se contenter de ce qu’elles ont deja….
          Position diamétralement opposée à la  » liberté d’accès au marche » qu’elles prônent envers l’Europe…
          Une conclusion possible de ce constat: Si les Européens se montraient aussi fermes que les chinois encres ces 3 GSISTERS, celles ci se montreraient aussi comprehensives qu’avec les Chinois….
          Par soucis d’objectivité,il faut aussi dire que la meme  » philosophie libérale à géométrie variable » est entendue dans la bouche de BA…qui ne moufte rien face aux Chinois quand par ailleurs elle prône une concurrence totale ailleurs……

    • Jean Gabriel
      Publié le 18 juin 2015

      Vous pouvez expliquer un peu plus le conflit avec Air China ? Merci

      • Aulongcourt
        Publié le 18 juin 2015

        A l’image du gigantesque conglomérat sovietique  » Aeroflot », Jusque vers la fin des Annees 1980 le monde aeronautique chinois etait organise autour d’une seule et unique administration qui s’occupait de tout ce qui touchait de près,de loin,voire de très loin a l’aviation civile,la CAAC: Civil Aviation Administration of China ( je crois…) …ce nom etait aussi celui du seul transporteur aerien…Puis vint le temps de l’ouverture économique interne…mais  » interne!!! » Et de nombreuses compagnies ont été créées ici ou là sous l’impulsion des régions/villes… qui récurent du gouvernement des pouvoirs décisionnaires locaux en plusieurs domaines dont celui des transports..A cette époque seule la CAAC conservait le droit d’effectuer des lignes internationales au nom de la Chine,et pour 99% d’entre elles seulement au départ de Pékin….
        Vers 2000, le gouvernement central a trouvé que le développement de dizaines de compagnies aériennes +/- grosses et aux santés financières diverses etait anarchique et que la concurrence entre elles étaient financierement ruineuses…il a alors décide en 2002 de faire des regroupement autour de 3 acteurs majeurs,l’un centre sur Beijing (Pékin),un autre sur Shanghai et un troisième sur Ghuangzou ( Anciennement Canton) et la CAAC ne devint qu’une administration…la compagnie aérienne CAAC fut rebaptisée Air China ,basée à Pékin et toujours en charges des lignes internationales du pays..mais les 2 autres développèrent leurs réseaux et obtinrent de pouvoir effectuer quelques lignes internationales depuis leurs bases….il se trouve qu’en terme de business pur les régions de Shanghai et Canton se sont développées beaucoup plus rapidement que celle de Pékin…et idem pour les compagnies qui y étaient basees,d’autant que les autorités locales ont dans ces régions toujours laissé plus d’autonomie aux entreprises en pointe que dans la région de Pékin ou l’administration centrale est beaucoup plus présente et tatillonne…Air China s’est donc retrouvée plus entravée que les 2 autres (China Eastern à Shanghai et China Southern a Canton), qui du coup fortes de leurs succès ont réclamé et réclame toujours plus de droits à desservir des lignes internationales de manière moins contrôlée par le gouvernement central…ce que celui refusé en grande partie,toujours soucieux de conserver à Air China la symbolique de représentation des lignes aeriennes chinoises…Il faut savoir que les compagnies aériennes chinoises n’achètent pas leurs avions directement à un constructeur mais passent par une sorte de  » centrale d’achat aeronautique chinoise » qui achète elle auprès des constructeurs,negocie les termes et conditions et ré dispatche les avions acquis aux diverses compagnies,en fonction des demandes des compagnies,mais aussi de  » diverses règles de l’aviation civile chinoise »…( les revoilà!!!)
        Bien sur les variations de l’intensité des forces politiques relatives en présence entre État central, pouvoirs régionaux,villes….etc….les faiblesses ou puissances ,les conflits idéologiques et ou de personnes,( on est loin de la gestion d’une compagnie aérienne,la!!): tout ça influe sur  » la marche des Affaires » et les compagnies obtiennent ou pas selon les époques, ce qu’elles demandent ,tant au niveau des appareils que des droits de traffic….Songez que chaque vol ( destination,fréquence,taille du module utiles,politique tarifaire…) doit être  » approuve » par une ou plusieurs autorités …et chaque modification envisagée doit aussi être approuvée prealablement…
        Bref,diriger une compagnie aérienne chez nous,en comparaison,c’est suivre un long fleuve tranquille!!!!

  2. Publié le 17 juin 2015

    C’est surtout que les cies du golf n’achètent pas 200 avions chinois et donc pas de grands moyens de pression, alors qu’en europe et usa, si…

  3. Erik de Nice
    Publié le 17 juin 2015

    En même temps, l’utilisation d’un 380 sur le Marché intérieur dans un tel pays est tout à fait pertinente..
    La Chine est un pays d’un Milliard et demi d’habitants et les Chinois se déplacent beaucoup plus à l’intérieur de leur pays, voir en Asie, qu’en Europe ou en Amérique du Nord et du Sud..

    • …sauf que sur les routes intérieures, les compagnies chinoises cherchent plus à augmenter la fréquence que la taille des modules.
      Sur PEK-CAN (env 3h de vol), CS préférerait 2 créneaux avec des modules de 250 pax que 1 rotation avec 500 pax, toujours plus difficile à remplir.

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