DGAC : portrait des passagers dans les aéroports français

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La Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) a publié les résultats de son enquête annuelle sur le profil des passagers dans les aéroports français : ce sont surtout des hommes, ils voyagent en majorité seuls et réservent leur billet d’avion en moyenne plus de 45 jours à l’avance.

L’enquête 2014-2015 de la DGAC a été réalisée auprès de plus de 43.500 passagers aériens dans les salles d’embarquement de 15 aéroports de la métropole, en trois vagues. Parmi les résultats de son enquête, elle note que ces passagers sont en courte majorité des hommes (54%), qu’ils ont pour 65% d’entre eux entre 26 et 55 ans. Les voyageurs sont pour plus de la moitié, de nationalité française, mais les résidents de l’Union Européenne (hors France) constituent au moins 16% des passagers. Ils réservent leurs billets en moyenne plus de 45 jours à l’avance, et voyagent majoritairement seuls (dans 57% des cas).

Le transport aérien commercial a, en France, une clientèle qui voyage majoritairement pour des motifs de loisirs (vacances, achats, évènements sportifs ou culturels : 43%) ; les motifs professionnels comme les voyages d’affaires représentent 28% des trajets. De fait, 66% des passagers ont payé eux-mêmes leur billet (dans 21% des cas, c’est leur entreprise). De plus, si trois voyageurs sur 10 adhérent à un programme de fidélité, peu de billets d’avion semblent achetés avec des points fidélité (6%). La durée moyenne des séjours des passagers enquêtés est de 20 jours, avec une dépense moyenne de 1186€ par séjour.

L’enquête fournit également de nombreuses informations sur l’utilisation des aéroports français : les principaux modes d’accès à l’aéroport sont la voiture (42% dont 28% en mode dépose) et les transports en commun (28%). Deux modes d’enregistrement coexistent : internet (44%) et le comptoir de la compagnie (43%), encore très utilisé notamment car, dans 68% des cas, des bagages ont été enregistrés. Enfin, 23% des voyageurs sont en correspondance dans l’aéroport, avec de grandes disparités entre les aéroports concernés.

Vous pouvez consulter l’intégralité de l’Enquête Nationale des Passagers Aériens (ENPA) 2014-2015.

http://www.air-journal.fr/2015-11-04-dgac-portrait-des-passagers-dans-les-aeroports-francais-5153034.html

Commentaire(s)

  1. Filoustyle

    Les profils des voyageurs français dans les aéroports régionaux sont en général pris en otages par cette même DGAC qui refuse d’octroyer des slots aux compagnies étrangères désireuses d’ouvrir des lignes internationales de ces mêmes aéroports régionaux voilà à quoi il ressemble le passager français pris en otage par airfrance et ADP aussi

    • Boeing 777-300ER

      Ouvrir le ciel français aux compagnies subventionnées, ça s’appelle de l’apologie à la concurrence déloyale.

      • Dire des conneries, ça mérite de se taire.
        Si on bloque des compagnies, on leur fait de la concurrence déloyale vu qu’on se réserve un monopole sur les lignes vers leurs pays. C’est à AF d’arriver à se démerder pour les concurrencer, les autres legacies européennes et américaines y arrivent très bien. Je trouve même inacceptable de bloquer ces compagnies, le R-U ne les bloque pas et son secteur aérien se porte très bien.

  2. Il est clair que:
    1/ les passagers empruntent encore en trop grand nombre la voiture pour se rendre aux aéroports (normal, les dessertes des aéroports parisiens par le rail sont probablement les plus mauvaises qui existent, et cela n’est pas près de s’améliorer dans les 10 prochaines années).
    2/ Avec une durée moyenne des séjours des passagers enquêtés de 20 jours, et une dépense moyenne de 1186€ par séjour », ça ne fait pas gras par jour: 59€/jour….
    3/ 43% des passagers enregistrant au comptoir. Même si ces derniers ont des bagages de soute, c’est encore énorme. Ce qui prouve que beaucoup reste à faire pour éviter cette étape. La dépose bagage automatique devrait être beaucoup plus généralisée. Il y a du boulot…
    4/ 23% de passagers en correspondance. Pour le premier hub d’Europe continental, c’est « passable », et c’est d’ailleurs un chiffre en baisse… là aussi il y a du boulot. Il est vrai que lorsqu’on est déjà passé du 2G à un autre terminal de CDG, on a juste une envie, ne plus jamais transiter par cette plate-forme. C’est l’assurance de rater sa correspondance (et en prime de perdre son bagage), et de mener un véritable chemin du combattant pour rejoindre son prochain vol. Never again!

    • @Sonia: vous préférez peut être la dépose automatique des bagages mais ce n’est pas le cas de nombreux passagers qui ne souhaitent pas cette façon de faire pour diverses raisons (et certainement pas par peur de la technique) mais dont une principale est de vouloir parler a une personne et non pas a un machine et il n’y a rien de mal a cela, tout au contraire: ça permet a l’aéroport de rester humain et indirectement de préserver les emplois !!!

    • Boeing 777-300ER

      La correspondance depuis le terminal 2G vers les autres terminaux est effectivement très laborieuse !
      En ce qui concerne le taux de passagers en correspondance, c’est tout à fait normal. Paris est avec Londres la ville la plus visitée du monde et de ce fait, le trafic point-à-point à FRA, Amsterdam ou Madrid est ridicule comparé à Paris ou Londres. Car 50 % du chiffre d’affaire d’Air France provient des passagers en correspondance, certes moins élevé que chez LH ou KLM mais qui offre à Air France une robustesse plus importante que ses concurrentes. On ne peut reprocher à CDG que le surdimensionnement des terminaux AF comparés à l’exiguïté des Terminaux 2ABCD et du terminal 1 ainsi que le manque de transport doux de qualité vers Paris et sa proche banlieue.

  3. juju

    il y a beaucoup d’infos sur cette enquête .
    A Toulouse , le tramway arrive au pied de l’aérogare , donc forcément un sacré plus par rapport aux aéroports parisien !
    Pour ma part je souhaite utiliser le plus longtemps possible un enregistrement avec dépose des bagages de soutes à un comptoir et cette enquête confirme que je ne suis pas le seul .
    Pour ce qui est d’une correspondance avec bagages à CDG , en dessous de 2 heures de transit , c’est pas la peine d’essayer .
    Ensuite , je constate que les classes dites bétaillères sont encore à la mode et ce malgré le mépris que les compagnies affichent par rapport aux pax qui les empruntent …
    On peut aussi voir que la « province  » ne semble pas très emballée par les hubs si chers aux compagnies .
    Pour ma part le transport aérien ne me fait plus réver , on s’éloigne de plus en plus de l’aspect « voyage » qui lui me faisait réver ..

    • un plus de 3000 h de vol - 4 novembre 2015 à 14 h 43 min
      un plus de 3000 h de vol

      +1000000
      Le transport aérien me fait également de moins en moins rêver , bientôt en plus de l’enregistrement et l’impression de sa carte d’embarquement sur internet , de la pesée personnelle de son bagage et de l’impression du code barre , on abaissera son strapontin dans l’avion (comme dans la salle de cinéma de mon enfance !)(pour gagner quelque cm de pitch supplémentaire ) dans la bétaillère et on sortira son repas tiré des sacs pour grignoter sous le regard de personnels de cabine désoeuvrés……Tant qu’on ne me demande pas en plus de piloter ….j’ai malheureusement passé l’age!!!

      • Qui de nos jours rêve encore de prendre l’avion??? Ceux probablement qui ne le prenne jamais… C’est un mode de transport collectif, pour ne pas dire de masse qui a littéralement perdu tout son charme et qui est devenu « épuisant ». Une succession de ruptures de charge et d’attentes toutes plus pénibles les unes que les autres. Atteindre l’aéroport (que ce soit en voiture sur une autoroute sur-bondée, en car ou en train) est déjà une plaie. Puis continuent les successions d’attentes. Attentes au premier contrôle des bagages (en entrant dans l’aérogare comme c’est le cas dans certains aéroports, ex: Istanbul), attente pour l’enregistrement des bagages, attente pour un nouveau contrôle des bagages, attente pour un contrôle d’identité, attente dans une salle bruyante (ou au mieux dans un salon), puis re-attente pour embarquer, puis re-attente dans la passerelle, puis re-attente dans le couloir de l’avion (en attendant que le pèquenot du coin arrive à tasser son manteau dans le rack), puis re-attente pour partir, puis sur le taxi-way, puis attente interminable dans un fauteuil inconfortable pendant des heures dans un espace vicié et bruyant, puis attente pour aller aux toilettes (généralement très sales), puis attente pour avoir un verre d’eau et un mauvais plateau repas (qu’il ne vous viendrait jamais à l’idée d’acheter dans d’autres conditions au sol), puis attente en approche, quand on n’a pas à attendre encore plus pour un creneau d’atterrissage, puis attente pour atteindre le poste de stationnement, attente pour que la passerelle télescopique soit dûment fixée à l’appareil, puis re-attente pour l’ouverture des portes (généralement une seule pour 300 passagers), puis attente dans la passerelle pour un contrôle inopiné des passeports, puis attente pour un re-contrôle des passeports, puis attente (interminable, sauf si les attentes précédentes ont elles aussi été interminables) pour récupérer ses bagages, attente dans la file des taxis, attente pour s’extirper de l’aérogare dans les embouteillages qui environnent la plate-forme, et attente sur l’autoroute bondée (la A1 est un enfer) pour rejoindre son domicile… Alors certes, quand on prend l’avion 1 fois dans l’année on trouve ça « drôle » et dépaysant et on la temps d’aller comparer la couleur du PQ dans l’avion et l’inclinaison du siège inconfortable qui nous est loué pour quelques heures, mais quand on prend l’avion toutes les semaines pour raisons professionnelles comme moi, depuis plus de 25, sous toutes les latitudes, dans toutes les classes, sur tous les types d’appareil (du Concorde à la Caravelle en passant pour les Tupolev ou le dernier 787) sur toutes les compagnies aériennes de la planète… ET BIEN JE VOUS DIT ET VOUS CONFIRME QUE LE VOYAGE AERIEN N’EST PAS UNE SINECURE, C’EST UNE EPREUVE PHYSIQUE, VOIRE PSYCHOLOGIQUE qui est usante et dont les conditions se dégradent d’années en années…. Que ceux qui voyagent (réellement pas les « voyageurs gogos du dimanche ») témoignent, et ils vous diront TOUS sans exception la même chose. Un voyageur très fréquent qui a engranger plusieurs millions de miles sur les trois alliances… probablement en cumulé plus de 10 millions (et qui les donne à ses amis et sa famille, tellement il en a mare de voyager en avions) 🙂

        • Entièrement vrai… et actuellement, compte tenu de la croissance dans ce secteur et de la nécessité toujours plus grande de faire des bénéfices, ce mode de transport sera de plus en plus inconfortable, les avions de plus en plus « densifiés » comme d’ailleurs les aéroports…. ça promet!

  4. François

    « les principaux modes d’accès à l’aéroport sont la voiture (42% dont 28% en mode dépose) et les transports en commun (28%) »
    Cela confirme bien que les désertes par transports en commun de la plupart des aéroport Français, et en particulier Paris,sont inadaptées comparé aux aéroports d’autres pays européens.
    Pourquoi ne sait-on (ou ne veut-on) pas développer des désertes efficace par transport en commun en France? incompétence ? Lobbies ?
    Qu’on ne dise pas que ce ne serait pas rentable car une offre adaptée entrainerait automatiquement une bonne fréquentation .
    Ah, mais il est vrai que les parkings sont aussi très rentables pour les exploitants des aéroports…

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