Swiss supprime quatre routes européennes

air-journal_Swiss A320neo

La compagnie aérienne Swiss International Airlines supprimera au printemps trois liaisons à Genève, vers Belgrade, Sarajevo et Copenhague, et une autre entre Zurich et Helsinki.

La compagnie nationale suisse opèrera le 16 avril 2016 ses derniers vols entre sa base à Genève-Cointrin et les aéroports de Belgrade-Nikola Tesla et Sarajevo, des routes proposées une fois par semaine en hiver et deux en été – la seule concurrence venant de la low cost easyJet sur la ligne vers la capitale de Serbie. Les deux villes resteront desservies au départ de Zurich. EX-YU Aviation rappelle que ces suppressions ou suspensions de routes font suite à celles de l’axe Zurich – Ljubljana en janvier, neuf mois après son inauguration, et du Zurich – Podgorica qui ne sera pas reconduit cet été. L’expansion de Swiss dans les Balkans avait été rapide en 2015, avec six nouvelles routes lancées au départ des deux aéroports ; le Genève – Skopje et le Zurich – Zagreb ne sont pas affectés.

L’Europe du nord subit également les ajustements de programme de la compagnie de Star Alliance : Copenhague ne sera plus desservie au départ de Genève dès le 17 avril (cinq rotations hebdomadaires face à la concurrence d’easyJet et de SAS Scandinavian Airlines, partenaire d’alliance de Swiss). Swiss a déjà annoncé l’abandon des vols vers Oslo et Göteborg au départ de Cointrin. Le Zurich – Helsinki-Vantaa sera arrêté le 30 avril (4 vols par semaine face à Finnair), subissant donc le même sort que Riga.

La compagnie suisse n’a plus qu’une nouveauté régionale prévue cette année à Genève, Lamezia-Terme, et une autre à Zurich, Alicante. Selon AirlineRoute, un Genève – Munich devrait également voir le jour le 4 avril, avec quatre rotations quotidiennes en A319 ou RJ100.

http://www.air-journal.fr/2016-03-07-swiss-supprime-quatre-routes-europeennes-5159135.html

Commentaire(s)

  1. serge.gva
    Publié le 7 mars 2016

    Swiss cherche toujours une stratégie pour lutter contre Easyjet depuis Genève, en vain… Un tarif Economy Light (sans bagage en soute) et la densification de ses A320 (180 sièges!) n’y a pas suffi.
    Sans une certaine décision de 1996, elle n’en serait pas là…

  2. Fred
    Publié le 7 mars 2016

    Est-ce que qqn sait quelles seront les routes avec des fréquences supplémentaires ?

  3. Publié le 11 mars 2016

    Je ne vois absolument pas le rapport avec l’abandon de GVA par SR? Le monde de l’aérien a énormément changé en 20 ans. Maintenir deux hubs internationaux distant de 200 kilomètres dans un pays de 8 millions d’habitants et une aberration économique. Les vols auraient de toute façon été rapatriés sur ZRH avec ou sans SR. Il faut faire votre deuil, ça serait le moment.
    Le problème aujourd’hui est peut-être une faiblesse de LX dans sa communication, car bien souvent et de plus en plus, elle est aussi bon marché que Easyjet, voir moins chère, pour un service bien meilleur. Le problème c’est que la majorité des touristes ne se renseignent pas ou mal…la compagnie orange low-cost pour touristes de troisième zone est forcément moins chère et ils ne vérifient même pas…c’est dommage.

  4. serge.gva

    Le rapport avec l’abandon de GVA par SR est évident: depuis 1996, Swissair, puis Swiss, n’a cessé de perdre des parts de marché à Genève sur les vols court-courrier. Elle a tenté une reconquête ces dernières années avec le retour de nombreuses destinations européennes (à basse fréquence), conjointement au lancement du tarif Economy Light en avant-première depuis Genève.
    Cette stratégie a échoué, pourquoi? En partie parce que la compagnie a totalement perdu son image de marque en Suisse romande depuis 1996. Et le deuil ne se fera jamais: Swissair était un symbole d’union nationale, et ce symbole est perdu. Du fait cette particularité de la Suisse, le maintien de deux hubs était essentiel, ce que vous n’avez pas l’air de réaliser.

    Ensuite, non, les vols n’auraient pas de toute façon été rapatriés sur ZRH avec ou sans SR. C’est parfaitement faux. Cette décision a été prise par le staff de Swissair à une époque où la compagnie était 100% zuricho-centrée et prenait des décisions stratégiquement discutables (Qualifliyer group, stratégie du chasseur…), qui se sont avérées être des désastres économiques. L’abandon de GVA et le retrait de lignes qui, chiffres à l’appui, étaient parfaitement profitables, était une aberration.

    Maintenir deux hubs internationaux distant de 200 kilomètres dans un pays de 8 millions d’habitants serait une aberration économique? Faux encore (au passage, c’est 300 km plutôt que 200). Le monde de l’aérien a changé. La stratégie du hub unique est en perte de vitesse, en témoigne le nombre croissant de liaisons point à point, facilitées par les performances économes des nouveaux appareils (787) et des anciens améliorés (A330). A tel point que même les compagnies traditionnelles lancent des low-cost à partir d’aéroports qui ne sont pas/n’étaient plus des hubs, à commencer par LH avec LH City Line. Et ce n’est que le début du processus. Norwegian est en train de réussir son parti sur le Low Cost Long Courrier. AirAsia pourrait s’y remettre sous peu avec ses A350…
    Même dans les autres pays, je pense que le modèle du hub unique a vécu. A fortiori, dans un pays comme la Suisse, ce modèle est une erreur, et les chiffres l’ont prouvé: le nombre de Romands qui partent de GVA et volent avec Swiss via Zurich n’a JAMAIS décollé. La clientèle s’est tournée vers les offres des autres compagnies, via CDG, LHR, AMS, IST, DUB, DOH, ABU, etc.

    Enfin, il est faux de dire que Swiss est « souvent et de plus en plus » meilleur marché qu’Easyjet. Elle se rapproche, certes, mais même à classe tarifaire égale (Economy light vs Easyjet), elle ne la bat que rarement.

Laisser un commentaire

Connexion avec Twitter