Bosnie: B&H Airlines, c’est fini

air-journal_B&H Airlines 72-200c

La compagnie aérienne B&H Airlines a été déclarée en faillite par le gouvernement de Bosnie Herzégovine, dix ans après être née des cendres d’Air Bosna.

Plombée par des pertes de 16 millions d’euros et n’ayant pas payé ses employés depuis plusieurs mois, la compagnie nationale bosniaque basée à l’aéroport de Sarajevo a été contrainte de se déclarer en faillite par son unique actionnaire, l’état. Son AOC a été officiellement suspendue pour 90 jours le 2 juillet 2015. Les opérations régulières avaient déjà été arrêtées le 11 juin dernier, suivi par la perte de son dernier contrat de charter en Italie selon ch-aviation. Le premier ministre Fadil Novalic a parlé dans la presse locale d’une situation financière « intenable » alors que l’état ne dispose que du sixième de la somme nécessaire pour éponger les dettes de B&H Airlines ; elle « ne revolera pas » sauf si quelqu’un a suffisamment d’argent pour rembourser ses dettes, ou si les créanciers jettent l’éponge. Parmi ceux-ci figurent l’aéroport de la capitale (3,5 millions d’euros) et la société HETA Asset Resolution qui avait loué à la compagnie ses deux ATR 72-200 (7,5 millions d’euros) ; le reste de la dette est due entre autres à la sécurité sociale du pays.

Au printemps, B&H Airlines proposait encore des vols vers Belgrade, Banja Luka, Copenhague, Istanbul et Zurich. Elle avait été relancée en 2005 après la fermeture pendant deux ans d’Air Bosna, elle-même fondée en 1994 ; 49% de son capital avait été vendu à Turkish Airlines en 2008, avant que le gouvernement ne récupère ses parts en 2012. Et B&H Airlines avait déjà été obligée de suspendre ses opérations début 2013, en raison de l’accumulation de ces dettes. Sa disparation « n’est pas la fin du monde », expliquait la semaine dernière le ministre des transports.

http://www.air-journal.fr/2015-07-07-bosnie-bh-airlines-cest-fini-5146857.html

Commentaire(s)

  1. Intenable est le mot. Comment, dans le contexte aérien actuel, une Cie de cette dimension, ne pouvant se (ré)déployer dans un espace tel l’UE a-t-elle la moindre chance de survie?
    Le plus sage est effectivement d’arrêter l’hémorragie, et encourager les Cies des pays voisins à desservir la BIH.

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